Antifascisme: dissonance cognitive

Antifascisme: dissonance cognitive

Dernières modifications le 22 décembre 2018·19 minutes de lecture

***Photo en couverture: les migrants de la porte de la Chapelle pendant une distribution de l’association sous la neige de février.***

Ne croyez pas une seconde que cet article est politique. Il est clairement spirituel. Mais la spiritualité s’idéologise dans la pensée par la politique, puis se matérialise dans la matière par les actes qui en découlent. Esprit, âme, corps. De fait, il est donc impossible de dissocier spirituel, politique et action. Ceux qui prétendent le contraire sont des menteurs et des manipulateurs. Lorsque il est dit dans l’Évangile: “Rendez à César ce qui est à César”, cela signifie tout simplement que l’action qui consiste à payer l’impôt appartient à un paradigme polythéiste et que celle-ci ne peut être dans l’absolu que le produit d’une contrainte physique et non l’accomplissement d’un matérialisation spirituelle monothéiste. Autrement dit, ce n’est pas la foi qui pousse à payer l’impôt, mais bien la contrainte extérieure. Il n’y a donc aucun jugement légitime de la part des érudits à porter sur le croyant citoyen qui s’acquitte de son du à l’empire. Si les érudits s’emparent de cette question pour faire pression sur les croyants, c’est tout simplement qu’ils servent une autre idéologie, mais qui n’est pas forcément issue du paradigme monothéiste. En réalité, ils ne font que transmettre la soumission des croyants à une autre entité.

Lorsque je dis que l’on ne peut pas dissocier les trois domaines, cela signifie que tous nos actes doivent être en accord avec notre spiritualité dès lors qu’ils ne sont pas contraints. C’est typiquement le cas de l’aumône. Il est évident que si l’on suit ma pensée de près, on pourrait être amené à penser que je suis en pleine dissonance cognitive, dans la mesure où je prône une politique cataloguée traditionnellement à la droite de la droite sur le plan sociétal, en particulier le souverainisme et la lutte contre l’immigration, d’une part, et que je pratique l’Islam dont je partage les valeurs fondamentales et que j’ai pu faire parti d’une association caritative musulmane venant en aide aux migrants sub-sahariens, d’autre part.

Ce constat pourra donc, et je le comprends bien, pousser beaucoup d’entre vous, notamment les musulmans d’origine étrangère, à avoir une franche hostilité à mon égard et de fait, à être aveuglé quant au reste de mon discours. Je considère donc qu’il est grand temps de mener une analyse poussée sur le sujet, afin de lever toute ambiguïté et que tous ceux qui accepteront sincèrement de chercher la vérité, iront au bout du raisonnement.

Afin d’illustrer mon propos, je vais vous rapporter ici une expérience vécue. Nous sommes au printemps 2018. Voilà maintenant plus de quatre ans, dont deux à temps plein, que je travaille en tant que bénévole dans une association caritative musulmane. Nous venons en aide principalement au population immigrées du quartier de Pablo Picasso. Un quartier très dur, et gangrené par la drogue. Là-bas, ce sont les racailles qui font la loi. La police ne s’y aventure que munie de gilets pare-balles, et ce, de manière très épisodique. Je vois mal qui que ce soit me prétendre le contraire. Pour l’anecdote, je me souviens très bien d’un jeune, au demeurant très poli mais toujours un peu “stone”, qui venait prendre un colis pour sa mère et qui ouvre sa banane pour s’acquitter de sa participation, me laissant voir une monstrueuse liasse de billets. Parfois, on se demande vraiment à quoi on sert. Heureusement que ces cas sont rares, car je n’aurais jamais pu tenir aussi longtemps. Depuis l’hiver, tous les jeudis, nous nous rendons à la porte de la Chapelle, pour nourrir les migrants. C’est un travail colossal. Un grand nombre de gens sont mobilisés dans un long moment. Sans une grande foi, un tel travail, est impossible. Autant que les choses soient claires. Tous ceux qui ont tenté l’aventure en partant de rien, ont compris que c’était aussi un travail de longue haleine et de patience. Je n’ai pas compté mon énergie. Personne ne pourra le contester. Ainsi que ma sincérité, mon dévouement et surtout mon désintérêt. Ce n’est pas dans mes habitudes de chercher à me légitimer et d’instrumentaliser mes actions pour appuyer mon propos, mais il me semble que le sujet est si crucial qu’il mérite d’établir la justice.

Alors bien sur, certains pourront argumenter que mon départ précipité, apparemment inexplicable, et inexpliqué, me dessert et me décrédibilise totalement. Certes. C’est un point de vue qui se défend. C’est là où la foi entre en jeu. Le plan du Créateur me concernant devait en passer par là. Pour pouvoir m’investir totalement dans de nouvelles missions, il me fallait me dégager de mes obligations quotidiennes. Alors peut-être qu’il est beaucoup plus difficile de percevoir les retombées en matière de foi de tout ce que j’ai pu faire depuis le mois de mai 2018. Les plans de Dieu sont parfois impénétrables. Tous ce que je puis dire, c’est que les événements bouleversants actuels entrent en résonance avec ces actions des derniers mois. Le puzzle achève de se mettre en place. A vrai dire, ce n’est qu’une question de temps avant que chacun bascule dans la vérité. Plus cela se fera tard, plus ce sera douloureux.

Le décor étant planté et les choses mises au point, passons à l’expérience proprement dite. J’étais donc à une distribution, comme d’habitude à mon poste dans le camion pour le décharger. Lorsque tout à coup, je vis une tête familière. Il s’agit d’une femme que j’avais rencontré chez les Indignés. Une femme musulmane, se présentant comme croyante, et qui milite dans les cercles de l’ultra-gauche à tendance clairement antifasciste/antiraciste. Elle est très contente de me revoir et me pose plein de questions. Elle m’explique qu’elle est là tous les jours avec les migrants. Pas forcément à les nourrir, mais à les aider de toutes les manières possibles. J’aurais du me méfier à ce moment là. A mon tour, j’explique le fonctionnement de l’association, tout en m’appliquant à ne faire aucun prosélytisme ou pression psychologique en instrumentalisant la religion. C’est une critique récurrente que j’ai à l’encontre d’un grand nombre de musulmans, par souci de cohérence, je dois donc être rigoureux sur la question. En effet, la dame ne porte pas le voile, et dans les critères usuels de la communauté telle que je la connais, son comportement social ne correspond en rien aux préceptes de l’Islam: mixité, alimentation, habillements, idéologie, etc etc… Qu’importe la façon qu’ont les gens de vivre leur foi, du moment que leur comportement global reste cohérent. Si elle vient en aide aux migrants, alors voilà qui est parfait. Je ne demande qu’à interagir avec des gens de bonne volonté. Mais voilà que le premier grain de sable vient se glisser: une autre femme, arabe elle aussi, et que je n’ai jamais vu de ma vie, s’interpose dans la conversation en me tournant le dos. Elle dit sur un ton passablement en colère: “Il ne faut pas leur faire confiance!” Il est facile de comprendre qu’elle met tous les croyants dans le même sac. Accusation de dogmatisme en réalité. Ce à quoi, la première dame répond qu’elle me connait et que je suis quelqu’un de bien. Elle veut me faire confiance. Un peu refroidi, je laissais tout de même la porte ouverte et donnait mon numéro de téléphone afin de mener des actions coordonnées entre notre association et son groupe.

Par la suite, je vais donc recevoir plusieurs textos de demande de dons. Il est question de Coran, de cahier, de vêtements, de kits de toilette, etc etc… Le tout ponctué d’un “l’aumône est un devoir.” selon les techniques employées par les prédicateurs qui se posent en référant juridique religieux au sein de la communauté. Déjà là, le ton employé me gêne quelque peu. Je n’aime pas trop que l’on instrumentalise la foi des gens, d’un coté ou de l’autre. Nous allons répondre à sa demande en ce qui concerne les Corans, ainsi que les fournitures scolaires. Toutefois, elle ne veut pas dire où sont cachés les migrants, et insiste pour rester en tant qu’intermédiaire. Nous devons fournir et puis c’est tout. Ce n’est pas trop dans la politique de l’association. Enfin, je reçois un dernier message. Il est question de la fac de Tolbiac qui est occupée par ses camarades et où ils ont placés des migrants afin de faire du chiffre pour compenser leur rang, tout en leur faisant miroiter un endroit au chaud, tout en exposant ces populations fragiles à la violence policière. Selon moi, il ne s’agit que de manipulation politique pure et simple. Autant que les choses soient claires: le communisme est une idéologie matérialiste ennemi du monothéisme. Les “camarades” n’ont pour autre ambition que de dissoudre l’identité de ces migrants afin de les fondre dans une idéologie et une culture universelle sans racine. Un seul mot me vient: abject. Et ce qui est d’autant plus abject, c’est que si vous vous opposez à cela et venez défendre l’identité de ces pauvres gens, vous vous voyez exposé à la menace d’être traité de fasciste et de raciste. Voire plus si affinités. Je n’ai donc pas souhaité poursuivre nos échanges. Il était hors de question que l’association serve des intérêts politique qui lui sont clairement hostile. Ces gens ne doutent réellement de rien. Ils sont prêts à toutes les bassesses.

Je pourrais vous citer également une autre petite anecdote qui vient compléter celle-ci. Cette fois, ce n’était pas à la Chapelle mais à l’hôpital de Nanterre, le samedi, rendez-vous incontournable pour tous les exclus depuis fin 2011, auquel je participais depuis début 2014. Un migrant, ils ne sont pas nombreux là-bas, s’était mêlé à la queue. Je ne sais plus pour quelle raison, j’ai du le remettre en place. C’est inévitable dans ce genre de situation. Il est essentiel d’être ferme avec les gens en difficultés. C’est avant tout pour leur bien, puisqu’il faut assurer la distribution dans le calme et la discipline. C’est parfois un exercice de haute voltige et il faut parfois accepter de lourds reproches. J’avoue avoir été plus souvent laxiste pour éviter ces conflits. Mais cette fois là, je ne pouvais pas laisser passer. L’homme s’est alors immédiatement emporter et m’a traité de raciste. Il a poursuivi en adoptant un discours clairement gauchiste. Ca en était risible tellement ce n’était pas du tout en accord avec sa culture dont il était encore totalement imprégné puisque fraîchement débarqué en Europe. Toute l’idéologie nihiliste avait contaminé son esprit. C’était consternant. Heureusement, tous les gens autour, maghrébins et fiers de leur identité, lui sont tombés dessus pour le remettre en place. J’imagine qu’il a du les prendre pour des racistes aussi, et a préféré se taire à cause de la loi du nombre. Mais peut-être qu’il s’agit là d’un procédé d’intention de ma part et qu’il a recouvert la raison immédiatement. Soupir.

Un autre exemple. C’est l’histoire d’un homme arrivé en France clandestinement il y a maintenant plusieurs années en provenance d’Asie du nord. C’est un homme courageux, poli, avenant et surtout travailleur. Je le connais personnellement. Aussi curieux que cela puisse paraître, il n’est pas musulman, mais, par une suite de hasards, il s’est trouvé une place au sein de la communauté de sa ville. Je sais qu’il travaille régulièrement à la mosquée. N’ayant pas de papiers, il ne peut faire guère plus que du bénévolat de manière légale. Et il m’apparaît difficile de lui faire miroiter le Jannah pour sa participation. Le bénévolat ne nourrit pas. Il apparaît clair qu’il nécessite une source de revenue. Je ne vais pas creuser le sujet plus avant, mais n’importe qui trouverait ça très curieux. Tant du point de vue civil que du point de vue religieux. Et de l’argent, il en a besoin le pauvre, car certains ont flairé le filon. En effet, dès son arrivée il a été pris en charge par un réseau qui lui fait miroiter l’espoir de lui fournir des papiers. Alors, au début cela a commencé par quelques centaines d’euros. Et puis progressivement, ils ont demandé beaucoup plus. Les techniques d’escroquerie habituelles. Comment un sans-papier, sans lien avec sa communauté d’origine, sans famille, peut-il faire face à une telle situation? Ce n’est qu’un exemple parmi d’autres. Nous savons très bien quelles sont les filières lucratives pour s’enrichir sur le dos des travailleurs sans-papier. Et ne croyez pas que l’état ne participe pas à l’esclavage. Il le fait de manière détourné, par la sous-traitance. De la manière la plus hypocrite qui soit.

Parlons-en des hypocrites. Car je peux décerner la palme! Il se trouve que l’association dans laquelle je travaillais afin de nourrir les nécessiteux, s’est mis en rapport avec une entreprise d’abattage rituel qui a un modèle économique un peu particulier. Elle propose à des familles souhaitant faire un don, de financer le sacrifice d’une animal qui sera ensuite donné à des associations caritatives musulmanes. Cela évite aux familles de chercher un destinataire pour le don. En soi, ce n’est pas une mauvaise idée, puisque il s’agit d’optimiser le don de la manière la plus efficace en le répartissant sur un plus grand nombre. Tout peut sembler pour le mieux. Sauf que, ceux qui travaillent à la découpe, et qui parlent à peine le français, n’ont certainement pas de papier. D’ailleurs, ils ne sont même pas musulmans. Forcément, c’est toujours plus simple d’exploiter des gens qui ne sont pas de sa communauté. “Ce sont des kouffars mon frère! Ils sont voués au feu!”
Au moment de rendre les comptes au Créateur, je ne voudrais certes pas à être à la place de ces gens.

Un dernier mot, à propos de cette affaire de migrants trouvés dans un camion citerne et remis à la police par des Gilets jaunes. Nos chères associations sont montés au créneau en accusant les Gilets de tous les maux. On ne peut pas trouver là, meilleur exemple de dissonance cognitive. A ce que je sache, le trafic de clandestin est répréhensible. Le conducteur du camion était en faute. Et il y a de forte chance que cette personne a été rétribuée pour son coup de pouce hautement philanthropique. Croyez-moi, être migrant cela revient très cher. Ce n’est pas une activité de crève-la-dalle. Ceux qui sont dans la misère et la malnutrition n’ont pas l’énergie et surtout pas l’argent pour pouvoir tenter l’aventure.
La palme revient tout de même au syndicat CGT des douanes, attention on ne parle pas ici d’une association de no-borders agissant sur des subventions étatiques, non nous parlons bien de fonctionnaires en contrat à durée indéterminé avec l’état et assermentés, chargés du contrôle du flux des biens au travers des frontières, qui milite activement pour un total laxisme sur les flux de personnes. C’est à légitimement se demander dans quelle mesure ces syndicats et leurs membres ne participent pas activement aux réseaux de trafic d’être humains pour des raisons idéologiques et aussi, soyons réalistes, des dessous de table.
Et tout cela sur le dos du contribuable! Et au nom du bien! Et si vous dites le contraire, vous serez automatiquement catalogué comme un nostalgique des chambres à gaz. Cette dictature doit prendre fin. Et elle prendra fin!

A présent que des illustrations sont données, nous allons aborder la question du point de vue scripturaire.

Torah

Dans Levitique 19, il est question du principe de réciprocité à l’égard de l’étranger. Que les choses soient claires, le principe de réciprocité ne consiste pas à se contenter de dire “je t’aime” et de faire des bisous aux gens. Il s’agit de les aimer comme soi-même, c’est à dire d’être aussi exigeant à leur égard, que pour soi-même. Cela implique donc, de corriger les péchés commis par l’autre, dans la limite de ses capacités et de l’écoute adverse. Bien sur, pour se faire, pour chaque point traité, il convient soi-même d’avoir fait le travail sur soi en amont. Chacun peut donc parfaire l’autre suivant ses propres caractéristiques. C’est donc l’interaction mutuelle qui nous parfait aux yeux du Créateur. Dans le cas d’un étranger, si celui-ci n’adhère pas au système de croyance du pays, il apparaît impossible d’exiger de lui de se conformer à ses valeurs et donc de le traiter en prochain (prochain en terme biblique signifie coreligionnaire et n’a pas de dimension universelle). De la Torah, va donc émerger un système communautariste.
Un point sur le mot “Goy”. En terme biblique ancien, (la signification moderne de ce mot n’a à mes yeux aucune espèce d’importance, nous parlons ici de théologie) goy signifie “nation”. L’état d’Israël moderne est donc un goy comme les autres. Dans la Torah, le concept de concert des nations est omniprésent jusqu’à la fin des temps. Le mondialisme est totalement étranger à la Torah.

Évangile

On entend souvent que le “Christ” serait communiste. Qu’il serait un camarade. Il n’y a rien de plus faux. Le christianisme originel n’est pas une doctrine anticapitaliste. C’est une trahison complète des écritures. Bien sur, les gens défendant cette thèse, s’appuient sur l’ordre donné à un riche de quitter toute sa fortune. Permettez-moi de douter grandement de ce passage évangélique. Il s’agit surement d’un effet d’exagération stylistique destiné à appuyer un propos, qui est dans la droite ligne de nombreux passages des évangiles, et qui a surement été déformé. Dans cet esprit, nous trouvons ce célèbre passage des Actes des Apôtres, où un riche est frappé de mort subite pour avoir dissimulé une partie de sa fortune. Ce que l’on nous décrit là, c’est que Dieu serait en train de former une église de communistes, ni plus ni moins. Les rédacteurs ont imposé là leur propre idéologie. Jusqu’à faire intervenir Dieu directement pour punir tous ceux qui ne pensent pas comme eux. Voilà bien les plus grands ennemis de Dieu. Comment ont-ils pu oser faire pareille chose? Cette anecdote est-elle basée sur du concret ou est-elle une pure affabulation? Peu importe, dans la mesure où cette pseudo communauté chrétienne primitive a été balayée par le temps puisque illégitime. La suite de l’histoire du christianisme n’a rien à avoir avec le communautarisme de bien. Bien sur l’idéologie ne s’est pas totalement éteinte et cela a donné naissance au monachisme. Monachisme dont le Créateur se désavoue dans le Coran. L’évolution de cette idéologie au sein de la civilisation chrétienne a abouti au communisme tel qu’on la connu au 20ème siècle. Avec toute sa dureté et surtout sa persécution systématique et impitoyable de toutes les communautés religieuses. Il serait bon que tous ceux qui adhèrent à ces idéologies et se prétendent croyants, n’oublient jamais ce fait imprescriptible et inéluctable dans tout processus communisant. Je vous renvoie à un documentaire sur internet, qui livre une analyse du communisme comme doctrine ésotérique à part entière. La transcendance a tout simplement était remplacée par l’image du père de la nation. Les exemples, passés et modernes, abondent en ce sens (URSS, Chine, Corée du nord, etc…)

Coran

Le Créateur, dans le Coran, nous informe qu’Il nous a créés dans différentes communautés afin que nous connaissions et interagissions. Nous reprenons le principe de réciprocité, principe individuel, reporté à l’échelle des Nations. Ainsi, une nation qui a reçu une part de la révélation, est en mesure de partager son capital spirituel dans un domaine, avec une autre nation qui aura reçu une autre part. Encore une fois, le mondialisme est totalement étranger au Coran. Les hadiths dont certains se servent pour prôner une idéologie destructrice des nations et promouvant une sorte de Oummah qui transcende les clivages culturels, sont soit faux, soit mal interprétés. Nous voyons bien l’évolution du concept de Nations au travers de la Révélation, puisque de la Torah, propice au communautarisme d’un groupe seul dans un monde polythéiste, nous sommes parvenus à un ensemble de communautés nombreuses chacune dépositaire d’une partie de la Vérité.

Ainsi tout individu d’un groupe qui n’acceptera pas de comprendre qu’il doit s’abreuver aux sources spirituelles des autres communautés, n’aura pas sa part dans le monde à venir.

La conclusion est donc bien:

Nous resterons ensemble dans l’ordre ancien des Nations.
Et tout le monde, nous disons bien, tout le monde, pourra y participer.

Je ne vais pas vous faire l’offense de décortiquer ce principe.

Justice de l’aumône

Coran 17. Coran 17.29. Ne porte pas ta main enchaînée à ton cou [par avarice], et ne l’étend pas non plus trop largement, sinon tu te trouveras blâmé et chagriné.

Ce qui signifie qu’en matière d’aumône, il convient avant tout d’être juste et non exubérant dans un sens où dans l’autre. Avant d’être généreux avec autrui, il faut déjà l’être avec soi-même et ensuite avec ses proches. Ceci est valable dans l’établissement d’une politique à l’échelle d’une nation. Le Coran invite à être généreux à l’égard des voyageurs indigents, donc des migrants. Mais adopter une politique migratoire est le fruit d’une idéologie mondialiste, donc étranger au monothéisme. Il est essentiel de bien comprendre cette nuance. Ce n’est pas aider les pays étranger que de favoriser un départ massif de leur population en âge de travailler. C’est même criminel. Ce n’est pas un hasard si le métier de passeur est très lucratif et aux mains de mafias. Chacun conclura sur le rôle joué par nos élites.

De même, il convient de toujours préférer faire des dons directement aux personnes, sinon aux petites associations locales, afin de toujours maîtriser leur destination. Un don est une responsabilité. La déléguer en est une autre. Les associations internationales servent systématiquement des intérêts politiques. Les plus hypocrites prétendent servir la communauté des croyants. Attention, cela ne signifie pas que tous ceux qui y travaillent sont des hypocrites. Les hommes de mal se servent toujours des hommes de bien. C’est ainsi que le monde est fait.

Paix sur vous.

Petite remarque:
Il est tout à fait logique que la grande majorité de la violence qui s’est abattue sur Paris soit issue des milices antifas. C’est qu’en réalité, l’idéologie antifa est une excroissance anarchiste du paradigme des élites mondialistes. Notre gouvernement incarne l’autorité. Les antifas sont leur opposé, ils incarnent l’anarchisme. Cette violence provient de la nature nihiliste du paradigme que partage ces deux entités qui s’opposent sur l’axe du rapport à l’autorité de l’état.

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