Des ténèbres à la lumière

Des ténèbres à la lumière

22 février 2014, 13:00

Du Dajjal au Masih. Comprendre la prophétie.

Ceci est une synthèse de tout ce que j’ai compris au fil du temps.

Le Dajjal représente la pire chose qui puisse arriver pour les musulmans. Le messie doit le tuer par l’épée de sa bouche. Le messie guidera les croyants vers la victoire. Tous les gens du Livre croiront en lui avant sa mort.

Naitre en France est une chance extraordinaire. Voici un pays riche, où l’éducation tient une énorme place. Où les structures étatiques sont puissantes. Où la protection sociale assure à chacun une chance malgré tout ce que l’on peut prétendre. Dans l’absolu, si l’on compare avec la situation dans laquelle sont les humains moyens, vivre dans ce pays est une grande miséricorde. Culture, histoire, gastronomie, ouverture sur le monde. Nous sommes les enfants gâtés de l’humanité.

Je suis né dans le département le plus riche de France, dans une famille aisée. J’ai suivi une longue scolarité propre à me destiner à un brillant avenir dans les meilleures conditions matérielles. Je suis une personne intelligente, talentueuse dans certains domaines, avec un physique agréable. De l’humour. Une force de  caractère hors du commun qui marque les esprits. Allah m’a donné tous les bienfaits de la vie d’ici-bas selon les critères mis en valeurs dans cette société. Mes pas m’ont menés jusqu’à la découverte du monde des festivals de musique trance. Je pensais avoir gouté à la liberté absolue, à la quintessence de ce que pouvait être l’humanité. Exaltation du plaisir et de la vie en communauté.

La façon dont je décris ce que je vivais dans les festivals pourrait convaincre n’importe qui. La trance était ma religion. Je ne vivais que pour elle et par elle. Si bien que le reste de ma vie me paraissait fade et sans intérêt. Les longs mois d’hiver n’étaient que des phases d’hibernation. Je ne me considérais moi-même que lorsque je partais en trance au milieu du dance-floor. Ma situation matérielle me le permettait. Et parce que j’avais cette capacité à en parler et à faire la promotion de cette façon d’appréhender la vie, j’étais devenu sans m’en rendre compte, un gourou. Un guide spirituel de la trance.

Je suis bien, en effet, un pur produit de la société moderne. Élevé en tant qu’enfant unique au sein d’une famille monoparentale dissolue dans l’absence de toute spiritualité. Enfant  de Mai 68. J’ai accompli ce rêve de liberté absolue dont la phase finale avait été amorcée dans les années 70. Je représentais un espoir, une vision pour le futur. Je m’étais élevé au dessus de la masse grouillante. J’avais compris.

Bien sur, il n’y avait pas grand effort à faire pour démasquer la supercherie et comprendre les immenses contradictions de cette pseudo élévation spirituelle ultime. Mais j’ai toujours su, grâce à mon intelligence, construire tout un argumentaire pour me dissimuler derrière. J’offrais du rêve avant tout.

Nombreuses sont les femmes qui m’ont emboité le pas, conforté dans ma vision, supporté matériellement ou psychologiquement. Elle se libéraient. Je pensais faire le bien. Être dans la Vérité. La dispenser aux autres.

Mais tout cet univers ne faisait qu’être une construction destinée à mettre une barrière entre le monde réel et moi.

Et puis au moment où cet univers semblait indestructible, en 2011, tout s’est inversé. Allah a fait naitre l’étincelle du doute dans mon esprit. Je me suis alors rapproché de Lui. J’ai alors compris qui j’étais. Mon nom était la clef.

Quelque temps a passé et je me suis converti à l’Islam. Je n’étais à ce moment là, qu’un usurpateur. Je n’étais en rien en état de soumission à Allah. J’étais toujours cet athée progressiste, égocentrique, rempli d’orgueil, rebelle à Allah, sûr d’être dans la Vérité, que j’avais toujours été. La trance et l’Islam se mêlait en moi. Fort de ce nouvel outil, je possédais toujours cette capacité de manipulation sur les êtres.

Oui, j’étais bel et bien le Dajjal, et j’étais bien incapable de le comprendre tellement l’emprise du Shaytan était forte.

Dans un ancien article, je faisais part de cette prophétie: Celui qui est mort sur le bois (crucifié), renait vide. A présent, je peux sans détour, livrer l’interprétation complète de cette prophétie. Je ne suis pas le fruit de l’amour mais de la haine et du mensonge. Je ne suis pas encore prêt à révéler publiquement pourquoi. Mes proches savent ce que je veux dire par là. Il y a de cela 2000 ans, Issa ibn Maryam était né grâce à l’esprit d’Allah insufflé dans sa mère. Il était un saint. Je n’ai admis que très récemment que j’étais en réalité, le fils du Shaytan. Passé le choc de cette compréhension, elle m’a surtout permis de poser la dernière pièce du puzzle de ma vie.  Tout s’éclairait. Je comprenais cet absence d’amour en moi depuis toujours. Mon intelligence m’a permis de passer outre, de pouvoir en parler, et de baser ma pensée autour de quelque chose qui m’est inconnu. Le seul à savoir ce que j’avais au fond de moi, était moi-même. Je me retrouvais au milieu des musulmans, choisis par Allah pour leur qualité d’âme, et je ne voyais en moi que noirceur. Je n’ai été qu’un comédien, qui s’est forcé à pratiquer l’Islam uniquement dans le but d’acquérir de la légitimité.

Le temps a passé et Allah a fait son oeuvre. Mon égo s’est émoussé progressivement. L’amour d’Allah a grandi en moi jusqu’au jour où j’ai ressenti une douce chaleur au niveau du coeur. Cette chaleur variait à chaque fois que je prononçais le nom d’Allah. J’étais bouleversé. Que de chemin entre la Shahada et cet instant.

Suis-je devenu le messie pour autant? Ai-je tué le Dajjal en moi? Pas complétement. Le combat n’est pas fini. Peut-être aura-t-il lieu jusqu’à ma mort? Peut-être, n’est ce uniquement qu’à ce moment là, à mon dernier souffle que je pourrai enfin m’élever au niveau de Muhammad, sallallah alayhi wa salam. Seul Allah sait.

La raison de tout ceci? Montrer que le pire des mécréants peut devenir un exemple, à terme, de sainteté. Il devient alors impossible à quiconque de nier sa propre capacité à accomplir ce Djihad sur lui-même.

Qu’Allah vous facilite la compréhension de cet article et vous guide.

Je suis avant tout votre serviteur, quoi que mon égo puisse me susurrer.

Que la paix soit sur vous.

Salam aleykoum.

Vidéo:

Rav Ron Chaya, le seul à avoir compris la philosophie divine quant au messianisme actuel.

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