asu zoa, dib koa et zogo

asu zoa, dib koa et zogo

15 janvier 2014, 10:14

Au Cameroun, chez les Bétis, vers la fin du 19ème siècle et le début du 20ème, était pratiqué le rite Sso de passage à l’age adulte. Le rite, effectué entre les ages de 15 et 25 ans, durait environ 6 mois. Il était pris en charge financièrement par un homme important du village. Celui-ci voyait ses péchés pardonnés par l’accomplissement de ce rite par les jeunes. Chaque jeune participant, appelé mvon, pouvait avoir parcouru une grande distance pour prendre part au groupe, et était pris en charge personnellement par un ancien. Il passait du statut de ebin (non-initié) à celui de mpangos (guerrier). Il pouvait alors participer aux conseils tribaux, manger une plus grande variété de viande et surtout obtenait le droit d’accéder à la terre des ancêtres après sa mort. L’ancien se chargeait souvent de trouver une épouse à son protégé. Un grand soin était accordé au mélange entre les lignées.

3 mvons avaient un rôle particulier:

L’asu zoa (éléphant) était chargé par le responsable de diriger les autres participants. Il était généralement de sa famille. Un proverbe béti dit: « Là où l’éléphant a disparu, le chemin est tracé pour les autres.« 

Le dib koa (celui qui ferme la marche) était chargé de ramener tous ceux qui étaient à la traîne après la chasse.

Enfin, le zogo (faible) servait de cible rituel aux blagues des jeunes.

L’asu zoa et le dib koa était chargé de maintenir l’ordre parmi leurs camarades.

Analogie: 

Nous savons qui est l’asu zoa. C’est bien Dieudonné qui est l’éléphant qui trace le chemin devant le peuple.

Le zogo, à la lumière de l’actualité, me semble être un individu en fâcheuse posture familiale dont le sobriquet évoque un dessert lacté à la consistance molle. Flamby.

Le dib koa est votre serviteur, chargé d’aller chercher les nombreuses brebis égarées.

Je rappelle au passage la révélation qui m’a été faite, il y a de cela un bon moment:

Je n’ai été envoyé qu’aux brebis perdues conduites par les riches.

J’ai également la lourde tâche d’être l’exécuteur des « meurtres » au paradis. Je révèle les âmes par une attitude qui ne peut laisser de place à la demi-mesure. Ce qu’il faut comprendre, c’est que ni moi, ni personne, ne peut en réalité influer sur les réactions de tel ou tel. Lorsque l’individu laisse éclater sa colère, il est déjà trop tard. Il peut aussi m’arriver d’être informé de la condamnation d’une personne que je rencontre, comme je l’ai indiqué il y a quelques jours.

Je ne fais rien de ma propre initiative, j’assume ma tâche.

Prenez soin de vous, prenez soin de vos proches, prenez soin des plus faibles qui vous sont étrangers. Les temps à venir seront parmi les plus durs que l’humanité a connu. La paix a un prix.

Je ne connais pas l’avenir et je n’ai guère plus de  conseils que ceux qui sont contenus dans mes écrits.

Que la paix soit sur vous tous.

Salam aleykoum.

Notes:

Pour plus d’informations sur le rite Sso: http://en.wikipedia.org/wiki/Sso_%28rite%29

https://www.facebook.com/notes/stephan-pain/le-nouveau-cheptel/10152059949117645
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