Ode aux enfants d’Israël

Ode aux enfants d’Israël

Dernières modifications le 11 avril 2013·4 minutes de lecture

O Allah, puisque tu m’as permis de parler sur cette terre en ton nom, laisse moi pour un instant, un instant seulement, écrire comme si j’étais à ta place.
Sache que mon but est louable et que je ne veux pas en tirer bénéfice. Puisque tu ne peux t’exprimer directement, donne moi la force de trouver les mots.

O Israël, fruit de mes entrailles, d’aussi loin que je me souv

ienne, je t’ai toujours aimé. Tu fus un enfant si terrible parfois. Ma colère fut sur toi si grande.
J’ai eu si peur de te perdre. Tu peux comprendre. Tu es parent aussi.
Pardonne moi.
Tout ce que je peux t’offrir est ma miséricorde. Elle est immense, et tout à toi.
Prends, prends et envole toi!

De mon souffle tu naquis.
Tu crues être orphelin. D’où je suis, je ne pouvais que contempler ta beauté.

Hélas, hélas.
Le mal était là aussi.
Ma faute.
Pardonne moi.

Tu es si fort. Tu as surmonté.
Tu as toujours surmonté.

Je t’ai laissé grandir tout seul avec ton maudit compagnon.
Vois ce qu’il a fait.
Un monde d’esclave.
J’ai parlé à Noé. Il t’a réuni. Ce bateau vous a sauvé.
Pendant ce temps là, les enfants du malin se sont réfugiés dans leur temples.
Leurs maudites pyramides.
Cet affront à ma face.

Lorsque les eaux se sont retirés, leurs machines s’en était allé.
Pas leur soif de domination.
Ils ont recolonisé la terre en engendrant de nouveaux esclaves.
Je t’ai protégé. Génération après génération.
Puisqu’à tout moment tu risquais d’être découvert, le savoir s’est transmis de bouche à oreille.
Ne garder aucune trace, ne pas se trahir.
Une simple lignée.
Lorsque le moment fut propice d’affirmer ma présence, je demandais à Abraham de scinder la lignée de la transmission du savoir en deux. Il a enduré sans savoir, sans comprendre.
Une partie de toi devait se protéger pour 2000 ans.
Transmettre sans savoir et sans souvenir, juste porteur de l’espoir.

O Israël, je t’ai envoyé tant de prophètes.
Le malin régnait. Il te les a tous tués.
Mon amertume est si grande.

Elle s’est transformé en colère, Pharaon l’a gouté!
Lui sont venus 12 fils. 12 ont péris.
Je n’ai accordé la vie qu’au treizième que pour qu’il puisse graver dans la pierre ton nom.

J’ai voulu un roi pour toi, puis un autre.
J’étais fier de toi.
Le malin a pris sa place un jour, j’étais horrifié. Il a déformé ma Parole et l’a figée pour toujours.
Ce fut pour lui Armageddon.Trop tard.
Le malin s’est circoncis, il t’a menti et s’est emparé de toi.
Il a compris la menace que tu représentais.
Exil!

Je t’ai envoyé Jésus. Il a tant souffert.
Le malin est tombé dans mon piège.
Il s’est vengé. De quelle façon! Il faut bien l’admettre.
Il est un adversaire redoutable.

Mais le contrat était clair, il dut admettre sa première défaite.
Pendant les mille ans de trêve, je t’ai envoyé mon bien Aimé.
Ta deuxième lignée allait briller au grand jour.
Sa patience était récompensée.

Le malin est revenu. Il n’était que fureur.
Les fils d’Isaac ont tant souffert.
Mon cœur se brisait à chaque cris.
De mon souffle, ils exprimaient la joie.
Une joie amère.
L’âme des enfants d’Isaac est si grande.
Ils sont si beaux.

Les enfants d’Ismaël ont toujours été sages. Ils savaient ce que voulait dire la patience.
Ils sont si forts.

Le malin n’avait qu’un seul dessein. Vous voir vous entretuer.
Il y prenait tant de plaisir.

Il a conçu un plan pour vous tuer tous les deux.
Le bruit des âmes des enfants d’Isaac montant vers moi m’ont vrillé les tympans.
De mon cœur, il ne reste que des lambeaux.

L’heure est venue.
Mashiah est parmi vous.
Main dans la main, Isaac et Ismaël triomphe.

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