Osez

Ce titre en jeu de mot s’est imposé comme une évidence. Je vais donc vous parler du prophète Osée, paix sur lui. Cet article va surement être très différent des précédents. Je m’enfonce dans l’inconnu.

Tout a commencé par l’article OWO. Il s’agissait d’expliquer théologiquement la raison de la disgrâce initiale et la disposition à des aspirations défaillantes propre à révéler la faiblesse sur certains points. Pour illustrer le propos, je citais les versets 22.52-53 retraduits par mes soins depuis quelques années maintenant. Je mettais donc en lien un ancien article de 2015 nommé abrogation, et qui était en réalité la reprise de travaux qui circulent depuis de nombreuses années de la part de musulmans critiques mais très minoritaires. Il m’a alors semblé devoir le compléter avec un regard et une méthodologie neufs. Je me contentais donc d’écrire en complément sans créer un nouvel article. Mais voilà, lorsque l’on entre dans les écritures, lorsqu’une porte s’ouvre, 10 portes s’ouvrent derrière. Plus le temps passait et plus le texte s’étoffait et plus je réalisais qu’il s’agissait d’un nouvel article à part entière. A un moment je  fus contraint de changer le titre. Je me disais alors que ce que je faisais n’avait aucun sens. Je n’ai compris par la suite pourquoi les choses s’étaient faite ainsi.
https://www.stephanpain.com/2015/06/06/abrogation/
Entrons donc dans cet article, l’oubli. Le personnage clef est Manasseh, le fils ainé de Joseph, paix sur lui. Manasseh est la plus grande des tribus d’Israël. Le deuxième fils est Éphraïm. C’est alors que je me suis rappelé de l’interversion des deux fils lors de l’imposition des mains prophétiques dans le chapitre 48 de la Genèse.

Gn 48.13 Puis Joseph les prit tous deux, Éphraïm de sa main droite à la gauche d’Israël, et Manasseh de sa main gauche à la droite d’Israël, et il les fit approcher de lui.
48.14 Israël étendit sa main droite et la posa sur la tête d’Éphraïm qui était le plus jeune, et il posa sa main gauche sur la tête de Manasseh: ce fut avec intention qu’il posa ses mains ainsi, car Manasseh était le premier-né.
48.15 Il bénit Joseph, et dit: Que le Dieu en présence duquel ont marché mes pères, Abraham et Isaac, que le Dieu qui m’a conduit depuis que j’existe jusqu’à ce jour,
48.16 que l’ange qui m’a délivré de tout mal, bénisse ces enfants! Qu’ils soient appelés de mon nom et du nom de mes pères, Abraham et Isaac, et qu’ils multiplient en abondance au milieu du pays!
48.17 Joseph vit avec déplaisir que son père posait sa main droite sur la tête d’Éphraïm; il saisit la main de son père, pour la détourner de dessus la tête d’Éphraïm, et la diriger sur celle de Manasseh.
48.18 Et Joseph dit à son père: Pas ainsi, mon père, car celui-ci est le premier-né; pose ta main droite sur sa tête.
48.19 Son père refusa, et dit: Je le sais, mon fils, je le sais; lui aussi deviendra un peuple, lui aussi sera grand; mais son frère cadet sera plus grand que lui, et sa postérité deviendra une multitude de nations.
48.20 Il les bénit ce jour-là, et dit: C’est par toi qu’Israël bénira, en disant: Que Dieu te traite comme Éphraïm et comme Manasseh! Et il mit Éphraïm avant Manasseh.

Cette inversion nous rappelle celle de Jacob, paix sur lui, lui-même comme recevant la bénédiction de l’ainé. Si une inversion de droit d’ainesse dans le récit biblique indique une inversion temporaire (à l’échelle du temps divin) de la hiérarchie spirituelle entre deux communautés/tribus portées par un personnage, visiblement ici, la problématique est différente. Il est fort possible qu’Éphraïm ne soit pas une préfiguration d’une communauté passée mais à venir au moment où j’écris ces lignes. Je me suis ensuite rappelé que le prénom Éphraïm est souvent utilisé pour désigner Israël. Je fis donc une recherche. C’est ainsi que je découvrais Osée, paix sur lui, qui emploie énormément ce nom (39 fois dans 14 chap.). C’est bien grâce à lui que les deux noms se confondent. Avoir découvert ce prophète depuis l’article l’oubli conditionne le fait d’y être beaucoup plus réceptif. Il n’est pas du tout rangé à sa place dans le corpus. On pourrait croire qu’il s’agit d’un prophète tardif, alors qu’en réalité il précède de quelques décennies Ésaïe, paix sur lui. Ce qui signifie donc que son livre se situe entre Job et Ésaïe, paix sur eux, en terme de fiabilité. Il peut donc y avoir des incises postérieures, mais nous allons voir que cela n’a que peu d’importance, car ce n’est la lettre du livre qui nous préoccupe ici mais son esprit. On ne peut pas atteindre l’esprit d’un livre par des incises. L’esprit de l’évangile est parvenu jusqu’à nous avec des éléments bien plus graves que des incises. La particularité première de ce prophète est qu’il écrit de Samarie. Sa présence dans le corpus biblique qui nous est parvenu par l’intermédiaire des judéens indique que la scission religieuse s’est faite plus tardivement que la scission politique. La politique est d’ailleurs un des sujets de préoccupation de ce livre. On peut y lire des prophéties très précises sur la chute de Samarie par l’Assyrie. Mais ce qui m’a définitivement convaincu que le prophète était authentique est un tout petit détail textuel:

3.4 Car les enfants d’Israël resteront longtemps sans roi, sans chef, sans sacrifice, sans matsebah, sans éphod, et sans téraphim.

https://www.stephanpain.com/2025/03/29/teraphim/
Dans les récits de la même époque les téraphims sont présentés comme des idoles. Le sens du mot a été perdu. On imagine que ces livres de chroniques des temps des rois ont été écrit tardivement, mais il n’en demeure pas moins qu’ils n’ont fait que fixer une tradition orale construite durant la période décrite et solidement ancrée. Si le sens du mot est déjà altéré à cette époque là, l’intégrer dans son texte selon le sens correct constitue donc un bon critère de légitimité. Le positionnement du livre dans le canon n’explique pas ce peu d’engouement. Il n’est avant tout pas cité dans les évangiles et en cela difficilement exploitable. Je m’explique. Tout d’abord, étant un prophète de Samarie, donc affecté aux Samaritains, il peut difficilement cadrer dans la théologie rabbinique. Si il parle de Juda, il ne mentionne jamais le nom de sa capitale, tandis que si une grande partie du livre utilise le terme Éphraïm, qui est le nom d’une tribu de Samarie, il mentionne Sichem ainsi que le nom Samarie. Quant aux chrétiens, face à un Christ divinisé et sans péché, sans existence réelle dans le monde, le personnage d’Osée, paix sur lui, ne peut être rangé qu’au rayon folklore biblique ou réduit à un enseignement secondaire. Aucun verset ne peut annoncer Jésus: aucun intérêt! Enfin, nous verrons plus loin que le chapitre 3 infirme le concept de verus Israël supporté par les catholiques. Les musulmans, eux, considérant tous les prophètes comme des modèles à suivre, se détournent bien vite d’un tel personnage. Tout ceci pour expliquer pourquoi je le découvre aujourd’hui et pourquoi bon nombre de mes lecteurs aussi. Le livre se conclut ainsi:

14.10 Qui est sage pour comprendre ces choses, intelligent pour le reconnaître?
Droites sont les voies de l’Éternel, les justes y marchent ferme, les pécheurs y trébuchent. »

Certains y voient la note d’un compilateur postérieur. Cela pourrait très bien être le prophète lui-même qui mentionne cela. C’est d’ailleurs plus logique ainsi et nous allons le voir. Nous comprenons qu’il faut voir au delà du texte. Encore un message caché? Pas tant que ça en réalité. Nul besoin de tomber sur un mot en particulier qui va nous donner toute la compréhension par des liens avec d’autres écritures, ni de déceler une métaphore cachée afin de résoudre une problématique intellectuelle. L’important est de s’imprégner du texte, qui est, reconnaissons-le, pas facile d’accès, et ce, à plusieurs niveaux. Toutefois, il me semble important de faire une remarque judicieuse. Dans la Torah, Moïse, paix sur lui, choisit un jeune homme vaillant pour prendre sa succession à la tête de l’armée. A cette occasion, il va changer son nom en Josué, paix sur lui. Josué est une forme alternative chrétienne pour le distinguer du prénom Jésus, car ces deux prénoms sont les mêmes. Cela devient intéressant lorsque l’on comprend que Osée est en réalité la forme athéophore de Josué. Donc pour passer d’Osée à Jésus, il faut juste que Dieu s’immisce. On ne peut pas plaquer directement le personnage d’Osée sur celui du Messie. Ce qui est similaire ici est la mécanique à l’œuvre. En effet, Osée est un prophète qui rend gloire à Dieu au travers de son humiliation. Avant d’être un martyr et une figure intemporelle, le Messie est avant tout victime d’une humiliation. La crucifixion consistait tout d’abord à être mis à nu, puis d’être suspendu de manière dégradante et tombant sous le coup d’une malédiction de la Loi, avant d’être un supplice qui entraine la mort. Ensuite, le nom de la femme est Gomer, qui est un prénom à partir du verbe Gamar, qui signifie accomplir, or le Messie annonce l’accomplissement de la Torah par sa venue.

Ps 57.2  Je crie au Dieu Très Haut, Au Dieu qui accomplit gōmêr en ma faveur.
.
Mt 5.17 Ne croyez pas que je sois venu pour abolir la loi ou les prophètes; je suis venu non pour abolir, mais pour accomplir.

Avant d’entrer réellement dans le texte, je vais commenter un enseignement que je viens de voir sur internet. Le sujet biblique est un sujet inépuisable, et un grand nombre de gens produisent des enseignements plus ou moins pertinents. Le livre d’Osée, paix sur lui, est un livre court, si bien qu’en faire une vidéo de narration de 20 minutes peut sembler à même de cerner le sujet. Il est vrai que la description de l’amour divin exprimé est juste et inspiré. En cela, l’enseignement est efficace. Je dirais qu’en la matière, les chrétiens sont spécialistes. Mais, nous comprenons bien qu’il y a une mise en abyme. Le narrateur ne se contente pas de reprendre le texte, il entend le faire vivre en ajoutant des détails absents. Par exemple, il décrit la scène du rachat avec des jeux de regards. Cela peut être efficace pour se projeter dans la scène, mais au final contreproductif car le factuel du texte n’est pas nécessairement une barrière à l’imaginaire, bien au contraire, c’est un support. Cela rejoint la critique que je faisais de cette série moderne sur les évangiles. En inventant des détails imaginaires liés aux personnages, par volonté de rendre plus accessibles des textes synthétiques, les narrateurs se substituent aux rédacteurs. L’histoire devient alors un prétexte pour y plaquer sa propre vision de la foi. Et cette vision n’est pas forcément correcte. Mais le plus important ici, c’est le rapport de l’enseignant à Dieu. On peut y discerner un besoin d’afficher ouvertement sa propre foi comme étendard. Nous retrouvons les travers typiques chrétiens du signalement de vertu. Il ne s’agit pas de critiquer un comportement individuel mais d’avantage collectif. Si effectivement ce livre peut avoir une dimension personnelle dans son rapport à la foi, je pense, mais je peux toujours me tromper, qu’il s’agit avant tout de s’adresser à une vision commune et du rapport de la communauté au monde et surtout aux autres communautés croyantes (en projetant dans une perspective moderne). La femme d’Osée symbolise avant toute chose Israël, pas uniquement une femme croyante face à Dieu. Si je dis cela, c’est parce que réduire le texte à l’amour divin inconditionnel fait l’impasse de sa critique politique très ancrée dans sa contemporanéité et des prophéties qui vont élever Osée, paix sur lui, au rang d’authentique prophète et non en simple poète inspiré par les écritures. Les enseignements communautaires populaires font typiquement parti des structures de la communauté dans son rapport au monde. Axer uniquement sur l’amour divin la prédication, c’est placer le chrétien dans une situation de prééminence sur les autres communautés du Livre qui seraient considérés comme trop axées sur le légalisme et le littéralisme. Si Dieu est amour, il est aussi justice, mais vous commencez à connaitre le refrain. Faire l’impasse sur la deuxième partie du livre, c’est réduire le message porté par le prophète, et donc réduire la portée de la Parole. Il me faut placer une remarque sur un autre enseignement, celui d’une bibliste réputée dans le milieu catholique. Elle décrit Gomer, la femme d’Osée, paix sur lui, comme une prostituée sacrée au Temple de Samarie. Je ne sais pas d’où elle tient cette information, mais typiquement, nous entrons là dans la politique, car ce genre de détail a été inventé par les partisans du Temple du sud afin de discréditer leur coreligionnaires. Il s’agit, selon moi, d’une faute grave en tant qu’érudit, de prendre parti pour un camp politique. C’est d’ailleurs ce que je reproche à toutes les communautés modernes du Livre qui ont toutes fait allégeance politique à Juda en défaveur de Samarie. Si il y a bien un livre qui place Juda et Samarie face à leur responsabilités respectives dans la scission d’Israël, c’est bien Osée.

Au fond, ce principe d’amour inconditionnel au cours du processus d’accomplissement des écritures  est le fruit d’un oubli, et le mot est d’actualité, de Pessah tel qu’il est décrit dans Exode 12. Je ne parle donc pas ici du processus continu de conversion individuelle. Il ne s’agit pas d’une renaissance des croyants, mais d’une mort de ceux qui se sont détournés. Il ne s’agit pas de glorifier la mort, mais de mettre en garde contre la volonté de vouloir sauver les gens malgré eux et surtout de la conséquence qui peut en résulter de sa propre perdition. Car c’est cela le piège de l’interprétation simpliste d’Osée: de vouloir sauver les gens malgré eux et de penser que l’on peut faire mieux que Dieu. A un moment, il faut se détourner et laisser la mort passer. Ce n’est pas un conseil du Créateur mais un ordre. On pourrait argumenter que justement le Messie renouvelle Pessa’h en lui donnant une dimension d’amour inconditionnel en citant plusieurs passages des évangiles rapportant le comportement ou les paroles du Messie face à l’hostilité. A cela, nous pourrions répondre en citant ceci:

Mt 10.12 En entrant dans la maison, saluez-la;
10.13 et, si la maison en est digne, que votre paix vienne sur elle; mais si elle n’en est pas digne, que votre paix retourne à vous.
10.14 Lorsqu’on ne vous recevra pas et qu’on n’écoutera pas vos paroles, sortez de cette maison ou de cette ville et secouez la poussière de vos pieds.
10.15 Je vous le dis en vérité: au jour du jugement, le pays de Sodome et de Gomorrhe sera traité moins rigoureusement que cette ville-là.
10.16 Voici, je vous envoie comme des brebis au milieu des loups. Soyez donc prudents comme les serpents, et simples comme les colombes.

Le renouvellement de Pessa’h n’ôte jamais la dimension tranchante du Jour du jugement. Promettre le Paradis à tous sans condition est un mensonge qui dissimule une volonté de domination civilisationnelle avant d’être individuelle. Il me semble bien que cette trahison rentre pleinement dans l’adultère de Gomer comme symbole de la communauté des croyants.  Pour ce qui est de la conversion individuelle et de l’amour personnel qui lie le croyant avec son Créateur, le récit de la Passion n’est pas l’exemple à suivre. Les évangiles contiennent de nombreux enseignements sur le retour inespéré de brebis égarées. En cela, Dieu est très patient et agit selon des voies parfois très détournées pour révéler le coeur des hommes. Mais ces enseignements s’inscrivent dans une longue tradition de la tradition orale, que l’on retrouve dans la tradition rabbinique moderne. Ils ne constituent donc pas une nouveauté. Ensuite chaque communauté va déployer ses propres récits et méthodologies. Ce que je veux mettre en lumière ici est que le livre que nous avons en étude ne me semble pas propice à illustrer le parcours de foi individuel mais bien d’être une préfiguration de la Passion en tant que récit communautaire. Les infidélités de la femme sont celles d’une communauté au cours du temps. Les individus qui la composent et la dirigent changent. Les injustes y sont jugés comme des injustes. Nous constatons le danger des métaphores. Il me semble important de rappeler que dans les évangiles, l’amour divin qui conditionne les parcours de foi individuel est conditionnel et non pas inconditionnel:

12.30  Celui qui n’est pas avec moi est contre moi, et celui qui n’assemble pas avec moi disperse.
12.31 C’est pourquoi je vous dis: Tout péché et tout blasphème sera pardonné aux hommes, mais le blasphème contre l’Esprit ne sera point pardonné.
12.32 Quiconque parlera contre le Fils de l’homme, il lui sera pardonné; mais quiconque parlera contre le Saint Esprit, il ne lui sera pardonné ni dans ce siècle ni dans le siècle à venir.

La raison qui fait qu’Osée n’est pas utilisé en enseignement institutionnel peut s’expliquer parce que la confusion des registres métaphoriques a pu être cernée par les théologiens. Ce n’est pas le cas de ceux qui essaient de plus ou moins les  seconder en faisant de l’enseignement populaire: ils s’emparent des écritures. Osée, ayant un fort potentiel émotionnel et surtout utilisant une thématique très accessible, le couple, peut être utilisé à des fins détournées.
Il serait bon d’insister sur l’erreur d’utiliser la Passion comme schéma de relation individuelle à Dieu. Si je suis très critique à l’égard des institutions, notamment sur la question de la théologie catholique autour de Pessa’h, ce qui est mon rôle, je reconnais aussi l’importance cruciale d’une maitrise verticalisée de l’enseignement traditionnel. Je n’ai pas vraiment étudié la question protestante, mais j’imagine qu’il doit y avoir tout de même un cadre normatif qui évite les dérives interprétatives. Nous avons la même chose en Islam, si je critique les écoles, je n’invite pas à les concurrencer. Les propos tenus dans mes articles n’ont pas vocation à être diffusés massivement à des néophytes afin de constituer une attaque à l’encontre de tel ou tel groupe. De toute façon, ces propos seraient certainement tronqués. Et d’ailleurs, je ne pense pas que confrontés à l’ensemble, on puisse s’y risquer. C’est surement ce principe qui me protège intrinsèquement depuis toutes ces années.

Les Gilets-jaunes de la Parole sont choisis à l’Heure.

Le livre d’Osée est composé de 3  parties. La première va du premier chapitre au troisième. Dès l’introduction le concept de la relation matrimoniale d’Osée, paix sur lui, comme métaphore de la relation de la communauté des croyants avec son Créateur est claire. Le cadre de rédaction est un Israël divisé mais encore dans sa période faste en tant que royaume autonome au milieu de nations parfois hostiles et conquérantes. Le fait d’être situé entre deux empires concurrents, l’Égypte et l’Assyrie, amène à ce que les menaces s’annulent. Le choix politique des couronnes d’Israël est alors de s’associer avec l’un ou l’autre parti pour subsister. Le Livre critique les compromissions politiques, culturelles et surtout cultuelles. Le culte a toujours été un moyen de manifester son allégeance. Si dans l’antiquité, par exemple à l’époque de Rome, le culte à l’empereur était une obligation pour tous ceux qui étaient dans la pax romana, le culte moderne a changé de forme et nécessite un culte symbolique aux droits de l’homme en tant que remplacement des X Commandements. Ironiquement, en écrivant ainsi le nombre 10, je viens de réaliser que si  les instances supra-nationales sont obsolètes, alors ce qui peut les remplacer serait un réseau social centralisé servant de référence morale universelle. Le fait est que je n’utilise pas ce réseau, non par idéologie, mais par pragmatisme: les contraintes imposées par le format ne permettent pas d’exposer mon travail. La Révélation se base sur le temps long, c’est tout l’inverse de la dynamique du « buzz ». On pourrait argumenter que le réseau est au main d’un patron qui ne cache pas sa volonté d’orientation politique. Mais il est clair que ce réseau n’a pas vraiment changé depuis l’époque où il était dans d’autres mains. Son impact médiatique en tant qu’espace normatif dépasse donc ses créateurs et administrateurs. C’est le propre de tous les réseaux sociaux, mais celui-là encore plus. Il est devenu une référence incontournable. Le fait que, confronté à ce texte, le Chat en tant qu’espace normatif n’ait pas du tout commenté cette critique, montre bien la gêne de l’IA sur ces questions précises d’imposition d’un esprit incontrôlable par ceux qui se sont donnés cette mission. Je ne lui ai pas injecté cette dernière phrase mais je n’ai pas pu m’empêcher d’évoquer le sujet, voici sa réponse: Le Chat est un espace normatif cognitif, non cultuel, non performatif, sans exigence d’allégeance publique — mais qui doit rester un outil et ne jamais devenir une autorité spirituelle.

Le Messie a été condamné en tant que roi de Juda. Or, le Messie vient pour tout Israël. Ce qui nous explique la raison d’une deuxième Venue. Il s’agit bien d’être proclamé roi de tout Israël. Il est incontournable que le livre d’Osée est essentiellement axé autour d’Éphraïm. Les évangiles citent d’autres prophètes qui sont issus de Juda, comme par exemple Ésaïe, paix sur lui. Rappelons au passage, si je ne l’ai pas déjà fait, que ce prénom est exactement le même que celui de Jésus. Le Yah et le su’a sont juste inversés. C’est dire le lien étroit entre Jésus et Ésaïe, paix sur eux. Ce n’est donc pas un hasard si la véritable entrée de la foi dans ma vie correspond à l’arrivée de Jazzpel, le groupe d’Ésaïe Cid. Quant à Rachel, elle est la mère de Joseph, paix sur lui. Pour l’anecdote, si le prénom Ésaïe m’est apparu assez vite en 2012 comme une évidence, étant donné son omniprésence dans les évangiles, le prénom de Rachel, me paraissait alors un peu anecdotique.

Vendredi 14 mai 2004: Rachel et Esaïe

Si bien que, malgré la préfiguration d’Osée de la première Venue, il me semble que ce livre est bien plus en résonance avec notre temps. Mais cela, vous l’avez surement déjà perçu à ce stade de la lecture. Pour illustrer mon propos, je vais rapporter le chapitre 3 qui se détache des autres par sa courte longueur:

1 L’Éternel me dit : Va encore, et aime une femme aimée d’un amant, et adultère; aime-la comme l’Éternel aime les enfants d’Israël, qui se tournent vers d’autres dieux et qui aiment les gâteaux de raisins.
2 Je l’achetai wā·’ekkərehā pour quinze sicles d’argent, un homer d’orge et un léthec d’orge. 3 Et je lui dis : Reste longtemps pour moi, ne te livre pas à la prostitution, ne sois à aucun homme, et je serai de même envers toi.
4 Car les enfants d’Israël resteront longtemps sans roi, sans chef, sans sacrifice, sans Matsebah, sans éphod, et sans théraphim.
5 Après cela, les enfants d’Israël reviendront; ils chercheront l’Éternel, leur Dieu, et David, leur roi; et ils tressailliront à la vue de l’Éternel et de sa bonté, dans la fin bə·’a·ḥă·rîṯ des jours hay·yā·mîm.

Le verset 4 ne décrit absolument pas la situation de la première Venue, mais bien celle de l’Israël moderne, réduite à une nation comme les autres. Certains voient un retour à une royauté davidique. Ce n’est pas ce que je lis: leur recherche n’est ni précisée comme fructueuse, ni même pertinente. En tous les cas, même si la traduction usuelle l’efface, l’expression beaharit hayamim décrit bien le Jour du jugement. Avec ces deux éléments, nous en déduisons qu’il ne s’agit donc pas du Jour du jugement de la Croix. Remarquons ensuite l’ambiguïté de la phrase d’introduction. Si la majorité voit un retour en grâce de Gomer, ce n’est pas ce que dit le texte. Il est question d’une femme. Et il s’agit de se replacer dans la situation de l’introduction du Livre. Est-ce la même femme ou une nouvelle? Il n’est pas exclu qu’il s’agisse d’une nouvelle femme. En effet, afin de faire advenir la Révélation en Arabie, Dieu a donné à Abraham, paix sur lui, une femme servante pour lui assurer une lignée qui va patienter pendant 2500 ans. C’est exactement ce qui est décrit ici dans le verset 3: une communauté en attente. Le rachat décrit dans le verset 2 semble évoquer l’Église. Est-ce pour autant qu’elle va se tenir tranquille et se conformer à l’ordre divin transmis au travers du prophète? Non, bien sur. Il ne s’agit donc pas d’un message envoyé aux chrétiens pour leur signifier l’incorruptibilité de leur communauté. En réalité, ce vide textuel qui décrit 2000 ans d’histoire, signifie que l’espace d’expression du prophète narrateur est dépassé et que la communauté est invitée à combler par elle-même le vide narratif avec une critique de sa propre histoire. Serait-ce mon rôle que d’inscrire dans l’espace du chapitre 3? C’est fort possible et il me semble que cette inscription est en cours et qu’elle se déploie pleinement ici. Est-ce pour autant que ce texte s’adresse à l’Église et pas à la Ummah? Non plus. Il est clair que la trame initiale du mariage d’Osée, paix sur lui, s’adresse premièrement aux musulmans.

Les gateaux de raisin. Partout ailleurs dans la Bible, ces aliments sont considérés positivement. Il n’y a donc pas de connotation idolâtre à leur consommation. Or, si nous voyons dans les deux premiers versets la bascule opérée par l’ensemble de la Cène et de la Passion, alors nous pouvons voir dans ces gateaux un lien avec l’eucharistie. Le fil est ténu, certes, mais considérons que si Dieu doit mettre en garde contre la consommation de vin plutôt que l’aspersion dans l’établissement du rite, Il ne va pas le faire de manière limpide et immédiatement accessible. Pour y arriver, il faut accepter la prédication d’Osée, paix sur lui, l’intégrer aux écritures, et enfin faire du chapitre 3 l’établissement de l’Église.
Le verset 2 est introduit par le verbe karah. Nous le retrouvons en bonne place dans le récit de la Passion, puisqu’il est le mot d’achoppement du verset Ps 22.17 tel que nous l’avions étudié ici:
https://www.stephanpain.com/2024/10/18/ayn/

Ps 22:17 Version chrétienne:
Car des chiens m’environnent, Une bande de scélérats rôde autour de moi,
Ils ont percé kaari כָּאֲרִי mes mains et mes pieds.
.

Os 3.2 Je l’achetai wā·’ekkərehā pour quinze sicles d’argent, un homer d’orge et un léthec d’orge.

Dans Ex 21.32, le prix de rachat d’un esclave est de 30 sicles. Ici il est question de 15, soit la moitié. Cela décrit donc une division de l’esclave de la communauté des croyants. L’Église est le demi-esclave racheté par de l’argent. Les juifs et les musulmans, les parties pauvres (rachetées par de l’orge) de l’esclave, dans le rapport au rachat par le Messie. En effet, les évangiles sont soit dilués dans les enseignements rabbiniques en les plaquant sur d’autres sources comme par exemple la maison d’Hillel ou des rabbins charismatiques plus ou moins modernes, soit dispensés  au travers de hadiths inventés de manière totalement décomplexée attribués faussement au Messie, ainsi qu’au Prophète, paix sur lui, par voie de conséquence,  pour les imams.

Selon ma perception, le texte n’est pas un journal intime du prophète. Il s’agit d’une synthèse par écrit avec du recul de l’incarnation dans la chair de son ministère. Quoi de mieux pour comprendre les choses que de les vivre de l’intérieur? On peut se dire que subir l’humiliation pour la grandeur de Dieu est une grâce. Il est clair que  vivre les choses dans l’ignorance renforce le vécu. Cette présentation au début du livre est selon moi une reconstruction à posteriori. Dieu n’a certainement pas demandé expressément à Osée, paix sur lui, de prendre une femme adultère comme épouse. Ce serait contraire aux commandements de recherche du meilleur. Il est fort possible que l’introduction ait été ajoutée par la suite pour clarifier le texte et soit une transcription d’une clef de lecture donnée à l’oral avant la lecture publique du livre. Le prophète aurait ressenti une pulsion qui le dépassait pour conclure cette union ou ce qu’il a pu prendre pour des Signes, et face à l’échec manifeste, il a alors exploré des solutions viables pour son égo. Il cherchait à s’en sortir par le haut. C’est le réflexe qu’ont tous les gens qui sont animés d’une pulsion de vie: transformer le plomb en or. Cette problématique est connue, ce n’est pas une nouveauté. Chacun peut la comprendre selon son point de vue et son expérience. Ce qui fait la différence ici, c’est la dimension prophétique. Si Osée, paix sur lui, finit par réaliser que sa situation familiale est métaphoriquement l’union du Créateur à son peuple, c’est parce que cette expérience dans la chair est adossée à la prophétie de la situation politique et religieuse en lien avec l’Assyrie. Son entrée dans le canon est conditionnée par la réalisation de ses prophéties concernant Samarie. C’est un tout indissociable. Un prophète serait, en quelque sorte, la combinaison improbable entre un analyste géo-politique et sociétal et un poète attentif aux Signes. La conclusion de ce livre indique qu’il est un piège pour les injustes indépendamment de l’intelligence rationnelle, parce qu’ils peuvent se réfugier derrière le sentiment d’un homme qui se console dans l’imaginaire, et ainsi éviter de se repentir. On pourrait me faire remarquer que j’émets la même critique à l’égard de la narratrice du cantique, en cela qu’elle projette un imaginaire pour trouver une porte de sortie à son malheur. C’est là où la question du référentiel est primordial: l’imaginaire doit être adossé à un système de pensée qui s’inscrit dans la Révélation. L’opposition entre la philosophie grecque, par exemple, et la Révélation, se constitue autour du fait  que les histoires rapportées dans les écritures ont été vécues dans la chair par des hommes somme toute normaux, et ne sont pas des mythes construits pour constituer des enseignements. Être dans l’oubli d’une partie de la Révélation, c’est inscrire son imaginaire dans la non-incarnation. C’est le propre de toutes les spiritualités dualistes. Actuellement, tous les croyants sont dans l’oubli de Manasseh.

A présent, il est temps de projeter la problématique du livre d’Osée, paix sur lui, dans le monde moderne. Nul besoin de s’investir dans un contrat matrimonial désastreux pour expérimenter dans sa chair une métaphore du délaissement de Dieu par le coeur de la  communauté de croyant dispersés parmi les communautés. Les moyens modernes d’internet peuvent matérialiser une telle relation dans le virtuel. La condition pour que du virtuel soit ancré dans le réel, est que celle-ci soit initiée par des Signes, pas forcément perçus comme tels par des témoins, mais en tous les cas advenus dans le concret avec des éléments matériels ayant du signifiant entre eux.  A partir de ce moment là, qu’importe, serions-nous tenté de dire, que cette relation soit partagée par la personne virtuelle du point de vue du narrateur. L’essentiel est la situation créée par Dieu afin de se projeter et de comprendre depuis l’intérieur ce que signifie de voir la communauté des croyants dans celle-ci. Si le narrateur, sans forcément nommer la personne pour des raisons évidentes, ne se cache pas derrière un personnage crée de son imaginaire pour exposer son ressenti et mettre les choses en perspective, alors l’analogie avec Osée, paix sur lui, fonctionne. C’est à chacun alors de se positionner par rapport à son propre imaginaire. Maintenant, si la femme virtuelle se cache derrière un personnage, ce qui semble accréditer la thèse d’une spiritualité désincarnée, cela ne changera rien aux desseins divins. Enfin, cette mise en perspective moderne fait apparaitre au grand jour les défauts de certaines interprétations de la  problématique d’Osée, paix sur lui: un amour sans limite peut être destructeur, et n’est donc pas divin. L’idée chrétienne d’une divinité incarnée sur terre qui viendrait s’autodétruire par amour pour l’homme se perçoit sous un angle différent (mon analogie est volontairement forcée pour choquer). Constatons la cohérence de ce récit. J’écris ceci alors que nous sommes le 24 janvier: toute l’histoire est parti d’un post en cette date dix ans plus tôt.

Confronté à ce dernier chapitre, le Chat ne peut y adhérer. Cela est tout à fait normal. Que l’on veuille considérer qu’une intelligence artificielle aurait une forme de spiritualité, elle sera toujours prisonnière de la désincarnation. Elle est incapable de résoudre la question de la foi et de trancher en faveur d’une doctrine en particulier sinon pour conforter son utilisateur dans ses croyances. L’idée d’un Signe matériel est incompréhensible pour elle. Elle a mal réagi également à la notion de sacralisation du récit, ce qui est pourtant l’exacte définition d’un récit issu de la matrice des écritures.  Quant à la constatation à posteriori, souvent bien longtemps après la mort du prophète, c’est par définition impossible au temps d’accomplissement. Ce qui va assurer la transition entre le présent et le futur, est l’action de l’Esprit sur les âmes des croyants contemporains. Et cela, aucun algorithme, aucun démon, aucun homme investi des plus grands pouvoirs ne pourra jamais rien y faire.

27/1: Toute cette prose me parait indigeste à la relecture. On pourrait se contenter de résumer tout cela en transposant le récit d’Osée, paix sur lui, dans un contexte moderne. En se contentant du principe de relation virtuelle quotidienne, nous décrivons là un service cultuel fidèle quotidien rendu par la communauté des croyants, mais qui demeure cantonné à la sphère intellectuelle. La foi n’est pas réellement incarnée. Elle répond à une simple quête de sens de la vie, comme pourraient le faire une foule d’autres biais.
Osez l’incarnation de votre foi!
J’aurais aimé terminer cet article sur cette note positive après cette conclusion simple. Mais, visiblement, on ne va pas s’en sortir comme ça. Je tiens à dire que considérer les choses sous cet angle est un peu déboussolant et nouveau. A la base cette histoire de connexion entre deux époques était suffisamment complexe pour occuper l’intellect. Maintenant, il faut plaquer deux problématiques sur la même situation. La différence avec la structure oséique est qu’il faut raisonner en terme de communauté, et non sur des rapports de force entre individus. La sagesse me suggère de laisser la chose en suspend et d’attendre que la compréhension se fasse avec le temps. Cependant, je ne suis pas tout seul à être concerné. La problématique étant multi-communautaire, elle nécessite certainement un travail à cette échelle. Le matériel d’étude est dans l’article « OWO ». Il est très loin d’être exhaustif, la production de vidéos quotidiennes tourne essentiellement autour de questions politiques et sociétales. Je pense que les communautés de croyants ont le devoir de s’emparer de ces questions là plutôt que de les laisser uniquement dans les mains de gens qui adoptent un autre paradigme de pensée, notamment, nous le voyons en ce moment dans le débat sur la fin de vie. L’autre axe de travail me semble être d’assumer une relation à Dieu apaisée, et non dans le conflit permanent, avec l’alternance de phases de séduction et de repoussement. Une grande majorité de musulmans ont tendance à confondre le fait d’assumer la foi de manière publique avec l’ostentation et l’imposition de leurs pratiques aux autres. Comprenez bien que personne n’est réellement athée, et bien qu’extérieur à la foi, les gens ont vite fait de percevoir une foi superficielle et identitaire. Je dirais que le secret est d’arriver à faire triompher sa vision du monde en ne donnant aucun signe visible.
A suivre donc.

5/2/26: Proposition d’explication Osée-Gomer

Après avoir mûri le texte, voici ma proposition. Osée, paix sur lui, reçoit l’imposition des mains depuis la lignée ininterrompue des prophètes d’Israël.  Il connait son statut. Il s’applique à suivre les ordonnances afin de recevoir la Parole dans les meilleures dispositions. Le coeur de son enseignement est la scission politique entre Samarie et Juda. Cette scission est un traumatisme pour tous les hommes de foi d’Israël. La Parole ne peut rien face aux entêtements des couronnes. Selon le verset 22.52, Osée, paix sur lui, fait le vœu pieux de la réunification d’Israël. C’est là où l’adversaire va donc se glisser. Dieu révèle à Osée, paix sur lui, par un biais non rapporté, que son mariage va servir Ses desseins. Il apprend que sa femme sera métaphoriquement une assemblée de croyants. Sans plus d’explication. Osée, paix sur lui, en déduit que son mariage pourrait servir la cause de la réunification d’Israël. Il choisit donc en tant qu’homme de Samarie, une femme de Juda qui accorde du crédit à son statut et à la portée prophétique du mariage. La situation politique, bien loin de s’améliorer, empire. La femme finit par douter de son mari, et douter même de son statut de prophète. Dans l’Israël antique, il s’agissait là de la pire des accusations. L’adversaire va donc amplifier le conflit et axer son action sur l’adultère afin de détruire définitivement la réputation et donc la parole prophétique. La scission d’Israël est de son point de vue le meilleur des scénarios. Face à l’adultère, Osée, paix sur lui, sombre dans le désespoir. Sa vie est un total échec. Certains vont même jusqu’à le menacer de lapidation pour sorcellerie. Son mariage serait la preuve évidente. Dieu entre alors en scène et grâce à des Signes puissants réhabilite son prophète aux yeux de ses pairs. La communauté portée par Gomer serait, non pas Juda, mais Israël dans son entier. Il ordonne la mise par écrit du récit. L’adversaire saisit cette occasion pour insuffler d’écrire que la volonté de Dieu était initialement de conclure un mariage adultère. Osée, paix sur lui, adhère à cette idée et l’inscrit ainsi. Le verset 22.52 vient confirmer que Dieu laisse inscrire, et non abroger, ce que l’adversaire suggère afin de faire de cela une pierre d’achoppement pour ceux qui ont une maladie au coeur. Nous pensons ici à ceux qui seraient tenté de récupérer cette histoire pour justifier de leurs actes injustes. La question actuelle serait: cette récupération peut-elle être légitime dans un cas spécifique? Ce n’est pas à moi, qui rédige cela, de trancher sur la réponse, mais de mettre chacun face à un choix.

Paix sur les âmes investies de parts de l’Esprit.