Transformer le plomb de l’actualité en or pour les générations à venir.
Ce qui appartenait jusqu’ici au domaine des romans d’anticipation dystopiques vient de devenir réalité. Bien sur que la mort est omniprésente dans les médias. Bien sur que la violence s’invite sur les écrans sans forcément demander la permission. Et bien sur que depuis longtemps le concept d’exposer en direct des interactions entre des humains en vase clos s’est largement diffusé dans le monde entier. Nous savons également qu’internet possède une face cachée où il n’y a aucune limite à l’horreur. Mais le drame qui vient de se jouer était sur une plateforme accessible au grand public et la mort bien réelle. Le torrent de réaction a très vite débordé en un fleuve à l’international. L’humanité a réalisé qu’elle venait de basculer dans une nouvelle ère. Cette mort a une portée tellement énorme que le monde entier prend conscience de ce qui vient de se passer. Un sentiment de colère s’empare de tous. Les uns pour dénoncer la barbarie, les autres pour dénoncer une injustice à leur égard. Sur les réseaux, les deux camps se polarisent. Il est difficile de se faire une réelle idée de leur ampleur puisque personne n’a une vision de l’ensemble du réseau. Chacun est cantonné dans son espace rassurant d’expression. Certains pourraient utiliser l’expression anglophone de « safe space ». C’est peut-être ce sentiment d’ignorance qui terrifie un grand nombre et génère des réactions épidermiques. La soif de justice anime tout le monde. Mais plus l’affaire se développe, plus chacun comprend que la résoudre va s’avérer extrêmement complexe sur le plan judiciaire. Et elle possède des ramifications chez un grand nombre d’acteurs: médias, exécutif, justice, régulateurs…
Nous n’avons alors pas le choix, il faut sortir de la crise par le haut. Et je dois avouer que c’est la première fois que j’ai autant de mal à débuter un article. J’ai passé une grande partie de ces derniers jours à visionner des réactions d’influenceurs connus et inconnus. Parmi eux, un homme a choisi d’aborder le sujet par l’angle théologique. En tant que chrétien, il cherchait à démontrer la supériorité du christianisme sur l’Islam en avançant que l’affaire était un produit de la civilisation islamique. Bien évidemment, même si les protagonistes se revendiquent de culture musulmane, les uns par la naissance et les autres par la conversion, il parait abusif d’effectuer une telle généralité. Mais la machine à amalgame est emballée et cette fois il parait difficile de l’enrayer. Bon nombres de musulmans se désavouent et dénoncent des comportements qui n’ont rien d’islamique. Pour trancher sur la nature réelle de l’écosystème de ce collectif internet, il me semble que tout peut se résumer par la forme des funérailles choisi certainement par les acolytes, qui revendiquait à la fois une intimité avec le défunt et sa tutelle spirituelle (ce sont les mots employés et ils dépassent le cadre de la mise en scène) plutôt que par la famille: la crémation. La crémation est formellement proscrite en Islam et dans le monothéisme authentique. Étant donné les ressources financières des comparses, il est clair que ce sont bien les réelles convictions de foi qui se sont exprimées au travers de ce choix. La suite de son raisonnement est correcte, à savoir qu’effectivement le sacrifice des êtres humains est le carburant de la foi en Mammon le maudit. Sacrifier sur l’autel de l’argent roi: telle est sa devise. L’entité se repait d’autant plus de ce cadavre si symbolique. Serait-on entré dans le règne de la bête? C’est tout l’inverse. L’homme expose le christianisme comme étant la seule religion où le sacrifice échappe à la logique païenne. Le Messie envoyé par le Créateur se sacrifierait pour sauver l’humanité tout entière. Il faut faire ici abstraction du concept de divinité qui s’incarne pour se sacrifier car tout musulman n’y verra que la résurgence de croyance païenne, ce qui constitue une contradiction flagrante. Depuis l’antiquité, la foi chrétienne a évolué, et l’ensemble des fidèles ne confond pas la dimension païenne d’un tel récit avec la doctrine du Salut. Le coeur du message chrétien c’est l’idée du sacrifice du Messie pour racheter les péchés du monde: la Passion serait donc un sacrifice expiatoire. Quelque soit la branche chrétienne, cette idée est fondatrice de la foi. Sa compréhension, bien loin de la théologie parfois complexe, est clairement vulgarisée pour être compréhensible par tous. La foi dans le sacrifice du Messie rachèterait les péchés. Certains croyants répètent cela comme un mantra. Islam et christianisme paraissent si différents et irréconciliables. Il semble échapper aux musulmans que les premiers chrétiens, ceux qui ont produit les évangiles étaient des disciples d’un prophète reconnu par le Coran. Les premiers disciples étaient donc bel et bien des « salafs ». Si les images que l’on peut se faire des deux communautés de disciples sont si différentes, cela ne signifie pas que l’une ou l’autre ne faisait pas la volonté de Dieu selon la perception du camp adverse, mais bien que ces images sont corrompues. Nous en déduisons que si les images sont corrompues, certaines interprétations des textes, voire certains textes, sont corrompues.
Petites frappes
La culture des protagonistes de l’affaire n’est pas islamique, elle appartient à une sphère globaliste qui possède une composante moderne mais aussi à un paganisme intemporel. Cependant, il demeure une trame islamique. Malgré les efforts de certains qui pourraient être tenté de les écarter de la communauté, il n’en demeure pas moins qu’ils y restent attachés. Le fil est ténu, certes, mais existant. Le virilisme omniprésent dans la Ummah n’est pas le produit de la parole divine mais bien le reliquat du paganisme qui n’a jamais vraiment abandonné la partie. Ce virilisme est composé de domination et d’humiliation verbale et, bien entendu, s’étend jusqu’à la violence. Toute personne qui a fréquenté les mosquées sait très bien que la violence familiale est omniprésente dans la majeure partie des foyers musulmans. Cette violence rejaillit à l’échelle nationale, voire internationale (je ne vais pas citer d’exemple mais tout le monde comprend). Que ceux-ci soient maghrébins, sub-sahariens, arabes ou nord-asiatiques. Il semblerait que les populations sud-asiatiques soient plus apaisées, individuellement et collectivement. Si la violence peut s’infiltrer si facilement dans les foyers musulmans, la cause en est une interprétation orientée en ce sens du Coran. Le verset qui me semble représentatif est celui-ci, dans sa traduction/interprétation usuelle:
4.34. Les hommes ont autorité sur les femmes, en raison des faveurs qu’Allah accorde à ceux-là sur celles-ci, et aussi à cause des dépenses qu’ils font de leurs bien. Les femmes vertueuses sont obéissantes (à leurs maris), et protègent ce qui doit être protégé, pendant l’absence de leurs époux, avec la protection d’Allah. Et quant à celles dont vous craignez la désobéissance, exhortez-les, éloignez-vous d’elles dans leurs lits et frappez-les. Si elles arrivent à vous obéir, alors ne cherchez plus de voie contre elles, car Allah est certes, Haut et Grand !
Si le Créateur lui-même devait ordonner à ses fidèles d’employer la violence à l’endroit de sa femme, celle-ci va naturellement s’employer sur tout membre de la famille. De même, la proximité fraternelle, l’amitié, vont être englobées dans ce schéma éducatif. Dans l’affaire qui nous préoccupe, même si l’on peut envisager que tout soit mis en scène, il n’en demeure pas moins que la corrélation entre la fraternité, l’intimité, la tutelle, l’enseignement et la violence ne peut se démentir. Si le rapport de domination/soumission peut être questionné, la culture exprimée ne souffre pas d’ambiguïté. Le « frappez-les » introduit ici dans ce verset est un fond moral qui émanerait de Dieu lui-même. Même en étant très éloigné de Lui, la référence est là. Bien sur, pour un grand nombre de croyant, la violence n’est pas une solution éducative, et un grand nombre d’imams essaient de diluer le verbe dans de la douceur. Frapper avec des objets doux… etc. Il n’empêche que la porte est ouverte. Il ne vous prendra pas beaucoup de temps pour remettre le verbe à sa juste place. La méthode d’étude coranique la plus simple peut être employée ici: la liste des occurrences de la racine dharaba. La majeure partie de celles-ci ont le sens de la « mis en avant », tandis que d’autres décrivent un déplacement du type voyage. Nous comprenons alors que la logique de gradation qui est clairement exprimée ici dans ce verset ne mène absolument pas à la violence, mais à un déplacement.
Premier étape: la réprimande, la concertation
Deuxième étape: l’éloignement dans le lit conjugal. C’est une mesure hautement symbolique pour un couple marié étant donné le statut de ce lit. Cependant le conflit ne quitte pas le cadre du couple et les autres membres du foyer peuvent ignorer ce qui se passe.
Dernière étape: la sortie/déplacement en dehors du foyer. Si les choses ne s’améliorent pas, alors il faut en venir à la séparation physique entre la femme fautive et son foyer. Cette fois, l’affaire éclate au grand jour. Nous avons donc aussi cette dimension de « mis en avant » que contient le verbe dharaba. L’expulsion du foyer constitue une mise en lumière du conflit pour l’extérieur. Il est certain que cette mesure peut être considérée pour l’homme comme une honte qui rejaillit sur lui et son foyer. Voilà pourquoi la solution de la violence trouve plus facilement sa voie. Pour beaucoup il sera préférable d’entretenir un climat de terreur plutot que d’affronter l’échec aux yeux de l’extérieur. La mécanique est implacable.
Mais l’étude de ce verset n’est pas fini. La dissymétrie de genre interpelle. Si l’on peut admettre que le fait de pourvoir aux ressources du foyer confère une certaine autorité qu’il convient de ne pas combattre, il n’en demeure pas moins que quelque chose ne fonctionne pas. Cette fois, il va falloir plonger plus avant dans le texte arabe. Tout d’abord la notion d’autorité. Le mot employé ici est d’avantage dans le sens de la fermeté. Non pas fermeté de l’homme envers la femme, mais de la fermeté avec lui-même dans le contrat qui le lie moralement avec Dieu au travers du mariage. Nous allons comprendre pourquoi. Ensuite, il est question de faveur accordé. La traduction insiste sur le genre, mais l’arabe est plus subtil. Les faveurs ne sont pas genrées. L’expression est entièrement au masculin. Il s’agit bien d’un masculin de neutralité. Cela indique que les faveurs ne sont pas limitées aux seuls hommes mais bien aux femmes aussi. En réalité, il y a réciprocité. Allah a accordé aux femmes et aux hommes des faveurs différentes et ils se complémentent. Ensuite il serait question de garder les biens du foyer en l’absence de l’homme. On a du mal à faire le lien avec le contexte si ce n’est la question des biens qui seraient uniquement un devoir masculin. L’arabe dit « hafiza al ghayb »: gardienne de l’invisible. Le verset poursuit en parlant d’une action faite par Allah en rapport avec cette garde. C’est une toute autre interprétation qui s’offre à nous. Il semblerait qu’Allah a attribué aux femmes au sein du couple, la garde de l’invisible. Autrement dit, les femmes détiendrait une autorité dans le rapport à la foi et les choses cachées. Elles seraient la porte qui empêche de pénétrer un monde interdit aux humains. Nous percevons alors l’énorme responsabilité qui pèse sur les épaules des femmes. Nous comprenons alors que les hommes, démunis en la matière, n’ont d’autre choix que de s’en remettre à leurs épouses et que si celles-ci en venaient à désobéir, non pas à leurs ordres profanes concernant la vie du foyer, mais bien aux lois divines qu’ils ont eu en dépot de la part d’Allah au travers de la Révélation, ils doivent prendre des mesures pour la protection de l’intégralité du foyer. Autrement dit, c’est la femme dont l’âme serait corrompue qui serait la plus même à s’adonner à la sorcellerie avec réussite.
Evidémment, cette interprétation peut être immédiatement corrompue par des esprits pervers. De gardienne de la porte, certains peuvent faire de la femme, la gardienne d’un savoir caché. Le ghayb serait habilement transformé d’un savoir interdit à tous à un savoir transmis à des initiés. Dans ce domaine, il est clair que c’est bel et bien dans le christianisme que ce concept va s’épanouir pleinement. Le personnage féminin qui apparait opportunément pour constater le tombeau vide du Messie est considéré par certains comme dépositaires d’un savoir caché. L’affaire est entendue. L’instant de révélation risque d’être violent pour tous ceux-là. Et croyez-moi que cette violence là, ils preferaient largement la pire des tortures à la place.
Expiration, expiation
La transition est ainsi facilitée vers le monde chrétien. Cette mise en parallèle entre la mort du Messie et celle de cet influenceur internet a surement trottée dans de nombreuses têtes. Nous allons voir comment nous pouvons tirer parti de celle-ci. Voilà de très nombreuses années que je réfléchis au récit de la Passion. Parmi les points abordés, l’un d’eux m’avait toujours dérangé: la demande de mise à mort de la foule. Pendant longtemps j’avais considéré ce passage comme un ajout destiné à minorer la responsabilité de Rome dans la mort du Messie dans le but de pacifier les relations entre les communautés chrétiennes naissantes et l’autorité. Avec cette nouvelle grille de lecture, nous comprenons que la foule présente qui répond au préfet romain n’est pas représentative de la population. A l’annonce de la capture du prophète, tous ceux qui se délectaient de sa mort sont venu assister au spectacle. Ces gens sont les mêmes, à quelques nuances religieuses près si l’on peut dire, qui assistaient activement (et c’est ça la grande nouveauté de cette mort en direct) au spectacle de la dégradation physique et mentale d’un homme. Nous comprenons alors que la mort du Messie ne se limite pas aux seules autorités. C’est bel et bien une oeuvre commune partagée entre les autorités du Temple, celles de Rome, et une part du peuple. Cette part du peuple prend le dessus sur l’ensemble par sa violence. Ce processus de domination, y compris dans les lieux de culte, est toujours en cours. Ce sont donc bien les éléments à dominance paienne qui controle les mosquées. Ironique? Mais ne nous dispersons pas, ce chapitre traite de l’égarement chrétien. A ce moment là du récit évangélique, ce sont bel et bien les violents qui prennent le dessus. Une toute autre forme de paganisme est sur le point d’entrer en scène. Je ne vais pas parler de la divinisation du Messie, le sujet a été maintes fois abordé. C’est beaucoup plus subtil. L’affaire qui fait l’actualité va nous aider en cela. Il ne fait pas de doute que la mort de cet homme ne s’inscrit pas dans la Révélation. Elle n’apporte donc pas le Salut. Comme nous l’avons vu ce serait un sacrifice à la divinité de l’argent. Eh bien ce que je soutiens ici, est que le sacrifice du Messie à la croix est de la même nature paienne. Ce sacrifice nous est présenté comme expiatoire, dans l’héritage des sacrifices du Temple de la Torah. Mais ce n’est pas du tout le cas. La Passion est un renouvellement de Pessa’h. Or Pessa’h n’est PAS un sacrifice expiatoire. Le sacrifice de l’agneau à Pessa’h est un sacrifice de mémoire destiné à se souvenir de la sortie d’Egypte, de la délivrance. Ce sacrifice a la particularité par rapport à tous les autres, a ne pas être expiatoire justement. Initialement il n’était pas effectué par un Kohen mais bien par les chefs de famille. Ce sacrifice familial de mémoire a été transformé en un sacrifice centralisé sous l’autorité royale par le 16 ème roi de Juda dont nous tairons le nom pour ne pas être obligé de le maudire une nouvelle fois. Lorsque le Messie fait face aux autorités du Temple au moment de Pessa’h pour leur affirmer leur corruption, il vient détruire ce pouvoir de sacrifice qu’ils se sont alloués. En réalité le Messie vient détruire l’oeuvre de corruption amorcé par ce roi impie et tous ceux qui l’ont supporté. La mort du Messie est la conséquence de tout un scénario polythéiste qui s’est infiltré insidieusement au sein de l’enseignement de la communauté des croyants jusqu’à devenir central. Nous voyons ici aisément le paralllèle avec l’affaire moderne puisque c’est bel et bien un système complexe de responsabilité de divers groupes qui a mené à la mort de cet homme.
Mais, comme je viens de le dire, le récit évangélique ne s’arrête pas là. La mort est une bascule. De l’égarement lié à la violence paienne nous allons passer à une autre forme d’égarement. Pour le comprendre, appuyons-nous sur l’actualité. Une grande partie des internautes prend prétexte à cette histoire pour alimenter la machine à bouc émissaire. L’islamo-racaille serait le mal à combattre. Mais ce n’est pas la corruption de cette partie là qui est la plus interressante dans notre étude, mais plutot celle de la majorité des indignés. En réalité, l’indignation est une forme de signalement de vertu. En se mettant en colère et en pointant du doigt tous les responsables directs de l’histoire, les gens se dédouanent de toute responsabilité. La responsabilité collective ne les concernent en aucun cas. Seulement le problème, et là je parodie un passage célèbre des évangiles, que celui qui n’a jamais fermé les yeux devant une injustice se croit autoriser à se mettre en colère! La violence au quotidien s’exprime sous tant de forme, qu’il est impossible à qui que ce soit de se prémunir de lacheté. Et je ne me considère pas comme extérieur au groupe. Combien de fois ai-je laissé aller certaines choses par lacheté? On finit par être catalogué comme celui qui ne laisse rien passer et on finit par être detesté. SI l’on veut avoir une vie sociale équilibrée, il faut parfois se taire. Nous comprenons que le juste est celui qui sait se taire et parler quand il le faut. C’est tout une vie de pratique. Reconnaissons que la radicalité des évangiles, notamment sur cette question de la lapidation de la femme adultère n’a aucune réalité. Bien sur que les hommes qui jugent sont imparfaits, mais il faut bien juger sinon la société serait invivable. Nous en déduisons que ce récit est inventé, comme d’autres qui ne sont que des enseignements rabbiniques réhabillés d’un vernis chrétien.
Le signalement de vertu nous mène à la dimension expiatoire. Si le sacrifice de la croix est d’origine paîenne, voulu par la composante corrompu de la foi d’Israël, alors il ne peut avoir de dimension expiatoire. Le sacrifice de la croix ne rachète pas les péchés. Le sacrifice réel de Pessa’h, encore une fois, est l’eucharistie instituée lors de la Cène. Le sacrifice est celui du pain et du vin. Il est un sacrifice de mémoire comme le dit le Messie: « Faites ceci en mémoire de moi. » Voilà pourquoi le Coran est si ambigu sur la question du sacrifice à la croix. Si nous le lisons bien, le Coran ne nie pas le sacrifice à la croix. Il dit simplement que ce sacrifice n’est pas le fait des gens du Livre. Mais le Coran ne peut l’annoncer comme une volonté divine car il ne l’est pas. Ce sacrifice est un sacrifice paien. Une corruption majeure introduite au sein d’un moment clef de la Révélation. Je vous invite à relire l’article « le troisième jour » pour l’explication scripturaire en lien avec Esaie 53. En résumé, le texte rapporte un dialogue entre les croyants et Dieu sur la question du sacrifice du Messie. Ils demandent si il s’agit d’un sacrifice expiatoire et Dieu répond que c’est par sa sagesse que le Messie apporte le Salut. Mais cette sagesse ne prend pas toute sa dimension à la croix, mais à son retour, quand il expose clairement tout cela et détruit les mauvaises interprétations.
Il faut que chacun se sente coupable et fasse repentance dans son rapport à la violence ou bien dans sa volonté de domination morale par le signalement de vertu.
A présent, deux camps vont se former: ceux qui accepteront cela et ceux qui le refuseront. C’est ainsi que le jugement de ce Jour sera rendu.
Que la paix soit sur vous.