Des écritures à la philosophie divine ou le changement de civilisation

Des écritures à la philosophie divine ou le changement de civilisation

Dernières modifications le 11 avril 2013·11 minutes de lecture

La civilisation que nous quittons a été marquée par l’influence des trois Livres. Leur transmission s’est effectuée sur une période de près de 2000 ans et 1400 ans après la clôture de ce cycle bon nombre de croyants suivent encore scrupuleusement les enseignements dispensés. En Europe, la foi connaît une crise majeure, en quel

ques décennies la chrétienté a été écartée par les populations. Les dogmes ne font pas le poids face à la philosophie moderne. Une sorte de nouvelle “religion” s’est imposée à la majorité, emprunte de science, de philosophie, d’humanisme, de toutes les valeurs jugées comme positives par la société moderne et de toutes sortes de pensées issues des monothéismes et autres “religions”. La partie législative, quant à elle, est assuré par le code civil élaboré par des parlementaires censés être la représentation de la population. En gros, nous assistons à une séparation entre droits et devoirs. A chacun est confié la tâche de se construire à l’aide de ces outils.
La spiritualité est devenue une sorte de supermarché où chacun vient chercher ce dont il a besoin. Ce n’est plus l’individu qui travaille sur lui-même, mais c’est la spiritualité qui s’adapte à l’humanité.
Mon trait est volontairement grossier. Vouloir se lancer dans une analyse profonde du rapport de l’homme avec l’esprit me parait être une entreprise bien trop vaste.
L’humanité est, en réalité, en crise. Elle est dans une situation critique, où beaucoup se sentent perdus, parce qu’elle est sur le point de vivre un changement majeur. Il n’y a rien de bien original dans mes propos, n’importe qui peut ressentir ce phénomène.
Si certains adoptent une position catastrophiste en y voyant une sorte de fin de la civilisation, j’y vois au contraire le résultat d’une évolution normale.
L’humanité n’est pas en crise divine Bien au contraire. Tout ce qui arrive en ce moment est totalement voulu par “Dieu”.
Lors de ma prise de conscience, il y a de cela un plus d’un an, j’avais ressenti le besoin de comparer l’humanité a un enfant. Cette analogie, aisément compréhensible pour tout le monde me semble illustrer parfaitement le rapport entre le divin et nous.
Cette période apocalyptique est la phase ultime de l’humanité pour acquérir le statut d’adulte et se gérer par elle-même en toute maturité. Le dernier soubresaut de l’enfance. Ce genre de passage ne se fait jamais facilement.
La chenille va se transformer en papillon.
Bien sûr, au niveau du déroulement de l’action, il faut replacer cela dans le contexte global. Nous comprenons alors que ce basculement ne peut survenir en un temps trop court. Il serait hasardeux de vouloir déterminer une période et de la borner avec des dates. Nous n’avons pas le recul de l’histoire. Nos descendants, dans plusieurs centaines d’années, le pourront peut-être.
L’ère qui s’achève a dont été celle du Livre. L’ère à venir, sera, à mon avis, l’ère de la compréhension de la philosophie de la Révélation. Nous passons de la compréhension des écrits à la compréhension de l’Esprit qui a écrit. Nous élevons notre conscience à un niveau supérieur.
Loin de moi l’idée de partir dans un grand raisonnement philosophique, je vais tout simplement vous exposer le déroulé de la transmission de la Révélation.

En gardant en tête l’analogie du rapport de parent à enfant qu’a “Dieu” avec l’humanité, comprenons le cahier des charges divin.
De toutes les espèces vivant sur terre, l’homme a été choisi par “Dieu” pour ses capacités moteurs et intellectuelles pour recevoir son Souffle. L’évolution sur terre a toujours obéit aux lois de la nature, et c’est toujours le temps qui modèle les caractéristiques d’une espèce au fur et à mesure des générations. Cela prend des milliers d’années avant d’arriver à la perfection. Il est donc tout à fait normal que la tâche de faire de l’homme le successeur de “Dieu” sur terre soit un processus qui prennent aussi des milliers d’années.
Il est nécessaire de comprendre que tout ceci n’a rien de miraculeux, il n’y a au fond rien de plus rationnel que “Dieu” en tant qu’intelligence supérieure. Mais c’est un autre sujet, dont j’ai déjà débattu. C’est donc bien par des processus obéissant aux lois de la physique que la transmission du savoir s’opère entre “Dieu” et nous. Le prophète est une personne normale choisie pour telle ou telle capacité qui lui est propre et dont la vie va être modelée par une suite de “hasards”. Cette suite de “hasards” est la seule et unique manifestation de “Dieu” sur terre. Ce qu’on appelle l’Esprit saint est en réalité un flux d’information qui relie en permanence chaque entité vivante à son créateur. Personnifier l’Esprit saint, c’est un peu comme personnifier l’air que nous respirons pour donner une image simple.
Comment Muhammad a t-il donc pu recevoir à la lettre près le Coran? Je n’en ai aucune idée, et je ne sais pas si un jour nous saurons la Vérité. Cela ne me dérange pas de ne pas savoir, puisque de toute façon la connaissance de ce qu’est en réalité “Dieu” nous échappe encore plus. J’imagine qu’il n’y a eu aucune magie.
De même, un matin vers 5h, je me suis réveillé avec la furieuse envie d’écrire sur des sujets existentiels. Je n’ai jamais vraiment lu et mes seuls exploits littéraires étaient des histoires dont vous êtes le héros inachevées dans les années 90. Cette envie ne m’a pas quitté et j’ai continué à me réveiller tous les matins habités par cette même envie. Ensuite, il m’a fallu étudier puis comprendre pour élever ma pensée.
J’ai vécu des miracles, mais ils étaient tous humains et fruits de ce fameux “hasard”.
Mon plus gros travail a été d’accepter ce qui m’arrivait.
Je ne suis pas un guerrier, ni un leader charismatique. Je ne suis pas un homme politique ou un économiste. J’ai été un scientifique par contrainte. Je suis un artiste sans réelle volonté de me démarquer. Je ne suis pas un réel besogneux, ni un manuel.
Mon réel talent est mon intuition. Je ressens les choses et les gens. Mon travail est donc de ressentir “Dieu” est d’expliquer sa nature et notre relation avec Lui. A force d’écrire, je parviens à vous transmettre au mieux mon ressenti.
Voilà, c’est tout. Ne soyez pas déçus!

Laissez-moi donc vous raconter l’histoire des Livres.
Tout commence par Abraham, il est le premier à saisir l’idée d’un dieu unique. Il est donc seul et nous sommes il y a environ 4000 ans. L’objectif est donc de passer d’un homme seul à la totalité de la population actuelle: 7 milliards d’individus. Tout cela en 4000 ans.
Pour réaliser cet exploit, il est essentiel de comprendre que “Dieu” met à profit nos erreurs et nos faiblesses. Nous devons y arriver par nous-mêmes par la seule arme de la raison.
La connaissance de “Dieu” est donc confiée à une poignée de personnes. Ces personnes appartiennent à une simple lignée familiale. La transmission est orale. Le lien filial est essentiel a la garantie de la transmission du savoir. Les générations qui se succèdent, subissent des épreuves et apprennent des mauvaises expériences. Chaque enseignement vient se rajouter à l’ensemble. L’arrivée en Égypte, si elle est une épreuve, est aussi un enseignement capital. Jusqu’ici le peuple de “Dieu” n’était qu’une lignée plus ou moins éparpillée parmi le reste de la population et protégeant son savoir. N’oubliez jamais que Satan a juré la perte de l’homme et que son but est d’éliminer ceux qui œuvrent pour “Dieu”. Il est temps de donner une dimension politique et publique au combat. C’est à Moïse que revient cette lourde tache. Le peuple d’Israël est en réalité le peuple de ceux qui se sont constitués autour de l’idée du refus d’un dieu incarné sur terre, à savoir le pharaon. Aux descendants d’Abraham vont venir s’ajouter une foule de gens conquis par cette idée révolutionnaire. Il ne peut y avoir qu’un seul maître aux hommes, et celui-ci n’appartient pas au monde. Mais les traditions sont tenaces, et le peuple de “Dieu” a besoin de temps pour se débarrasser de tout ce qui parasite l’adoration d’un dieu unique. Ensuite vient la période des rois. Pour grossir, Israël a besoin d’une identité, de lois propres et d’une terre. Pendant 600 ans, le royaume de “Dieu” prospère et les récits bibliques s’accumulent. Mais un pays, si grand soit-il, est limité dans son expansion, le peuple de “Dieu” va donc devoir se répandre pour que le message se diffuse dans la terre entière.
La décadence des rois est donc totalement voulue par “Dieu”. L’apogée est atteinte par Josias qui n’a plus aucune aspiration spirituelle et détourne le pouvoir royale en des velléités guerrières. Josias est en réalité l’inventeur du sionisme. il s’est autoproclamé Mashia’h (messie), mais ce terme ne veut rien dire de plus qu’un haut responsable religieux oint par “Dieu”. Les rois et les grands prêtres ont tous été des Mashia’h.
Josias meurt donc à la bataille de la colline de Meggiddo (Armageddon). Quelques années plus tard, l’empire babylonien envahit Israël et emmène à Babylone l’élite hébreu. Le temple est ensuite détruit. En exil, les premières vraies Torah sont écrites. Sans lieu de culte, sans peuple pour exécuter des taches ingrates, sans idole, la foi prend une véritable dimension transcendante puisque totalement dématérialisée. L’exil est une véritable renaissance pour le peuple de “Dieu”, 1500 ans après et au même endroit où Abraham eut sa prise de conscience.
Si le culte n’est plus polythéiste, en revanche, le peuple est toujours dans la contrainte de la défense d’un territoire. Le retour d’exil n’a pas libéré les consciences de la notion d’appartenance à une terre.
Telle est la mission du prophète Jésus. Sa mission est double: achever de désolidariser le peuple de sa terre et insuffler l’idée que l’amour est plus fort que tout pour conduire l’humanité à la paix. Ces deux idées sont étroitement liées puisque libéré des aspirations à régner sur une terre, la violence n’a plus de raison d’être. Voilà pourquoi il déclare que le royaume qu’il promet à Israël n’est pas de ce monde et qu’il est bien là pour les libérer. Ce message a été bien compris par les chrétiens, cela ne fait aucun doute. Là où est le mensonge, c’est de dire que Jésus s’adressait au monde entier. Il n’était venu que pour Israël. Tout simplement parce que faire parti du peuple de “Dieu” impliquait d’obéir à la Loi. Ceux qui comme Saul, ont œuvré pour offrir une nouvelle religion à l’empire romain n’avait en réalité comme unique dessein l’anéantissement du peuple de “Dieu” par ce même empire. Nous pourrions donc penser que le christianisme est une aberration et que Satan a triomphé contre “Dieu” dans l’épisode de la venue de Jésus. Il n’en est évidemment rien. Christianiser l’empire romain en utilisant les ressorts de domination de celui-ci a été en réalité, une formidable opportunité d’expansion. Le prix à payer fut des concepts comme la trinité, la divinité de Jésus et bon nombres de choses qui ont redonné un caractère polythéiste au peuple de “Dieu”, mais le Vatican dans un contexte de société humaine très hiérarchisée fut une réussite. L’empire romain a été détruit par le christianisme.
Puis voici Muhammad. Il est le descendant d’Abraham. Il a pour tache d’achever la transmission de la Révélation. C’est à lui que revient l’honneur d’ouvrir le message divin à l’humanité entière. Je ne vais pas rentrer dans les détails de l’explication. Chacun peut analyser les contextes historiques, l’avancée du monothéisme pour comprendre la temporalité de son ministère. Le Coran est écrit sur mesure pour assurer un réel équilibre avec le christianisme. L’Islam se répand dans une grande partie du monde.
Cette complémentarité est totalement voulue. La diversité des cultes, plutôt que d’être prise pour une faiblesse est une richesse. L’humanité ne s’enferme pas dans une pensée unique. La cohésion globale n’est possible qu’au travers des vraies valeurs du message christique si souvent perverti.
Le chiisme, issu d’une scission politique au sein de l’Islam était aussi un mal nécessaire au même titre que le Vatican. Nous voyons bien à l’heure actuelle, que la seule véritable force musulmane d’opposition à l’hégémonie occidentale est le régime des Mollahs iraniens. Le sunnisme au main des différents régimes arabes est vidé de sa substance. L’aspect de l’Islam du quotidien est détourné à des fins de soumission de la population et la dimension politique et économique, véritable cœur de l’Islam est occultée par les pouvoirs en place.
Jusqu’ici donc, la hiérarchie qui était intrinsèque a toute société humaine a donc été mise à profit pour la diffusion du message divin.
La nouvelle ère qui s’ouvre à nous est synonyme de la réelle prise de pouvoir du peuple. Le Vatican, le régime des Mollahs, l’état d’israel, les gendarmes du monde américains vont perdre leur pouvoir.
Quand? Comment?
L’histoire nous le dira.

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