Hubert et l’argent d’Hubert

Hubert et l’argent d’Hubert

Les affaires ont toujours rythmé la vie politique. A chaque fois, on se dit: « Cette fois, c’est la bonne. Il est cuit! » Le cirque médiatique bat son plein. La révolution par la presse. Comme ça. Sans trop se fatiguer. La destitution par le vote. Et puis tout retombe comme un soufflé raté et chacun reprend le flambeau de sa lutte/fond de commerce.

Mais cette fois cela semble sérieux. Nous avons tout de même là affaire à une coordination de l’élite journalistique européenne. Penchons nous sur le sujet. Il se trouve que la crise des taxis en 2015 avait été à l’origine d’une réflexion menée dans un article. Et pas des moindres, puisqu’il est question de l’enjeu principal du deuxième changement messianique de paradigme. Voici le lien:

http://www.stephanpain.com/2015/06/29/le-nouveau-changement-de-paradigme/

Nous entrons donc dans l’ère numérique et plus personne ne saurait être conditionné par sa naissance pour progresser dans sa foi. Il ne s’agit pas d’un coup de génie ou d’une divination. Un simple constat de fait. L’Histoire avance. Il s’agit simplement d’en saisir l’esprit. L’actuel personnage à la tête de l’exécutif l’avait bien saisi. Corruption ou pas, je ne me prononcerais pas sur la question. Vous savez très bien les liens étroits entre argent et pouvoir. Tout le monde a bien compris que la corruption a changé de nature. Le gouvernement de 2015 a beau jeu de passer pour des défenseurs d’intérêts. Ces derniers ne sont pas ceux du peuple mais d’une poignée de privilégiés. La ligne de défense actuelle est clair: assumer la trahison. Assumer de faire entrer le monde du travail dans une ère nouvelle. Avec, bien évidemment, son bon et son mauvais. Le temps juge.

Je ne dirais qu’une chose: chacun son domaine. Un banquier à la tête de l’état reste un banquier. Si comprendre les changements du monde économique peut légitimer cette trahison, cela ne justifie pas tout. L’homme s’est imaginé incarner le corps du roi. Il a voulu mener le monde dans une nouvelle dimension politique en dépassant les parties. Certes.

La réalité, et c’est ce que l’histoire a d’ores et déjà retenu, est que ce fameux corps du roi a été incarné par les Gilets jaunes. C’est ce corps en réel mouvement, qui, bien loin de prétendre ou de théoriser quoi que ce soit, a radicalement et profondément changé l’esprit politique. Un avant et un après. Il y a ceux dans le déni et il y a ceux dans la vérité.

Chacun sa place. C’est ainsi.

Fort de cette compréhension et après avoir lu mon dernier article, za’er, on pourrait y trouver là matière à réflexion et déclarer une profonde contradiction entre le « patriarcat » scripturaire et le paradigme numérique. Transmission héréditaire ou horizontale? Abolir ou accomplir?

Voici ma réponse. L’humain passe grossièrement par 3 phases: l’éducation, la transmission et la maturation. Chaque phase correspond à des périodes de la vie. Durant notre enfance, nous absorbons, nous n’avons pas la capacité d’élaborer une pensée critique. Nous sommes soumis à l’éducation nationale qui est extrêmement cadrée idéologiquement, et vulnérables à la société de consommation qui formate dans un autre registre. La responsabilité des parents croyants est donc énorme. Mais le réel travail d’apprentissage de la foi, ce n’est pas dans le lien parents-enfants. C’est celui de l’adulte face à ses responsabilités. En mettant ses croyances en perspective, il doit en reposer les fondements et tout reconstruire. Il effectue là le réel travail sur lui-même. C’est à ce moment là que l’outil numérique devient son allié. Il a acquis la capacité de discernement pour aller dans la bonne direction. Ou pas. Nous voyons donc bien qu’il n’y a aucune contradiction entre le système patriarcal de transmission et l’apprentissage numérique de la connaissance de la Révélation. Maintenant, gardez bien en tête que les principales sources auxquelles je m’abreuve pour élaborer la théologie sont des sources traditionnelles. Les algorithmes du Tube ou du gros Gégé ne sont pas programmés pour saisir les subtilités entre enseignements traditionnels et new-age. A dessein. C’est ainsi qu’une quantité illimitée de choses sont proposés. Le net est rempli d’enseignements fondés sur le néant. Et ils rencontrent un réel succès. Les chiffres sont sans commune mesure. La nature humaine a horreur du vide.

Quant à la problématique de la mutation du métier de taxi (formation, mise en relation, modèle économique et contrôle qualité), et de manière plus globale de l’économie, gageons qu’il y a possibilité de se servir de l’analogie avec la transmission de la foi pour trouver une issue politique favorable et qui bénéficie à tous. Mais nous sortons du domaine de mes compétences.

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