Julius et le signe de Jonas

Julius et le signe de Jonas

Le signe de Jonas

Lorsque l’on aborde le Livre totalement, c’est à dire en lisant chacune des trois parties, on est frappé par la différence de traitement de l’histoire des prophètes. C’est un phénomène qui tend à amplifier le sentiment qu’a chaque groupe d’être dans la Vérité. Dans chaque partie, il règne une atmosphère. Si bien que peu importe si l’on se perd dans la confrontation des dogmes et des rites ou l’interprétation des textes. L’atmosphère, c’est avant tout un ressenti, c’est comprendre Dieu en faisant sa psychothérapie selon nos capacités humaines. J’utilise volontairement le mot psychothérapie, tant pour moi, la religion en tant que voie vers Dieu se révèle jour après jour comme relevant exclusivement de ce domaine. Si l’homme a été fait à l’image de Dieu, si l’on ôte tous les attributs qui nous sont inaccessibles, alors il nous reste comme une empreinte fossile de son âme profonde.

Tour à tour, vengeur, colérique, implacable puis ensuite miséricordieux, plein d’amour et de compassion pour enfin laisser éclater sa majesté et sa justice. Mais Dieu, c’est aussi tout cela à la fois. Une entité tout à la fois immensément transcendante et incroyablement proche de nous. En réalité, Dieu ne peut être compris qu’au travers de Sa création. La beauté du monde, la puissance émotionnelle des histoires qu’Il a imaginé dans leur réalité  et non comme elles sont écrites, peuvent nous le faire entrevoir. Si je fais une distinction entre la réalité et l’écrit, c’est que les histoires telles qu’elles sont vécues, sont d’une telle complexité, font appel à tant de détails qui prendraient des heures et des heures à raconter, que les résumer dans des récits condensés est une effroyable entreprise. La psyché humaine, à l’image de celle de Dieu, est si riche et tourmentée. De l’extérieur, c’est incompréhensible. Que dire lorsque ces histoires traversent les siècles?

Dans la vision d’un musulman, la lecture de la Torah est insupportable, tant parfois les situations sont crues et révèlent les prophètes sous des jours sombres. Sa conclusion sera invariablement que la Torah a été profondément réécrite. Effectivement, si il est admis aisément que la Torah a subi des altérations, elle demeure globalement à peu près comme elle a été rédigée. On peut changer des mots, mais on ne peut pas changer une atmosphère. Elle tranche avec la poésie du Coran. Les prophètes sont avant tout des hommes, avec leurs terribles défauts.

Pourquoi ces défauts sont-ils totalement gommés dans le Coran? La question reste en suspend.

De tout cela, nous avons hérité du dogme de l’infaillibilité prophétique dans l’Islam et d’une opposition franche avec le judaïsme. Les musulmans ont tôt fait de traiter les juifs de pervers pour leur présentation des prophètes. Réaction normale et voulue.

Parce que la miséricorde humaine est limitée ainsi que notre capacité d’analyse psychologique, Dieu a donc volontairement restreint les données dans le Coran. Mais pour qui sait lire entre les lignes, parfois on peut entrevoir les faiblesses de chacun. Je pense qu’il s’agit d’un travail personnel. Chacun pourra comprendre en fonction de sa capacité à absorber la vérité. Pour savoir la Vérité, il suffit de demander. Mais il ne ne faut pas avoir peur de la réponse. La vérité crue fait parfois excessivement mal. Tandis que le mensonge ronge.

Je ne vais donc pas m’aventurer dans ce qui ne me regarde pas.

 

Pour comprendre le présent, il faut s’appuyer sur le passé. Et pour dévoiler le passé, il suffit d’avouer le présent.

 

Le dogme principal du christianisme est la résurrection. Sans résurrection, il n’y a tout simplement pas de christianisme. C’est aussi simple que ça.

Nous savons que la résurrection est un mythe. Mais ce mythe est basée sur une phrase. Une simple phrase.

La résurrection, c’est un peu comme les chambres à gaz. On ne se questionne pas de savoir si elle est possible théologiquement et si elle obéit aux prophéties. Elle a eu lieu. Point.

En réalité, la résurrection au bout de trois jours est la seule explication valable au signe de Jonas. Jonas étant « mort » pendant trois jours dans le ventre de la baleine, alors le messie devait faire de même.

Seulement voilà, l’histoire prophétique de Jonas ne se résume pas à l’épisode de la baleine. D’ailleurs, pour illustrer le concept de retour à la vie, d’autres prophètes auraient tout aussi bien pu faire l’affaire et être cité de la même manière. Je me suis longtemps demandé ce que pouvait être le signe de Jonas. Et puis j’ai trouvé. Comme une évidence. En réalité, ce qui fait la spécificité de Jonas, par rapport à tous les autres prophètes de l’histoire de la Révélation, est que celui-ci a tout d’abord refusé la mission que Dieu lui donnait. C’est d’ailleurs la raison de sa présence sur ce bateau. Jonas pensait s’éloigner de Dieu en prenant la mer. Cela peut prêter à sourire à notre époque, mais dans la vision tribaliste qu’avait les hébreux de Dieu, c’est tout à fait concevable. Parce qu’il ne pouvait pas se soustraire à son destin, alors il fut jeté à l’eau puis sauvé par une baleine. Ainsi Dieu montre qu’Il parvient toujours à ses fins et que malgré tout son libre-arbitre, l’homme, lorsqu’une mission particulière lui est destinée, doit l’accomplir. Il n’a pas le choix.

Pour une fois la version de Mathieu apparait déformée par une mauvaise interprétation théologique. C’est donc dans Luc, que l’on retrouve les paroles inaltérées:

Luc 11.29

Comme le peuple s’amassait en foule, il se mit à dire: Cette génération est une génération méchante; elle demande un miracle; il ne lui sera donné d’autre miracle que celui de Jonas.

11.30

Car, de même que Jonas fut un signe pour les Ninivites, de même le Fils de l’homme en sera un pour cette génération.

Ainsi, nous voyons bien que le signe en lien avec Jonas est un signe adressé à tout le monde et non réservé aux disciples seuls telle que la résurrection de la fin des 4 évangiles.

Ce n’est don pas une renaissance au bout de trois jours que Jésus prophétisait, mais il signifiait à ses détracteurs qui remettaient en cause sa légitimité en tant que prophète à cause de son comportement, qu’il n’avait pas eu le  choix, et qu’il aurait préféré refuser sa mission et continuer sa vie. La perspective de servir de guide lui paraissait totalement saugrenue et en opposition radicale avec sa façon de voir la vie. Il n’aspirait pas le moins du monde à supporter le poids de la sainteté. D’ailleurs, jusqu’au dernier instant avant sa capture par les romains, dans le jardin de Gethsémané, il remet en question son issue fatale (épisode de la coupe qui ne doit pas s’éloigner).

Bien évidemment, c’est aussi parce qu’il avait cette personnalité atypique et contestataire au destin chaotique, que cette mission apocalyptique lui convenait parfaitement. Dans les Évangiles, il y a un énorme trou entre 12 et 30 ans. Croyez-vous qu’il n’y ait rien à raconter? Croyez-vous que les gens ont perdu la mémoire ou que les textes se sont perdus? Bien sur que non. Ce trou correspond à une vie qui ne cadre pas du tout avec les Évangiles. Ceux qui ont côtoyé Jésus à cette époque là, et qui ont assemblé le grand puzzle de sa vie, étaient en mesure de comprendre et de percevoir les desseins de Dieu au travers. Ils se sont accordés pour choisir le silence. Ils ont compris que la doctrine était plus importante que le support physique de celle-ci. Ce qui n’a pas été le cas de tous ceux qui ont suivi, à commencer par Paul, qui rapidement, s’est coupé de toute une partie de l’histoire, idéalisé le personnage et amorcé le processus de sa déification. Est-il parti en Inde? A-t-il mené une vie dissolue? Ou bien était-ce tout simplement un simple anonyme? Ce que l’on doit retenir, c’est que Dieu l’a lavé de tous ses péchés dans le Coran.

 

Pour comprendre qui est Jésus, il faut comprendre qui est Marie. C’est le seul prophète qui est accompagné du nom de sa mère dans le Coran. Une sourate porte son nom à elle. Ils sont indissociables.

 

Julius

 

Avant de venir sur Facebook avec mon vrai nom, Stephan Pain, j’ai eu sur internet, de nombreux pseudos. Je ne vais pas tous les citer. J’en retiens 3 principaux. Ce fut d’abord Brian puis Sinclair et enfin Julius.

Brian fut mon premier vrai pseudo sur internet. Je crois que c’était vers 1998. Je ne savais pas trop quoi prendre. Je n’avais pas envie d’utiliser Bread, surnom pour mes amis, ni Love, mon surnom gadz’art. Je lève les yeux vers le buffet devant moi, il y a un livre: Ferrarissime de Brian Laban. A l’époque je n’étais pas vraiment un intellectuel et je rêvais comme beaucoup de jeunes de voitures de prestige. Je collectionnais les voitures miniatures. Je souhaitais faire carrière dans l’automobile, si possible dans la compétition. Pour des question de disponibilités, j’ajoutais 123 à la fin. Brian123 était né.

Ma vie sur internet a été insignifiante jusqu’en 2001. C’est à ce moment là que je découvrais l’univers des chats et notamment Spraydate. J’y passais énormément de temps. J’avais trouvé un terrain où je pouvais me distinguer et laisser éclater au grand jour ma forte personnalité. Mais Spray, ce n’était pas que le virtuel, des soirées internautes étaient organisées, surtout sur Paris. C’est au cours de l’une d’elles que l’on me renomma: Sinclair. Ma rousseur et ma coupe de cheveux correspondaient. Le coté « cool » du vrai Sinclair achevait de me créer un personnage virtuel lumineux bien loin de mon coté sombre. J’acquis alors en quelques mois, une certaine réputation.

En 2003, je voulais me débarrasser de ce pseudo encombrant pour un peu plus d’anonymat et j’ai choisi quelque chose qui ne signifiait rien à part que cela commençait par un J. Je gardais Sinclair pour mon blog « De gris et de bonheur » consacré à la photo.

 

En 2012, ces pseudos ont tout à coup pris une autre dimension.

Sinclair et son « Ensemble », 1+1+1. Les trois religions ensembles. Plus tout le monde. Les paroles sont très troublantes dans ce contexte.

Et puis le saint clair (à la peau claire).

Brian. Je conseille à ceux qui n’ont pas vu la vie de Brian de le voir le plus rapidement possible. Outre le fait que ce film est un des films les plus drôles et sarcastiques que je n’ai jamais vu, je trouve qu’il est selon moi, au plus proche de la réalité de la vie de Jésus. La vie de Brian illustre à merveille cet idée de signe de Jonas, avec un homme pris entre les indépendantistes, les religieux sectaires, le pouvoir colonialiste et… Dieu. L’homme, simplement armé de son bon sens, et non pour obéir à des ordres divins, essaie vainement de se débarrasser d’un troupeau d’illuminés qui ont une image totalement distordu du message de Dieu pour les hommes.

Le film n’a pas pris une ride…

Reste Julius.  A priori ce prénom ne rappelle personne et c’est bien pour cela que je l’avais choisi.

Comme dans ma vie, rien n’est dû au hasard, je ne voyais pas bien ce que ce pseudo venait faire. D’ailleurs, il n’est lié à aucun bon souvenir. Il s’agirait plutôt de mon coté sombre sur internet, ou plutôt il n’est pas lié à un personnage façonné de mes mains sur un chat. Et puis voilà qu’un jour, j’ai tapé Julius sur Google. Voici ce que j’ai trouvé. Vous ne trouverez pas Julius dans le Coran, ni même dans les Évangiles. Pour trouver ce prénom, il faut fouiller dans le Talmud. Bien sur, quelqu’un d’autre, un chrétien ou un musulman, lirait ce passage du Talmud le nierait en bloc et hurlerait à l’invention. Je ne le peux pas. Je suis venu avec le prénom Julius. Il me fallait donc bien admettre son importance.

Julius est l’un des prénoms d’un juif, légionnaire romain, détaché en Palestine il y a 2000 ans. Tiberius Julius Abdes Pantera. Sa tombe a été retrouvée récemment. Dans le récit de la vie de Jésus selon le point de vue de ceux qui le refusèrent, il est dit que Pantera est le véritable père. Dans la première rédaction de cet article, j’ai projeté ma propre vie et j’ai donc adopté cette idée. Depuis, il me semble avoir trouvé une voie alternative convenable. Si le livre affirme cela, c’est tout simplement parce qu’un détail a favorisé cette idée. Nous savons que ce qu’il dit est une calomnie et que Jésus est né sans père. Si Pantera a été choisi, ce n’est pas parce qu’il s’agissait d’un voisin ou qu’il avait des agissement suspects, mais uniquement parce qu’il se nommait Pantera. En effet, Pantera était un nom courant dans la légion romaine, et il est tout à fait possible que ce nom soit en réalité lié à une particularité physique de son porteur: la ressemblance avec une panthère ou un autre animal de la famille des félins, c’est à dire une peau tachetée. Le légionnaire romain et Jésus avait en commun cette peau tachetée. Voilà une preuve pour certains de leur lien génétique.

Cela dit, pour information, le gène de la rousseur est un peu particulier, dans le sens où on peut en être porteur, mais ne pas en être affecté. Ainsi deux personnes brunes peuvent donner naissance à un roux. Ignorer cela peut amener à conclure faussement sur la parenté. C’est ce qui arriva. Dieu a laissé ouverte cette porte pour que les négateurs se construisent une solution alternative à la réalité et la transmettent dans le temps. De la même manière, mes détracteurs pourront arguer du fait que moi aussi j’ai pu trouver ma propre version alternative.

Faites vos choix, rien ne va plus!

 

 

Notes:

http://fr.wikipedia.org/wiki/Tiberius_Iulius_Abdes_Pantera

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