Les 30 deniers

Les 30 deniers

Dernières modifications le 31 janvier 2017·19 minutes de lecture

Il y a un an exactement, je concluais que les juifs du premier siècle avaient reconnu le Messie. L’indice qui me faisait aboutir à cette conclusion est l’abandon du sacrifice de l’agneau. Cet abandon ne correspond pas à la destruction du Temple mais à la période de la révolte de Bar Kochba en +132. Cet indice va de pair avec l’écriture dans le Cantique des Cantiques. Lire l’article Noli me Tangere (f). Aujourd’hui, nous allons constater que les liens avec les anciennes écritures sont plus étendus et les indices plus nombreux.

Du Shekel au Denier

Le denier était une monnaie d’argent romaine en vigueur dans tout l’empire. C’est son utilisation en Judée qui va être la cause de la présence de changeurs dans le Temple. En effet, des pièces frappées à l’effigie d’un adorateur d’idole ne pouvaient pénétrer dans l’enceinte sacrée. C’est le fameux épisode des marchands du Temple. Le poids en argent des deniers était d’un peu moins de 4 grammes. 3,96g pour être précis. La somme remise à Judas (30 deniers) pour le prix de sa trahison avait donc un poids de 120 grammes d’argent. Des historiens ont cherché à évaluer cette somme en une valeur moderne. Ils ont trouvé une valeur relativement basse et se sont étonnés. Puis se sont perdus en spéculation pour trouver une raison valable. En réalité, pour comprendre, il fallait non pas se diriger vers le présent mais vers un passé plus lointain. Cette histoire en rappelle une autre: celle de la vente de Joseph, paix sur lui. Joseph, selon l’idée de Juda, a été vendu pour 20 sicles d’argent (shekels). Or, le sicle, à cette époque, était de 6 grammes d’argent. Nous voilà bien avec 120 grammes d’argent. Bien sur, chacun aura remarqué le lien entre ces 120g et les 12 tribus. Ne perdons pas de vue non plus, que l’histoire de Joseph dans le Coran est remarquable à plus d’un titre. Elle est la douzième sourate. L’histoire est racontée d’une seule traite et il n’est fait nul part ailleurs de Joseph dans le Coran. Enfin, les spécialistes en arabe coranique affirment que c’est la sourate la plus belle. Tandis que dans la Torah, elle occupe le dernier tiers de Genèse (Ch 37- 50). L’importance aux yeux de Dieu de l’histoire de Joseph, montre que celle-ci enferme des secrets liés au salut de l’humanité.

De Nissan à Tichri

Sur internet, vous pouvez accéder à de nombreuses conférences de rabbins. Ils sont passés maitre dans l’art de décoder la Torah. Ainsi, le parallèle a bien été fait entre les trois grandes communautés du Livre, Juifs, Chrétiens et Musulmans et les trois nations décrites dans Genèse, Israël, Edom et Ismaël. La situation actuelle n’a donc rien de surprenant pour nos chers rabbins. Certains théologiens chrétiens commencent à se pencher sur ces explications. Mais tout cela est encore bien timide. Si pour les Juifs, cela leur est aisé, c’est parce qu’ils se considèrent toujours comme le peuple de l’Alliance, ils ne craignent donc pas la bénédiction d’autres nations. Tandis que pour les Chrétiens, reconnaitre la légitimité de la révélation aux musulmans, c’est scinder la Vérité en deux, voire l’abandonner. Chose qu’ils ne peuvent concevoir. Sachant cela, il parait étonnant que les rabbins n’aient pas établi de ponts avec l’histoire de Joseph. A ma connaissance (je n’ai pas pu évidemment visionner tout ce qui existe), seul un théologien chrétien, Arnaud Dumouch, inspiré par l’angle d’approche rabbinique, s’est osé à l’exercice. Malheureusement pour lui, il n’est pas allé au fond des choses. Toutefois, il a évoqué l’instant de retour en grâce des 11 frères comme le moment de la Rédemption, ce qui est la clef de compréhension.

En réalité, selon moi, les rabbins ont travaillé, et en savent beaucoup plus sur le sujet qu’ils ne daignent le faire savoir sur internet. Il y a un deuxième indice: la fête de Roch Hachana. Il y a quelques temps, je vous racontais l’histoire de cette synagogue qui est venu s’établir juste en dessous de chez moi. Aidé par Allah, je trouvais une opportunité pour m’y rendre et assister à l’office. Je participais à la célébration de Roch Hachana, c’est à dire le nouvel an juif. Or, comme nous pouvons le constater, la parasha Bo, en dehors des prescriptions liées à la Pâques, contient un ordre très précis: le mois de Aviv (Nissan) doit être le premier mois de l’année. En effectuant des recherches, nous apprenons que le passage du premier jour de l’année du premier jour de Aviv au premier jour de Tichri, se situe à la même période que l’abandon du sacrifice de l’agneau (première moitié du IIème siècle). Il faut bien se figurer que les prescriptions de la parasha Bo sont parmi les plus importantes de la Torah. La sortie d’Égypte est l’acte fondateur d’Israël. Il est d’ailleurs stipulé:

Ex.12.15 Pendant sept jours, vous mangerez des pains sans levain. Dès le premier jour, il n’y aura plus de levain dans vos maisons; car toute personne qui mangera du pain levé, du premier jour au septième jour, sera retranchée d’Israël.

Pourquoi le jour de l’an s’est-il ainsi déplacé? La réponse se trouve dans les Psaumes selon les rabbins:

Psaumes 81:4 Sonnez le chofar à la nouvelle lune, au jour fixé pour notre fête. 81.5 Car c’est une loi pour Israël, Une ordonnance du Dieu de Jacob. 81:6 Il en fit un statut pour Joseph, Quand il marcha contre le pays d’Égypte…

La sonnerie du chofar, qui annonce l’heure du jugement, correspond au moment où Joseph est libéré de prison (“il marcha contre” signifie qu’il prend sa revanche et accède au pouvoir). Si le Messie était attendu pour la Pâques pour le premier Apocalypse et que l’année commençait en Nissan, alors les rabbins en ont déduit que pour attendre la deuxième venue, il fallait déplacer ce nouvel an, au mois de Tichri. Cela prouve bien qu’ils avaient accepté la première venue et que, depuis très longtemps, les rabbins avaient compris que l’histoire de Joseph était une parabole du Salut. Il faut savoir que la théorie des deux Messies, l’un fils de Joseph, et l’autre fils de David, est très populaire dans l’eschatologie juive.

Les mitzvot de Pessah

Avant de décomposer les articulations de cette histoire, je voulais revenir un instant sur les autres prescriptions de Pessah.

EX 12.5 Ce sera un agneau sans défaut, mâle, âgé d'un an; vous pourrez prendre un agneau ou un chevreau. 6 Vous le garderez jusqu'au quatorzième jour de ce mois; et toute l'assemblée d'Israël l'immolera entre les deux soirs. 

Le Messie, l’agneau de Dieu, devait être sacrifié au moment de la Pâques. La prescription était donc une prophétie annonçant le passage d’une ère à une autre. Ceci a été compris sans souci.

7 On prendra de son sang, et on en mettra sur les deux poteaux et sur le linteau de la porte des maisons où on le mangera. 

Ici, le seuil de la maison symbolise le changement d’ère. Le sang versé est le signe de l’accomplissement.

9 Vous ne le mangerez point à demi cuit et bouilli dans l'eau; mais il sera rôti au feu, avec la tête, les jambes et l'intérieur. 

A première vue, on pourrait ne pas comprendre le lien entre la crucifixion et la rôtisserie. C’est en réalité, très simple, puisque pour réaliser cette cuisson particulière, un bâton doit être ajouté pour écarter les pattes de l’animal. Ainsi il est mis en croix sur le feu.

on la mangera avec des pains sans levain 

Le levain symbolise le mensonge. La descente de la Torah correspond à la confection de la pâte à pain. Ensuite, elle est mise à cuire. A cette Torah ont été ajouté des mensonges, le levain. La pâte a donc gonflé. La période messianique a pour but de redonner au pain son volume initial en éradiquant le mensonge. Le pain symbolise la nourriture spirituelle.

et des herbes amères. 

Les herbes sont du raifort. Ici aussi, il est question d’allégorie avec la nature. Le raifort sert à protéger les jeunes pousses des maladies. Les jeunes pousses sont ici les enfants d’Israël qui sortent de terre durant la période messianique. Ils sont le nouvel Israël renaissant. Le Messie a pour mission de leur donner les armes pour s’élever.

22 Vous prendrez ensuite un bouquet d'hysope, vous le tremperez dans le sang qui sera dans le bassin, et vous toucherez le linteau et les deux poteaux de la porte avec le sang qui sera dans le bassin. 

Enfin, il est fait mention de l’hysope pour répandre le sang. Selon moi, l’explication vient du fait que l’hysope est une plante qui pousse sur les pierres. 

1 Rois 4:33 [Salomon] a parlé sur les arbres, depuis le cèdre du Liban jusqu'à l'hysope qui sort de la muraille. 

Le sang versé au moment du passage est lié à la pierre d’achoppement(Je reviendrai sur ce concept plus tard) Le rédacteur de l’Évangile de Jean n’hésite pas à donner à boire au Messie sur la croix avec un bâton d’hysope pour lui faire dire l’instant d’après “tout est accompli”. Quelle lourdeur! On ne voit pas très bien ce que cette plante de rocaille vient faire dans cette histoire. Cette invention est risible. Dans Marc et Mathieu, il est question d’un simple roseau, plus adapté à l’usage, suivi d’un cri inintelligible.

Décomposition de l’histoire de Joseph, paix sur lui

Instructions de lecture:
En bleu l’histoire de Joseph, 
en italique la première venue,
en gras la deuxième venue. 
Une frise chronologique est disponible en bas d’article.

Dans la première partie, Joseph brille au milieu de ses frères, il est le préféré de son père. Ce dernier lui fait don du manteau de la prophétie. Ces frères sont jaloux. Ils complotent pour le faire disparaitre. C’est Juda qui a l’idée de le jeter dans un puits. Il est vendu pour 20 shekels. Si nous faisons un parallèle avec la première venue du Messie, nous retrouvons les éléments. Le Messie, dès sa naissance, avait une relation privilégiée avec Dieu, qu’il nommait “son Père”. Il accomplissait des miracles reconnus par tous y compris ses détracteurs et brillait spirituellement au milieu des croyants. Ceux qui détenaient le pouvoir à Jérusalem ont juré sa perte et complotèrent contre lui. Judas le trahit et il fut vendu pour 30 deniers (le poids en argent est le même).

Ensuite, nous pouvons faire le parallèle entre le jugement devant le Sanhédrin de Jésus et le pouvoir romain et la période en tant que serviteur de Joseph. La femme qui tente de séduire Joseph, ce sont les adversaires du Créateur et des croyants. Voir ce nouvel article de 2020 sur cette partie (f).

Marie de Magdala est plus connue dans l’histoire antique et juive sous le nom d’Hélène d’Adiabène. Afin d’aborder la suite de la meilleure manière, je vous invite à lire ceci (f). Selon toute vraisemblance, cette dernière ferait partie de la descendance d’Hérode. Il faut bien se mettre en tête que dans l’antiquité plus qu’à toute autre époque, la foi et la politique étaient indissociables. On faisait grand cas des faits d’arme (par la volonté de Dieu) et de l’hérédité. Ainsi, pour se légitimer après sa prise de pouvoir en Judée et sa reconnaissance par les romains, il choisit de se marier avec une descendante de la lignée hasmonéenne, Mariamne. A cette époque, pour éviter les querelles de succession au sein des fratries (les rois avaient aussi une descendance parmi leurs concubines, Hérode avait 10 femmes officielles), les hypothétiques prétendants au trône étaient exécutés. Hélène était-elle la fille de Mariamne ou bien d’une autre épouse? Nous retrouvons cette histoire, déformée dans les Évangiles, qui prennent alors une couleur très politique pour parler du roi. Il est question du massacre des premiers nés par Hérode. Bien évidemment, massacrer tous les premiers nés d’un pays n’avait pas beaucoup de sens, aurait été d’une infinie cruauté et aurait provoqué des émeutes violentes de la population. Hérode s’est attaqué à ses proches et n’a donc pas agit par peur de l’arrivée du Messie. Au contraire, on peut même imaginer qu’Hérode et ses partisans pensent oeuvrer pour son arrivée prochaine. Il faut bien comprendre que pour une partie des juifs, Hérode est l’héritier légitime de la couronne en Israël. De même, si l’on considère qu’Hélène a été exilée en Adiabène et présentée comme la soeur de son mari (cette méthode de dissimulation rappelle deux autres épisodes similaires dans les écritures), c’est pour mieux protéger la lignée royale en attendant de la remettre sur le trône occupé par le roi controversé et pour ne pas avoir à se justifier outre mesure de ses ascendants nobles. Nous retrouvons également une histoire similaire concernant la succession en Adiabène. Il est dit qu’Hélène sauva ses fils de l’exécution et favorisa l’accès au trône de son deuxième fils Izatès au dépend de l’ainé. Flavius Josèphe apparait tel un partisan d’Hélène, puisqu’il utilise le terme grec “monogenes” (fils unique à la manière des évangiles pour parler du Christ) pour parler d’Izatès dans un passage de ses Antiquités (20.20), alors qu’en réalité, selon l’histoire, il serait plutôt un partisan de Paul. Une légende rapporte que Dieu aurait parlé alors qu’Hélène était enceinte d’Izatès.

Parce qu’elle a reconnu Jésus en tant que Messie, elle l’imagine comme ses disciples en tant que monarque temporel. Mais la conclusion de la parabole des Vignerons induit une nouvelle perspective:

  • Mat 21.43 C’est pourquoi, je vous le dis, le royaume de Dieu vous sera enlevé, et sera donné à une nation qui en rendra les fruits.

Il peut être alors déduit que l’Adiabène est la nation en question qui doit prendre la succession d’Israël. A l’inverse de Saint Paul, qui y vit l’avènement du peuple romain. Il s’ensuivit une guerre entre les deux communautés de disciple. Paul marque la rupture d’avec les juifs dans ses épitres, tandis que la communauté johannique l’attaque dans son Apocalypse: la synagogue de Satan et le faux Apôtre. Ainsi ce n’est donc plus la peine de reprendre le pouvoir, puisque Dieu le transfert ailleurs. Selon cette interprétation, la voilà donc mère de la lignée des futurs rois Messie. (Le Messie, quant à lui, fait parti de la famille d’Imran, la lignée élevée au dessus des autres. Imran est un descendant de Levy. C’est donc un lévite et non un membre de la tribu de Juda, tout comme Moise, paix sur lui, d’ailleurs. Jésus n’est donc pas juif contrairement à tout ce que l’on a pu écrire par la suite.) Nous avons vu cependant dans un autre article, qui sont ceux qui, commandant Ponce Pilate, se jouèrent des juifs et de leur division afin de conforter leur emprise sur eux (f).

Le passage en prison de Joseph peut symboliser la crucifixionLà où deux personnages tiennent compagnie à l’un en cellule, deux autres sont crucifiés de chaque coté de l’autre. L’un est panetier, l’autre un échanson. Le pain et le vin lors de la Cène.

Le Coran dit: 37. «La nourriture qui vous est attribuée ne vous parviendra point, dit-il, que je ne vous aie avisés de son interprétation [de votre nourriture] avant qu’elle ne vous arrive.
41. Ô mes deux compagnons de prison! L’un de vous donnera du vin à boire à son maître; quant à l’autre, il sera crucifié, et les oiseaux mangeront de sa tête.

Et nous retrouvons un écho dans l’évangile de Luc:

23.39 L’un des malfaiteurs crucifiés l’injuriait, disant: N’es-tu pas le Christ? Sauve-toi toi-même, et sauve-nous! 23.40 Mais l’autre le reprenait, et disait: Ne crains-tu pas Dieu, toi qui subis la même condamnation? 23.41 Pour nous, c’est justice, car nous recevons ce qu’ont mérité nos crimes; mais celui-ci n’a rien fait de mal. 23.42 Et il dit à Jésus: Souviens-toi de moi, quand tu viendras dans ton règne. 23.43 Jésus lui répondit: Je te le dis en vérité, aujourd’hui tu seras avec moi dans le paradis.

La nourriture du Coran est le Salut accordé par Jésus à son voisin juste quelques instants avant de quitter le monde. Le panetier qui meurt, c’est l’âme du brigand de la croix, non repenti, qui va en enfer.

Ce n’est qu’au moment où Jésus meurt sur la croix en prononçant le début du Psaume 22, qu’Hélène, de son nom hébreu Maryam de Magdala, alors au pied de la croix, comprend que la crucifixion est l’accomplissement des écritures. Elle est bouleversée (lire cet article: mon Dieu, pourquoi m’as tu abandonné? (f)). C’est à partir d’elle que la royauté du Messie peut enfin s’établir pleinement. Une royauté immatérielle et non temporelle comme tout le monde le pensait jusque là et surtout elle de par ses aspirations au pouvoir. Le corps du supplicié est déposé dans la tombe qu’a fait creuser la reine au nord de Jérusalem. C’est l’une des rares (4 sur des milliers) à comporter une pierre roulante pour en fermer l’accès. Des gardes romains sont postés pour surveiller l’accès. Ponce Pilate n’a donc aucune difficulté pour faire disparaître le corps afin de parachever le complot. Hélène comprend trop tard la machination et lorsqu’elle se rend au tombeau, c’est pour constater qu’il est vide. Elle fait chercher le corps, en vain. La suite est connue. De cette disparition naît le mythe de la résurrection. La machine est lancée. Rien ne peut plus l’arrêter. Pour en revenir à l’histoire de Joseph, l’instant où le règne de Dieu s’établit sur les nations au moment de la mort du Messie sur la croixcorrespond au moment où Joseph sort de prison car le roi a reconnu qu’il était un véridique. Par la suite, elle va devenir une bienfaitrice pour Israël, reconnue et louée par les rabbins. Mais ce n’est qu’après sa mort, vers le milieu du premier siècle, que la communauté johannique va exploiter son histoire avec le Messie, faire d’elle le disciple que Jésus aimait et le dernier prophète annoncé (ou son fils, c’est encore à déterminer), pour mener à la révolte contre les romains. Il est important de savoir que le royaume d’Adiabène, alors qu’il n’est pas un voisin immédiat de la Judée, est la seule entité politique qui apporta un soutien militaire à la révolte.

Le culte du Dieu unique se répand sur le monde. A partir de cet instant, le personnage Joseph est Dieu lui-même, au travers de ce qu’il a exprimé au travers du Messie. Il n’a plus besoin d’un support physique ici-bas. S’ensuivent 7 ans d’opulence. La venue de l’Islam est incluse dans cette période. Deux empires monothéistes se partagent le monde. Mais la raison prend le pas sur la foi dans l’histoire de l’humanité, voilà les 7 ans de disette. Dans cette période, les croyants s’éloignent de la voie du Messie, de la Vérité de Dieu. Les religions sont accaparées par des sectes politisées et le mensonge prend le pas sur la vérité une fois de plus. Les croyants sont tels les frères de Joseph qui ne le reconnaissent pas.

Joseph demande à voir son frère Benjamin. Benjamin (que l’on peut abréger en Bibi comme pour Netanyahou) serait en réalité le Messie à sa deuxième venue. Ce serait le retour du fils prodigue (f). Le retour à la vie du Messie tenu loin de Dieu pendant tout le début de sa vie. . Le retour à la vie du Messie tenu loin de Dieu pendant tout le début de sa vie. Lorsque Jacob dit: 67. Et il dit: «Ô mes fils, n’entrez pas par une seule porte, mais entrez par portes séparées , cela peut signifier que les croyants ne sont pas assemblés en une communauté unique mais éparses au sein de différentes confessions autour de la terre au moment de rendre les comptes.

Benjamin est amené à Joseph. Ce dernier l’informe de sa véritable identité. C’est Dieu qui se fait connaitre de son Messie. Joseph fait cacher une coupe dans les affaires de son frère. Il est retenu en Égypte, dans l’abondance, tandis que ses frères ignorants doivent rentrer abattus, humiliés, dans leur pays ravagé par la famine. Tandis que le Messie se nourrit spirituellement, les croyants sont maintenus dans l’aveuglement. Lors de la première venue, l’élévation ultime, c’était la crucifixion, annoncée au moment de la Cène par la coupe de vin symbolisant le sang versé pour les péchés. La coupe de la deuxième venue, c’est une autre épreuve plus en phase avec l’époque moderne. L’ultime épreuve pour que le Messie s’élève au plus haut.

Ar Rouh

Juste avant le dévoilement de Joseph, voici ce que dit Jacob, toujours patient:

  • 87 Ô mes fils ! Partez et enquérez-vous de Yusuf (Joseph) et de son frère. Et ne désespérez pas de la miséricorde rawḥi d'Allah. Ce sont seulement les gens mécréants qui désespèrent de la miséricorde rawḥi d'Allah. »

Or, dans le Coran, tous les mots en lien avec la miséricorde sont construits autour de la racine RHM. Rahmah: رَحْمَةًۭ, la miséricorde. Ici, il s’agit d’une forme très particulière, unique dans le Coran, basée sur la racine RWH: رَّوْحِ (rawḥi). Lorsque l’on voit ce mot écrit, on pense immédiatement au mot Rouh: رُوحِ, l’Esprit. La présence de l’Esprit est donc suggérée deux fois dans le même verset juste avant la conclusion de cette histoire. Cela vient confirmer le principe de l’utilisation du récit de la vie de Joseph pour dévoiler les deux venues.

  • 93. Emportez ma tunique que voici, et appliquez-la sur le visage de mon père: il recouvrera [aussitôt] la vue. Et amenez-moi toute votre famille».

Le Messie est identifié par sa tunique.
Jacob, paix sur lui, symbolise
 ceux qui sont restés fidèles au Créateur et sont restés sur la voix droite malgré tous les mensonges de leur coreligionnaires. Ils n’ont pas besoin de revenir à Dieu, et ont senti que l’Apocalypse était proche.
Finalement, tous les croyants peuvent revenir se prosterner devant Dieu
 tels les frères de Joseph dans son rêve d’enfant.
C’est l’Heure de la Rédemption.

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