Le vieil homme et l’amer

Le vieil homme et l’amer

13 juillet 2013, 20:25

Parce que cela m’implique directement et parce que les évènements sont trop proches, je reste très factuel. Le style en devient minimaliste.

Passer le Finistère

Je suis une tête de mule. Et comme il semblerait que cela soit héréditaire, j’avais décidé de ne pas y aller. Tant pis. Après tout, il y a bien d’autres choses à faire. Peut-être aussi avais-je choisi la fuite? Je pourrais trouver un bon paquet d’excuses et si cela n’avait tenu qu’à nous deux, rien ne se serait passé.

Seulement voilà, malgré tout mon libre-arbitre, il y a certaines épreuves auxquelles je ne peux me substituer. Le destin m’a donc rattrapé. Toujours la même tierce personne. Et me voilà embarqué. Oh, pas de force, bien sur, je suis simplement soumis aux Signes. Pour le cas présent, il n’y a aucune ambiguïté.

Après avoir servi de jouet pour enfants d’ages échelonnés et en pleine santé, difficile d’avoir du temps pour moi, me voilà sur la côte avec des bons vivants. Résister encore et toujours au verre proposé. Feinter pour éviter de manger du porc sans éveiller les soupçons. Supporter parfois l’hostilité envers l’Islam en me contentant d’un sourire.

Je savais dès le début que je n’étais pas en situation de force et qu’une fois parti en mer cela n’allait surement pas s’arranger.

Jusqu’au dernier moment, j’ai douté. A tout instant, j’aurais pu décider de laisser tomber et de rentrer chez moi.

Pas de honte à avoir, m’ont-ils répété plusieurs fois, non sans insister.

Quelques kilomètres avant de quitter l’autoroute, dans ma tête je me demandais pour la énième fois si j’étais dans l’erreur lorsque nous sommes pris dans un embouteillage. Ces synchronicités… Un signe pour me montrer que la direction n’est pas bonne? Au bout de quelques minutes nous arrivons à la hauteur de l’origine de la perturbation: une voiture a quitté la route et est passé de l’autre coté de la glissière tandis que sa remorque détachée est resté sur la voie de droite. Accident banal? Pas vraiment. La remorque était surmonté d’un bateau qui a fini sa course sur l’asphalte à l’envers en y laissant de grandes traces. Wow. J’avoue que pour quelqu’un en proie au doute et sensible aux Signes comme je le suis, la vision de ce bateau retourné au milieu de l’autoroute n’augurait rien de bon.

Qu’importe. Les vieux loups de mer et les Signes n’ont pas eu raison de moi.

J’ai donc embarqué.

Il faisait beau ce matin là et la mer était calme, nous nous éloignons plein ouest en quête de vent.

Rapidement le temps se dégrade. L’estomac se noue. Malgré cela, pas de vent et nous sommes contraints de mettre le moteur en route. Une sorte de bruit de poulie se fait entendre. Il n’y a rien qui puisse produire un tel bruit sur le bateau. Il faut nous rendre à l’évidence, il s’agit bien de cris d’oiseaux. Une portée de 6 oisillons est en train de piailler pour avoir la becquée. Je les sors un à un. Ils ouvrent tout grand leur becs. Je les nourris à l’aide d’une petite seringue avec du lait. Ils semblent apprécier. Quant à moi, je n’ai réussi qu’à avaler trois cookies que je rejette violemment peu de temps après. Même l’eau ne tient pas.

Si pour certains le vomi est le signe d’un rétablissement, ce n’est pas mon cas. C’est uniquement le début d’un processus. Impossible de tenir à l’intérieur du bateau. Dehors ce n’est guère mieux et j’ai l’impression de déranger.

Fort heureusement, la position couchée dans le chaud de ma couchette est la moins pire. Si j’avais du me tenir debout ou assis, cela aurait été autrement plus atroce. Si tenté que cela soit possible étant donné le nombre d’heures que j’ai du passer sur ma couchette sans pouvoir faire un mouvement et où la perspective de boire un peu d’eau me laissait présager un renvoi immédiat.

Je ne saurais dire combien d’heures j’ai passé dans cette position. Incapable de vraiment dormir, j’ai bientôt fini par être épuisé de fatigue. Non pas que la mer fusse spécialement démontée, mais le roulis continuel était un véritable supplice. Mes forces m’ayant abandonné, je n’arrivais plus à empêcher mon corps de battre de droite et de gauche. A tel point que j’en avais mal aux reins.

Parfois me revenait en tête le sort des « pious pious », je me rendais compte à quel point ils étaient bien plus vulnérables que moi et condamnés à une mort certaine. Il m’était apparu comme une évidence que la présence sur le bateau de ses animaux était en réalité un test divin pour tester nos réactions à chacun. Je me suis alors demandé s’il y aurait un effet plus ou moins immédiat sur le destin qui nous est réservé. Vint le moment où je n’avais même plus la force de prier et où mes pensées n’avaient plus de cohérence. J’ai imploré dans un dernier élan le mot « pitié » plusieurs fois et je me suis éteint.

Quelques minutes plus tard, le moteur qui vrombissait depuis plus de 36 heures sans discontinuer en régime de croisière à quelques dizaines de centimètres de mon oreille, tombe dans les tours. Je comprends alors que mon calvaire est terminé et que nous allons au mouillage.

Il est 1h du matin, nous sommes à la pointe de la Bretagne après trois jours plein de mer dans un brouillard à couper au couteau. Nous venons de passer de nuit, sans aucune visibilité, un passage étroit de deux miles de large. De quoi donner des sueurs froides à n’importe quel marin. Je ne le saurais que le lendemain.

Sommeil.

Nous sommes proche de Crozon, à Morgat, un petit village aux couleurs vives. Il est question que je débarque car vu mon état et vu la difficulté de ce qui nous attend, à savoir passer entre Ouessant et la côte, cela peut signifier la suite du cauchemar. Je suis tout à fait prêt à accepter et envisage d’arrêter l’aventure à ce moment là. Mais au moment exact où le « capitaine » énonce le programme à suivre, un rayon de soleil traverse les épais nuages et vient frapper l’eau pour se refléter dans mon visage. Je comprends alors que je dois rester et que malgré ce que je viens d’endurer, je dois faire confiance.

Alors, je fais confiance.

Nous voilà reparti le lendemain matin. Cette fois, je tiens la barre. Je m’applique tant bien que mal à suivre le cap indiqué. Pas facile d’être totalement novice et de ne pas être un passionné de la mer entouré par deux vieux loups de mer. Je ne suis qu’un touriste. Un intrus. Si cela n’avait tenu qu’à moi, je ne serais jamais venu. Oui mais voilà, ce n’est pas moi qui fait le programme. Ni eux, ni moi. C’est le Patron qui décide de tout. Il décide des acteurs, des costumes et du scénario.

Je ne crois pas qu’au fond, un marin puisse prendre la mer sans être croyant. Cela me parait impossible. L’être humain est tellement rejeté à sa condition misérable, tellement humilié, qu’il est impossible de ne pas adopter une posture humble, une posture de soumission.

Soumis à la nature, aux éléments ou bien à Dieu. Qu’importe le nom que l’on donne, reste la position.

Car en mer, on ne triche pas. Que ce soit au milieu de l’océan ou bien à quelques encablures de récifs menaçants, ce n’est jamais l’homme qui décide.

A trois dans quelques mètres carrés, les caractères se font jour. Pas de fuite possible. Pas d’engueulade quand le quart est à prendre. La sécurité de tous en dépend.

Nous voilà bientôt dans l’un des endroits les plus dangereux au monde: la pointe nord de la Bretagne, à longer les côtes derrière un bon paquet de rochers. Les gros navires passent bien plus au large, dans le rail d’Ouessant car leur tirant d’eau ne leur permet pas d’emprunter notre route. Cette dernière est balisée tout du long par des bouées qui émettent des signaux lumineux dans la nuit. Pas question de s’aventurer en dehors de ce chemin, nous serions vite rappelé à l’ordre.

Habituellement, l’endroit étant le point de rencontre entre Atlantique et Manche, battu par les vents, est le siège de forts courants et d’une forte houle. Connu de tous les marins. Pas question de plaisanter.

Mais aujourd’hui la mer est d’huile. Étonnamment calme. Quelques clapotis en surface.

De mémoire de marin, la situation est exceptionnelle, voire rarissime.

Mais ce calme a un prix: un brouillard constant. Le panorama de la côte déchiquetée qui s’offre à la vue de celui qui affronte le courroux de la mer entre Ouessant et la terre nous est interdit. Nous ne verrons pas un bout de terre, si petit soit-il.

Le prix à payer.

Oui, le prix à payer, comme le nom de ce livre que l’on m’a offert juste avant de partir. Comme un signe supplémentaire de ce qui m’attendait. L’histoire de ce musulman irakien voulant se convertir au christianisme et qui affronte sa famille. Je suis exactement dans la même situation transposée à un français.

Que ce titre m’a fait me poser de questions…

Nous avons fait route vers le nord comme dans un rêve. Enfermés entre quatre murs de grisaille sur une surface lisse. Le chef d’orchestre s’amuse. Il sait ce qu’Il fait.

Et puis tout à coup toutes les têtes se tournent. Le soleil, sur le point de disparaitre à l’horizon vient de surgir au travers du brouillard. Derrière nous, pas plus de 100 mètres de visibilité. Guère mieux devant et sur le coté droit.

Sur le coté gauche, le soleil rougeoie et se reflète sur la mer. Le brouillard n’a aucune prise sur lui. C’est comme si il y avait une sorte de mince couloir éclairci entre notre position et lui. Un couloir qui nous suit.

Les vieux loups de mer n’en croient pas leurs yeux. Ils n’ont jamais vu cela.

J’ai un grand sourire, plus rien ne m’étonne.

Le chef d’orchestre a une imagination sans borne.

Personne ne m’a vraiment reproché mon énorme écart avec la route prévue à ce moment là tant j’étais fasciné par l’instant. Pourtant l’endroit n’invite pas vraiment à ce genre de choses.

Pour rattraper la route initiale, alors que le soleil achève sa course à l’horizon, je me concentre sur le cap donné par le GPS: 26. Je souris. Je serais bien en peine d’expliquer à mes compagnons ce que cela signifie. Après tout, tout ceci est entre Lui et moi.

Il est temps de changer de cap, nous sommes sorti du couloir, direction les iles anglo-normandes.

Nous arrivons au large de Sark au lever du soleil deux jours plus tard. Les courants sont forts et il y a des hauts fonds. Nous sommes fatigués et approchons avec prudence. Les falaises sont noires et abruptes, il n’y a que deux petites baies de sables fins où nous pouvons faire escale. Il y a déjà un bon nombre de bateaux amarrés entre lesquels nous nous faufilons.

L’ancre est jetée, enfin.

Sark, un petit bout de paradis?

Comme le hasard fait toujours si bien les choses, ce week-end là est le week-end de l’année à Sark. En effet, l’ile grouille de monde venu tout spécialement pour le festival folk. En de nombreux endroits des groupes jouent à des terrasses de bar et de restaurants. La bière coule à flot. Ici les voitures sont interdites, mais il y a tellement de tracteurs qui soulèvent inlassablement la poussière des chemins que l’on finit par en être gêné. Si bien que l’on se dit que cette interdiction semble hypocrite. L’activité commerçante est concentrée dans la rue principale sur une centaine de mètres. Les calèches se succèdent, charriant les familles au grand complet.Le lendemain c’est le vrai visage de l’ile qui qui s’offre à nous. Le festival folk a pris fin en milieu d’après-midi. En l’espace de quelques heures, la folle excitation est retombée et a laissé place au silence qui recouvre habituellement les lieux. Le magazine Thalassa a traité du sujet: les autres iles anglo-normandes ont versé dans la subordination à l’hydre capitaliste, c’est donc tout naturellement que deux frères fortunés ont tenté de faire main basse sur l’ile afin d’en faire un instrument de profit. Mais les sarkois ont tenu bon, et ils ont fait front malgré le rachat d’une partie des commerces. L’ile n’est pas encore prête à devenir une destination touristique prisée envahie de complexe hôtelier. Pour combien de temps encore?

Pour l’instant, nous goutons à la quiétude locale baignée de soleil et j’imagine aisément comment la vie doit être rude durant les mois d’hiver. Nous descendons jusqu’au minuscule port. Nous retrouvons alors une foule dense prête à embarquer. Dernières minutes avant qu’une nouvelle année de solitude ne s’écoule sur la population locale. Les vedettes ne vont pas vers le continent, elles vont nécessairement vers une ile plus grande. La majorité des gens sont donc des gens gens un peu à part, ayant fait le choix d’une vie insulaire. L’ambiance est bon enfant, mais en observant les visages, les comportements, les vêtements, on se rend vite compte d’une certaine gravité. La fête n’est pas entachée par les débordements. Le respect mutuel se ressent et se communique.

Nous marchons vers la pointe sud de l’ile, la Coupée. Le soleil se couche sur un paysage à couper le souffle.

Une modeste photo prise avec mon téléphone.

Le passage du Cotentin

Le passage du Cotentin est bien moins connu que celui du Finistère, surement parce que le découpage des cotes y est moins torturé. Mais les courants propres au flux de la Manche peuvent s’avérer tout aussi dangereux.

La configuration des lieux l’explique: la Manche est un canal étroit dans lequel vient s’engouffrer  un océan et le Cotentin est une avancée qui crée un obstacle. La mer y est donc fortement agitée quelque soit la météo du fait de puissants courants marins parfois tournoyants. Nous en avons fait l’amère expérience en contournant une bouée par l’intérieur et en étant pris dans un bouillon impressionnant. A peine quelques mètres plus loin, les flots ont retrouvés leur calme et nous n’avons plus la sensation d’être pris dans un siphon. Il a fallu pour s’extirper du lieu, mettre plein gaz.

Il n’y a pas vraiment d’endroit abrité le long de cette côte, la nuit a donc été agitée et courte. Après une journée de navigation et le passage chaotique de l’arrière du Cotentin, c’est donc avec soulagement que nous arrivons en vue d’une petite ile pour y faire escale pour la nuit avant d’entamer le dernier jour de mer. Hélas, le mouillage est impossible, nous n’avons d’autre choix que de continuer notre route vers notre destination finale. Je regarde l’ordinateur, il affiche 19 h de route à venir et je suis épuisé. Je m’apprête à aller dormir mais je sais qu’il va falloir que je prenne mon quart et que je n’aurais pas récupéré. Il faut accepter.

Je prends mon quart au lever de soleil. Il n’y a pas vraiment de danger, pas de rocher sur le trajet, pas de route maritime à traverser. Le cap ne variera pas. Malgré cela, il faut veiller, on ne sait jamais. Les bateaux de pêche sont parfois imprévisibles.

La mer est agitée, je ne suis pas à mon aise. Si le ramadan vient de commencer sur terre pour certains musulmans, je ne sens pas trop concerné. Conscient que je ne vais rien pouvoir manger, je bois une rasade d’eau pour éviter la déshydratation. Imperceptiblement durant mon quart, le vent s’est levé, les voiles remplissent leur office et nous filons bon train avec les efforts du moteur conjugués. Les creux commencent à se faire de plus en gros et certains font dévier le bateau vers un mauvais cap. Lorsque les écarts sont trop prononcés, le vent s’engouffre alors dans les voiles de l’autre coté et amplifie l’erreur. Il faut alors tirer sur la barre comme un forcené pour que le bateau revienne enfin dans la bonne direction. Si le soleil levant m’a aidé au début pour me guider aisément, il a depuis disparu derrière le brouillard et je n’ai pas d’autre point de repère que le compas. Le fixer contribue à me rendre malade. Au bout de deux heures, je n’en peux plus, les multiples embardées ont puisée dans mes dernières forces. Ma tête lourde, tournant en tout sens, tombe sur le tableau de bord. Les minutes passent comme des heures. Je n’ai pas le choix, il me faut tenir. J’ai bien conscience des responsabilités qui sont sur mes épaules à ce moment là. Lorsque j’estime que l’heure est venue, je toque une première fois. Pas de réponse. Les minutes s’écoulent. Je retente. Cette fois réaction. Il n’est pas pressé. Il ne doit pas avoir vu mon visage surement livide à ce moment là.

A peine la barre lâchée, je ne m’attarde pas et me précipite sur ma couchette qui a toujours été jusqu’ici mon refuge. Hélas, au moment où je me retrouve à l’horizontal, je suis pris d’un violent haut le coeur et je vomis. Parce que je suis sur ma couchette, je n’ai pas d’autre choix que de serrer les dents et de sortir précipitamment. Je n’ai pas le temps d’aller très loin et je répands le contenu de ma bouche en plein milieu du bateau. Devant ce spectacle, je me console en me réjouissant de n’avoir bu que de l’eau. Piteusement, j’efface les plus grosses traces de mon exploit et disparait.

Nous arrivons 3 heures plus tard à Deauville. L’ambiance guindée tranche radicalement avec les 10 derniers jours et n’est pas vraiment propice à un début de ramadan.

Quelques temps avant de retourner chez moi, je décide d’aller faire un tour en ville tout seul. Je suis encore dans la timonerie penché pour attacher mes chaussures lorsque j’entends une voix derrière moi.Une jeune fille, photographe, cherche des hommes au hasard pour son projet photo. Elle m’emmène quelques mètres plus loin sur un autre bateau qu’elle a choisi pour son coté esthétique et où l’attendent deux amies à elle et son matériel. Me voici entouré de trois jeunes filles, une blonde, une brune et une rousse, tout aussi charmantes les unes que les autres et très avenantes. Il s’agit de réaliser une fausse image de couple romantique avec un inconnu. Il faut donc créer une ambiance intimiste de toute pièce.

Me voilà totalement décontenancé, après cette épreuve en mer je suis face à une situation qui est une épreuve bien plus grande encore étant donné ma personnalité. Ou bien serait-ce une sorte de récompense? J’ai toutefois quelques doutes.

Impossible d’y répondre. Ai-je réussi l’épreuve? Vous savez à qui demander…

Quoi que l’on dise, la mer fait parti de ces milieux ou l’homme retrouve sa nature humble et reprend conscience de sa place dans la création. Qu’il nomme les forces qu’il affronte Dieu ou bien autre chose, il se soumet.La nature a ses lois, et il n’est pas question de les remettre en cause.

Pour faire face aux éléments, il y a aussi un comportement à adopter dans le bateau vis-à-vis du matériel et des autres personnes. Chaque chose à sa place. Chaque objet sa fonction. Chaque acte obéit à une procédure. Le simple fait d’aller aux toilettes ou de manger implique la personne. Un geste anodin en temps normal peut avoir des répercussions sur le sort de tout le monde. Il convient de se plier aux règles à bord et lorsque l’on ne les maitrise pas, il faut alors se soumettre aveuglément aux ordres du plus expérimenté.

En mer, la rétribution est proportionnelle à l’investissement consenti. Une croisière confortable sur un gros bateau sera agréable mais ne procurera jamais toutes les sensations propres à la navigation sur un voilier.

Le parallèle me parait évident avec la religion.

Nous avons le choix de mener une vie confortable et d’apprécier les belles choses de la vie sans se soucier de se conformer au stricte règle de l’Islam. Mais si nous aspirons à dépasser ce cadre et à nous rapprocher de notre Créateur pour le ressentir et éprouver des sensations merveilleuses alors nous connaissons la Loi.

De la même manière que c’est en cherchant que l’on trouve la Vérité, nous pouvons être certains que se diriger dans la Charia (la voie vers Dieu), mène vers des trésors à la mesure des efforts consentis.

Un jour, nous ne serons plus amer.

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