Abu Lahab

Abu Lahab

La sourate 111, située juste avant les 3 sourates fondamentales du Coran, nous raconte l’histoire d’Abu Lahab:
  • AL-MASAD (LES FIBRES) Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. 1. Que périssent les deux mains d’Abū Lahab et que lui-même périsse. 2. Sa fortune ne lui sert à rien, ni ce qu’il a acquis. 3. Il sera brûlé dans un Feu plein de flammes, 4. de même sa femme, la porteuse de fagots, 5. à son cou, un câble de fibres.
Selon l’exégèse classique, Abu Lahab serait `Abd al-`Uzza ibn `Abd al-Muttalib ibn Hicham al-Qurachî, l’un des oncles de Muhammad, paix sur lui. Cet homme aurait causé grand tord au prophète de par son comportement et serait mort dans la maladie juste avant l’Hégire.
Je ne vais pas ici débattre des mythes et légendes arabes. Deux choses s’imposent à toute personne: la première c’est que la méchanceté de cet homme s’inscrit au milieu de celle des gens de son époque, il n’y a rien qui justifie sa présence dans un tel endroit du Coran. Il n’y a aucune comparaison possible avec Pharaon, par exemple. La deuxième, c’est que cette sourate aurait été révélée du vivant de cet homme. Cela signifie que son Salut était statué avant sa mort. Encore une fois, quel mal aurait-il pu justifier une telle chose? Dieu dit lui-même dans le Coran que sa miséricorde atteint toute chose. Bien des adversaires des premiers musulmans furent cruels et se convertirent par la suite. Les exemples ne manquent pas. Cette exégèse est d’autant plus problématique car cette sourate est systématiquement citée pour appuyer le dogme de la prédestination. En effet, si Dieu avait prédestiné qu’Abu Lahab finirait en enfer, Il peut en être ainsi de chacun de nous. Nous constatons comment un simple hadith falsifié peut avoir des conséquences sur les fondements religieux.
Je ne vais pas m’étendre plus avant. La réponse à l’énigme Abu Lahab, se trouve dans un autre hadith que voici.
Le jardin des vertueux. Chap. 9 | 191. Le mérite de la prière en commun 1068. Selon Abou Hourayra, le Prophète, saws, a dit : « Par Celui qui tient mon âme dans Sa Main, j’ai songé à ordonner que l’on rassemble du bois et que l’on appelle à la prière. J’aurais ensuite ordonné à un homme de diriger la salat, puis je m’en serais allé brûler les maisons de ceux qui ne s’y étaient pas rendus. » [Bukhari et Muslim]
Pour ceux qui n’ont pas de culture islamique, nous ne sommes pas ici dans un livre extrémiste mais bien au coeur, car il s’agit de la prière, d’un recueil de hadiths sélectionnés pour leur pertinence et leur universalisme et qui fait référence en Islam depuis de nombreux siècles jusqu’à nos jours. Il n’a jamais été remis en cause.
Bien avant la propagande médiatique, les mosquées étaient le point central du pouvoir. L’enjeu était de contrôler la population de façon continue. Il a fallu composer une tradition sur mesure. Abu Lahab, celui qui a mis par écrit ce hadith, était donc une personne de pouvoir de l’époque Abasside. Ce sont donc bien par ses mains qu’il s’est rendu coupable de son forfait. Qui est-il exactement? Un spécialiste de cette époque pourrait répondre à cette question, mais ce n’est pas primordial. Chacun doit rendre ses propres comptes. Peut-être même qu’il s’agit d’un personnage générique de l’époque des compilations de hadiths.
Il est question de sa femme, la porteuse des fagots. Nous devrions plutôt dire la porteuse des ragots. Car pour alimenter ce feu, il a fallu colporter des mensonges en amont de cette période.
De nos jours les fibres d’internet ont remplacé les livres pour distiller ces anciens mensonges dans les cerveaux. Il n’y a plus d’intermédiaires: ceux qui se disent salafis et prétendent s’abreuver à la source des textes sont suspendus par un câble aux cous de ces menteurs du passé, par opposition au câble d’Allah (3.103 Et accrochez-vous fermement au câble d’Allah)
  • AL-MASAD (LES FIBRES) Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. 1. Que périssent les deux mains d’Abū Lahab et que lui-même périsse. 2. Sa fortune ne lui sert à rien, ni ce qu’il a acquis. 3. Il sera brûlé dans un Feu plein de flammes, 4. de même sa femme, la porteuse de fagots, 5. à son cou, un câble de fibres.
Note: Actualité https://www.letemps.ch/suisse/2017/11/23/limam-winterthour-condamne-18-mois-sursis-dix-ans-dexpulsion L’imam de Winterthour condamné à 18 mois avec sursis et dix ans d’expulsion Le jeune Ethiopien, présenté comme ignorant par ses avocats, a été reconnu coupable d’incitation au crime ou à la violence après un prêche haineux
Le jeune requérant d’asile éthiopien qui avait tenu un prêche controversé dans la mosquée An’Nur de Winterthour (ZH) a été reconnu coupable d’incitation à la violence. Il écope de 18 mois de détention avec sursis et à une expulsion de 10 ans. Le jugement a été rendu jeudi en fin de journée. L’imam a été reconnu coupable d’incitation au crime ou à la violence, de représentations de la violence et d’activité rémunérée sans autorisation. Le Tribunal de district de Winterthour a presque entièrement suivi le Ministère public qui avait requis une peine de 18 mois avec sursis ainsi que l’expulsion pendant 15 ans. La défense avait quant à elle plaidé pour un acquittement. Lors d’un prêche le 21 octobre 2016, le jeune homme avait notamment déclaré que les musulmans qui ne priaient pas dans la communauté devaient être «bannis, rejetés, évités et calomniés jusqu’à ce qu’ils y reviennent». Et que s’ils persistaient, ils devaient être tués, même s’ils priaient chez eux. Pour la procureure Susanne Steinhauser, il ne faisait aucun doute que les propos tenus par le prévenu devant environ 60 fidèles lors de la prière du vendredi à la mosquée An’Nur représentaient un appel à la violence délibéré. Il avait de manière intentionnelle choisi les passages controversés de son prêche. A cela s’ajoutent trois photos et une vidéo que le prévenu avait enregistrées sur son téléphone portable ou partagées sur Facebook. Elles montrent des scènes violentes, comme le meurtre de plusieurs hommes par noyade ou des parties de corps humains découpés. Pour la procureure, l’imam de 25 ans a mis en danger la sécurité publique.

Une voix agréable

A l’inverse, l’avocat de l’imam avait présenté son client comme un «jeune homme ignorant» et demandé l’acquittement de tous les chefs d’accusation. A la mosquée An’Nur de Winterthour – soupçonnée d’être mêlée aux départs de djihadistes en Syrie et fermée depuis – le prévenu s’était fait remarquer parce qu’il connaissait par cœur le coran et qu’il priait régulièrement. Comme en plus il avait une voix agréable, les responsables lui avaient demandé de conduire les prières quotidiennes et le prêche du vendredi lorsque l’imam d’alors est rentré en Italie, a relaté Me Urs Vögeli devant le tribunal. Selon lui, son client, qui n’était arrivé en Suisse que quelques mois auparavant et y avait demandé l’asile, s’est senti mis sous pression par la mosquée, ce qui l’a fait accepter. «Il n’a jamais cherché ce travail», a affirmé l’avocat. Le prévenu a également cité des propos du prophète disant que les musulmans qui se tiennent éloignés de la communauté doivent être brûlés dans leurs maisons. Il a ajouté que ceux qui regroupent les cinq prières quotidiennes devaient également être punis.

Textes trouvés sur internet

Il n’avait alors jamais encore tenu un prêche pour la prière du vendredi. Le jeune homme a recherché des textes de prêche et en a finalement combiné deux. Me Vögeli a fait valoir que les passages incriminés du prêche n’incitent pas à la violence, comme le prétend le Ministère public. Ceux qui décrivent des actes violents sont des citations du prophète et ne peuvent, en tant que tels, pas être pris au pied de la lettre. Enfin, concernant le reproche d’avoir exercé une activité payée sans autorisation, la défense a souligné que le prévenu avait reçu 600 francs comme cadeau de la mosquée An’Nur. Aucun contrat de travail n’existe et le prévenu n’a pas réclamé de salaire.

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