vendredi 1 mars 2024

Bayt Tur

Dernières modifications le 22 mars 2023·25 minutes de lecture

Le Bien est absolu, le mal est relatif

C’était le titre d’une série d’articles relatifs à la période précédant ma conversion au printemps 2012. Muni de cette compréhension, nous projetions cette problématique sur la situation méta-politique de la fin 2018, au moment où débutait le mouvement GJ. Nous identifions alors deux entités spirituelles opposées l’une à l’autre, avec les véritables croyants au milieu. Gog et Magog. Sionisme contre maçonnisme. Prédestination absolue contre libre-arbitre absolu. https://www.stephanpain.com/2018/12/27/le-bon-la-brute-et-le-truand/
Il faut bien comprendre que nous retrouvons toujours ces 3 entités qui s’affrontent régulièrement. Aidé d’indices, de signes, nous pouvons parvenir à identifier la nature des acteurs principaux et décortiquer les problématiques globales.
Très récemment, nous avons abordé le livre d’Esther ainsi que la sortie d’Egypte. Dans le livre d’Esther, vraisemblablement rédigé par Daniel, paix sur lui, était établi un récit fictionnel destiné à constituer un piège pour les ennemis du Créateur. La rédaction se situe à une époque très particulière, c’est le choc de la première rencontre entre les deux entités, Gog et Magog. En effet, Magog a été « importé » avec l’élite juive en exil. Gog était  proche de  ses terres d’origine. Nous retrouvons un indice donné par le Coran ici:

« Et ils suivirent ce que les diables racontent contre le règne de Solayman. Alors que Solayman n’a jamais été mécréant mais bien les diables : ils enseignent aux gens la magie ainsi que ce qui est descendu aux deux Anges Harout et Marout, à Babylone; mais ceux-ci n’enseignaient rien à personne, qu’ils n’aient dit d’abord : « Nous ne sommes rien qu’une tentation : ne sois pas mécréant » ; ils apprennent auprès d’eux ce qui sème la désunion entre l’homme et son épouse. Or ils ne sont capables de nuire à personne qu’avec la permission de Dieu. Et les gens apprennent ce qui leur nuit et ne leur est pas profitable. Et ils savent, très certainement, que celui qui acquiert [ce pouvoir] n’aura aucune part dans l’au-delà. Certes, quelle détestable marchandise pour laquelle ils ont vendu leurs âmes ! Si seulement ils savaient ! »

— Sourate Baqara (la vache) 2, verset 102

Selon certains chercheurs, Harout et Marout, à Babylone seraient Haurvatat et Ameratat, présents dans la mythologie zoroastrienne. Gog et le feu.
Les diables dont il est question ici, sont ceux qui sont à l’origine du concept maçonnique du Temple de Salomon, c’est à dire les bases de la croyance des gens de Magog transmise parmi une caste restreinte à l’intérieur de l’élite des fils d’Israël.
Ce verset serait donc la trace de la jonction de Gog et Magog lors de l’exil à Babylone. Voilà peut-être pourquoi le centre de verset parle, par opposition, de désunion.
Le livre d’Esther en témoigne. outre le nom des deux protagonistes, qui font référence à _shtar (_sis) et _arduk, nous avons ce fameux roi, que les rabbins identifient parfois au Créateur: Assuréus. J’ai choisi de conserver les noms, sinon cela deviendrait incompréhensible. La traduction en français est plutôt pertinente, quoique incomplète. En effet, le nom hébreu est: A’hashverosh — en hébreu אֲחַשְׁוֵרוֹשׁ (Aʾhašveroš). En préfixe, nous reconnaissons akh, qui  signifie frère. En ajoutant le alef que l’on ôte en accolant les deux mots, nous avons le mot ašver. Si l’on utilise le vav en tant que voyelle, le mot devient ašouer ou ašour. Nous retrouvons le français Assur. A_ssur est la divinité principale de l’Assyrie. _arduk est lié à Babylone. Les deux divinités vont finalement se confondre et s’échanger selon les époques, toujours à Babylone.
La dernier terme de l’assemblage serait donc Ourous. En français, c’est beaucoup plus parlant, puisque cela donne Ouréus. Nous reconnaissons l’
U_ræus, c’est à dire le dieu serpent égyptien que l’on trouve en bonne place sur le front des rois.
Cela donne une sorte de fusion fraternelle entre A_ssur et l’O_uréus. Une fratrie qui incarne la synthèse des deux aspects du mal. Mais elle ne peut agir seul. Elle doit donc être secondée dans chaque facette. _sis est une « nouvelle recrue », elle vient d’être importée dans la ville dont le nom signifie « porte des dieux », bab el. Le livre débute par son mariage. Son potentiel de séduction est bien plus grand. _arduk sera toujours second. Mais il accepte difficilement sa place et il y a une lutte de pouvoir. Il n’entend pas se soumettre à Haman, l’exécutant du roi. _arduk s’impose comme le dieu principal lors de l’accession au pouvoir de Nabuchodonosor. Le nom de ce roi va être repris par celui qui va être la cause du premier exil des juifs. 

Dans le cadre de la sortie d’Egypte, l’entité de l’Ordre, lié à Magog, était seule à transparaître. Cette position est révisable en fonction de l’avancée de la compréhension. Veuillez en tenir compte.

Lors de la revanche, au moment de la première période messianique, on pourrait, en première analyse, en déduire que seule l’entité Magog a été affrontée. En réalité, concernant uniquement la période très courte du ministère messianique, cela a été le cas. Nous allons voir que Gog n’est pas si loin.

Pour replacer les choses dans leur contexte, nous avons donc une partie des juifs qui ont accepté le Messie, tandis qu’une partie minoritaire est resté fidèle à Magog et la dernière demeure sur la tradition transmise. La partie qui semble accepter se scinde elle-même en trois. Ceux qui sont authentiquement des disciples du Messie, et ceux qui le font dans une dynamique de haine à l’égard de Magog et ceux, en très petit nombre bien évidemment, qui sont missionnés pour infiltrer au nom de l’Ordre et détruire la foi de l’intérieur. Nous avions exactement la même problématique que lors de la sortie d’Egypte. Ceux qui sont sorti par haine de l’Egypte ont fait le veau d’or. La différence entre les deux situations, semblerait marquée par le fait que cette fois, l’entité « parasite » est hétérogène et  soit liée à Gog et aussi Magog.
Ensuite, cette partie réduite doit gérer une prophétie annoncée par le Messie: la venue d’Ahmad, paix sur lui. Les gens vont se scinder en factions suivant leur interprétation de cette prophétie. Il est important de comprendre qu’à cette prophétie est lié divers signes. Certains ont été transmis dans les évangiles en étant mélés à des prophéties concernant la seconde Venue, d’autres ont été occultés lors des révisions scripturaires ultérieures.
Voir chronologie de la Révélation chapitre: Premiers chrétiens: lutte des pseudos nations d’Ahmad. https://www.stephanpain.com/chronologie-de-la-revelation/
Les différentes factions sont de nature très diverses. Il est parfois compliqué d’épurer afin de parvenir au noyau textuel de leurs doctrines. Une approche avait été tenté ici:
https://www.stephanpain.com/2020/02/13/des-elus-aux-nations/

En conclusion, nous dressions un schéma des schismes  alors présents:

  1. Réformistes – attente – conservation de la Loi
  2. Finalistes – Paul incarnait le Prophète et les païens le peuple nouveau-né – abolition de la Loi
  3. Millénaristes – le disciple bien-aimé incarnait le Prophète et les adiabéniens le peuple nouveau-né – conservation de la Loi

Ces schismes concernent surtout la période de la première guerre judéo-romaine et la période qui a suivi. Les lignes de divisions n’ont cessé de bouger durant 100 ans (de +30 à +135). Nous pouvons identifier grossièrement les groupes. Le 1 sont les disciples authentiques. Le 2 sont les partisans de l’Ordre ou plutôt de sa dimension spirituelle car l’influence païenne est clairement revendiquée et offre un boulevard à une récupération impériale ultérieure. Le 3 appartiendrait donc à Gog.

Mais ce raisonnement simple est erroné, car nous arrivons ici à une belle contradiction. En effet, si le groupe 3 appartient uniquement à Gog, il semble logique qu’il se rattache à un personnage fondateur qui lui est attaché. Or, nous avons vu que le disciple bien-aimé était dans sa nature et dans sa dénomination connecté à l’Ordre. La rédaction de l’évangile est d’essence gnostique.  Culte scindé entre initiés et peuple. Le dualisme ne concerne que les initiés, les très hauts-initiés.
De plus, nous oublierions alors un fait majeur: ce personnage, qui est la dame en rouge, ne s’est pas rangé du coté des chrétiens dans le sens où elle serait apparu clairement dans le livre des Actes des Apôtres. Bien au contraire, elle est apparu, ainsi que son fils aîné, comme un élément incontournable de la noblesse juive. Elle a donc fait le choix de la Loi et surtout du Temple, puisqu’elle s’est distinguée par la pose d’une plaque ornementale. C’est à dire qu’elle a réitéré un tour de passe-passe alternatif à celle dont elle hérite de la fonction, et du prénom de mission Marie, la dénommée Méryt__,  qui avait quitté sa fonction d’ancienne reine à la cour de Pharaon pour se joindre au peuple de l’Exode.
Comment peut-on alors admettre que Gog puise sa légitimité dans les mensonges introduits par l’Ordre? Il faut bien comprendre que l’Ordre n’a aucun scrupule pour manipuler les textes. Ces gens se positionnent clairement comme ennemis de la Révélation. Et surtout, ils travaillent à une transmission directe au travers du temps et des générations. Ce n’est pas le cas de Gog. Le cadre d’un Messie souffrant et d’une interprétation intellectuelle des écritures ne fournit pas les outils pour oeuvrer, du moins sur un temps aussi court.  Gog est passé maître dans l’art de réinterpréter tout à sa convenance d’un point de vue belliciste et d’hériter de lui-même au travers des âges. C’est par ce processus que les zoroastriens infiltrés dans l’Islam des Abbassides ont légué à leurs lointains descendants nains barbus alors qu’ils n’ont aucune connexion directe.

Nous devons donc décomposer le long processus:

  • Introduction de la dame en rouge au plus près de la Révélation. Elle fait bâtir une tombe familiale au nord-ouest de la cité après sa conversion à la Torah. Conversion qui s’affiche comme un événement en soi puisqu’il s’agit d’une reine prétendument étrangère et païenne.
  • L’Ordre participe à la mise en scène de la résurrection afin de créer un schisme et d’asseoir son autorité.
  • L’Ordre constate son erreur: il vient d’accomplir les écritures. La dame en rouge se range du coté du Temple afin de conserver son statut de reine. Elle se fait bâtir un palais dans la cité.
  • Entrée en scène de Paul. Il ne semble pas membre de l’Ordre, mais sa théologie témoigne de la proximité de sa sensibilité spirituelle profonde. Il parait assez isolé initialement. Il se présente comme Ahmad de par sa volonté de prise d’autorité sur les églises de la diaspora, tout en ne le mentionnant pas clairement.
  • Décès des deux protagonistes. Le rôle clef de l’une et les nombreux écrits de l’autre vont pouvoir être exploités pleinement à partir de ce moment là par les uns et les autres.
  • Les premiers chrétiens sont alors composés de deux groupes: hébreux et païens. Une partie importante du peuple adhère aux nouveaux préceptes. Il semblerait que les érudits aussi. Seule l’élite sacerdotale est clairement hostile.
  • La tension monte jusqu’à l’éclatement de la guerre.
  • 3 groupes se disputent le pouvoir. L’élite, les Pharisiens et les Zélotes.
  • Ceux qui suivent le Messie ont été averti qu’ils ne devaient pas s’en mêler. Les Zélotes ont focalisé sur la prophétie d’Ahmad, ils aspirent à la réaliser coûte que coûte quitte à provoquer un bain de sang. Ils peuvent s’appuyer en parti sur la théologie de Paul annonciatrice d’un temps court. C’est à dire que même s’ils ne se soumettent pas à son autorité, ils peuvent néanmoins légitimer leurs actions sur une partie de son discours. C’est le principe même de survie des groupes radicaux.
  • La guerre provoque un traumatisme. Le Temple et la cité sont détruits. Chacun se rejette la responsabilité.
    Les Sadducéens disparaissent. L’élite sacerdotale avec. L’autorité religieuse mute. Les Pharisiens en héritent.
  • La venue du Messie est encore majoritairement acceptée à ce point puisque la disparition du Temple et du sacerdoce viennent la conforter. Toutefois le traumatisme de la guerre offre une opportunité à l’Ordre d’exploiter la dame en rouge. La secte johannique prend donc son essor. Une grande partie de sa théologie se fonde sur l’opposition d’avec celle de Paul. C’est à lui que l’échec de la guerre est imputé. Elle se légitime en faisant de l’Adiabène, patrie lointaine de la dame en rouge et de sa descendance, l’alliée des croyants lors du conflit. Il pourrait s’agir d’une stratégie pour créer artificiellement le peuple qui hérite de l’autorité telle qu’annoncé par le Messie et générer ainsi une nouvelle division. De peuple, nous comprenons qu’il n’est point question et que seule la dynastie régnante est concernée. C’est à dire de nouveaux vignerons telle que la prophétie évangélique l’annonce.
  • L’écart se creuse entre les groupes. L’opposition se situe sur la question de la Loi. Les païens qui commencent à devenir une masse importante de croyants en la nouvelle doctrine constituent un groupe solide qui n’est pas accessible à la secte johannique. Ils pensent eux aussi incarner le peuple à venir.
  • Marcion, qui se présente  de par sa doctrine fidèle à la théologie de Paul, est un témoin de cette profonde scission. La théologie marcioniste s’affiche dualiste: elle oppose le Dieu de la Torah et celui de l’évangile. Ce n’était pas le cas de celle de Paul. Introduction du concept de Nouveau Testament. Son statut social permet qu’il laisse une trace dans l’histoire qui ne peut être effacée par ceux qui vont s’emparer de l’autorité sur les écritures. Toutefois ses écrits vont opportunément disparaître. Ce n’est pas le cas du peuple. Il ne peut rester aucune trace de ses croyances.
  • La tension est de nouveau à son comble, lorsqu’un nouvel individu fait son apparition, un guerrier. Il prétend lui aussi accomplir la venue d’Ahmad, mais il se désolidarise à la fois des disciples de Paul et de la secte johannique. Retour radical à la Loi et au nationalisme.
  • Échec. Nouveau traumatisme. Cette fois, nous sommes trop éloignés de la venue messianique. Cet échec sonne le glas de toute théologie évangélique couplée à la Loi. Les Sages d’Israël camouflent les traces de la période. Le peuple se range sous son autorité. Le Messie n’est apparemment plus venu. Pourtant des traces subsistent, comme le changement de calendrier hébraïque.
  • Le christianisme prend son envol en se répandant sur la terre. La scission est totale et irrémédiable. La secte johannique a apparemment perdu la bataille. Toutefois, le christianisme, pour perdurer au sein de l’empire, et ne pas être considéré comme un culte rebelle, doit se légitimer par une existence antérieure à la venue de l’empire. Ne pouvant se tourner vers Israël, la théologie johannique est englobée. Celle-ci va permettre au dualisme de s’emparer de l’écriture.  Le corpus regroupe des écrits antagonistes. Il est à même de servir d’arme redoutable pour l’Ordre puisque qu’il devient culte de caste à part entière. Mais tout ceci est latent et ne pourra réellement se mettre en place qu’après la période des vaches grasses de l’ère chrétienne des dynasties royales anti-impériales. Encore une fois, le serpent s’est laissé une brèche pour des temps futurs.

La première guerre judéo-romaine est le résultat de l’action de Magog sur la Révélation, nous comprenons alors que la deuxième serait celui de l’action de Gog. Cela va aboutir à une nouvelle division, mais aussi à une réunion improbable. D’un coté, ceux qui avaient accepté le Messie, ont échoué, et vont le refuser à posteriori. De l’autre, ceux qui s’étaient opposés au gréco-romains et qui vont se rallier à eux. Leur soumission est conditionnée par l’acceptation de leur tradition néo-testamentaire au dépend de la Loi. Cette alliance apparemment contre nature de millénaristes et finalistes ne pouvait s’établir qu’à l’issue de ce processus complexe. La vision finaliste n’avait, de toute façon, aucun avenir sur le long terme. Je vais devoir corriger  avec soulagement certains de mes anciens articles. Ces contradictions me pèsent depuis bien trop longtemps. 

A présent, nous allons donc nous intéresser à cette deuxième guerre, dite révolte de Bar-Kokhba. Ce nom est en réalité un surnom. Il s’agissait de faire correspondre l’homme avec des prophéties.
Il ne s’agit plus de mener une révolte sur la méthode classique. Nous avons affaire ici à un mode de guérilla. Centrée à un point caché sous terre, l’armée de l’ombre de Bar-Kokhba, utilise un réseau de sous-terrain afin de mener des actions ciblées sur l’occupant romain. Très bien organisée, l’armée peut vivre en totale autonomie. Rabbi Akiva, autorité religieuse de l’époque, adhérant au mouvement de rébellion, le déclare comme Messie. Avec le recul, nous serions plutôt à même de suggérer que le Rabbi le reconnait comme le Ahmad annoncé. Tout en gardant bien en tête que la fonction de Messie n’est pas la même pour un rabbin de l’époque et n’a rien à voir avec la définition chrétienne moderne. Le profil guerrier peut trouver un écho dans celui  que l’on peut trouver au véritable Ahmad, le prophète Muhammad, paix sur lui.
Pendant quelques années, l’armée tient en échec le puissant empire. Le Rabbi conseille au guerrier de mener une guerre en surface. Le guerrier refuse et pour s’assurer de la victoire, choisit de s’allier avec des polythéistes. Le choix divise les Justes. La révolte finit par échouer. L’armée, les souterrains et les meneurs sont détruits. Cette fois, l’empire décide de nettoyer la région de toute trace de Torah. La situation est bien pire qu’elle ne l’était avant le soulèvement. Ils vont jusqu’à gommer toute identité en renommant la région en Palestine, du nom du peuple de Goliath, celui que le roi David, paix sur lui, avait terrassé au nom du Créateur. Il est donc surprenant, que des croyants fidèles à la Parole révélée dans le Coran, se définissent eux-même comme palestinien, donc comme philistins. Ce faisant, ils semblent se désavouer du prophète David, paix sur lui, et prendre le parti du taghout, car ce n’est certes pas la volonté du Créateur que de faire revivre cette identité philistine.  Le traumatisme est profond parmi les croyants alors éparpillés sur la terre. Le monde de la Torah doit se réinventer spirituellement et non matériellement.

En entendant ce récit, je comprenais immédiatement le parallèle avec le monde d’internet. Le réseau de galeries souterraines correspond aux réseaux sociaux du 21ème siècle. Il est clair que si il venait à l’idée d’un groupe d’affronter le nouvel empire, c’est à dire ce que l’on appelle communément les GAFAM, ceux-ci, déployant toute la force économique et politique dont ils disposent, seraient à même de démanteler jusqu’à la tête toute volonté de renverser leur pouvoir mondialisé.
Si quelqu’un devait endosser le rôle de Bar-Kokhba, et qu’il ambitionnait telle entreprise, il serait fort probable qu’il puisse rencontrer un franc succès pendant un laps de temps du à l’effet de surprise initial d’une guerre de l’ombre d’internet. Il est clair que la force constituée par les croyants à l’intérieur des Gj est limitée. Pour remporter une victoire plus massive, l’alliance avec les mécréants est inévitable.
Le cuisant échec final est de même inévitable.
Quant à une guerre en surface, dans la rue, elle ne pourrait se faire autrement que parasitée par les forces de l’Ordre, les BB. Ironie quand tu nous tiens. Les forces de l’ordre officielles, elles, sont hétérogènes. Arrivé à ce point de lecture, on pourrait s’étonner que comparativement à la première venue messianique, le rapport de force entre Gog et Magog parait inversé. Il est important de comprendre que face à la structuration confrérique et cloisonnée de l’Ordre, il convient d’être un adversaire de taille. L’Ordre peut s’appuyer sur la partie visible et saine des loges respectant la diversité des croyances. Il faut comprendre l’esprit du corps maçonnique comme un esprit fracturé selon les théories développés par Alexandre Lebreton. Si Gog parvient à dominer, malgré sa taille beaucoup plus restreinte, c’est tout simplement parce que le Maître du monde a choisi de le couvrir de richesse. De même, on peut s’étonner que les BB, apparemment hostiles à l’état, généralement anarchistes, incarnent les idiot utiles de Magog. Nous avons déjà vu qu’il ne faut pas raisonner en terme de connexion politique, mais en terme de connexion spirituelle. Chacun oeuvre pour le camp auquel sa nature profonde appartient. Si les mécanismes profonds de la première Venue sont déjà si complexes, alors ceux de la seconde…
Voilà pourquoi, il est essentiel de comprendre que le combat mené ici est celui de l’esprit. C’est bien l’esprit Gilet jaune de la foi qui doit triompher. Comme je l’ai rappelé plusieurs fois, le but n’est pas d’établir le Paradis sur terre.
Bien évidemment, dans l’euphorie de la rédaction, on peut parfois discerner une volonté de ma part de remporter une victoire politique ici-bas. Il ne s’agit que d’euphorie.
Sur la question de la fin du serpent, il faut comprendre que je parle ici de son influence sur les écritures. Une fois le travail de Dévoilement achevé, si tout du moins cela puisse être possible, son emprise sera réduite à néant concernant les croyants bien guidés. C’est là l’unique but poursuivi.
Le monde continuera à tourner, avec ses bons et ses méchants. La nature du mal aura simplement mutée.
Mais le mal n’aura plus d’emprise sur les écritures. C’est donc bien de cette fin dont il s’agit.
J’espère avoir été clair et pardonnez-moi à l’avance si je me laisse régulièrement aller à de l’enthousiasme. J’ai besoin moi aussi de me projeter de manière positive pour mieux supporter les épreuves d’ici-bas.

Cette mise au point étant faite, nous allons revenir aux éléments qui ont mis en place l’hégémonie du Pharaon du 20ème siècle. A ce point, je ne saurais définir sa nature. De ce que nous comprenons globalement, cette nature est d’essence bicéphale. Elle intègre en elle, une composante à la fois de Gog et de Magog. Peut-on la personnifier dans l’alliance entre deux hommes, ou entre deux groupes identifiés, ou entre deux concepts, entre deux mythes fondateurs? L’avenir nous le dira peut-être. La connexion se fait par un petit village de Judée, proche de sa capitale. J’ai nommé Bétar. Apparemment anodin, ce nom renferme un secret. Interprété de façon belliciste par notre guerrier de +132 et ses partisans, le mot signifie, beyt tar, la maison de la lame. Endroit parfait pour centraliser l’action armée.
Vous comprenez bien, si vous me lisez, qu’à un traumatisme répond une réinterprétation des écritures. D’un coté la voie de la vérité, de l’autre la voie de la mythologie. C’est ainsi que du traumatisme de l’échec de la révolte est né le mythe du Bétar. Si l’on doit retenir un élément révélateur, ce serait celui du récit qui affirme que les corps des rebelles exterminés par l’armée impériale ne se sont pas décomposés. Le déni propre au traumatisme est évident.
A la fin du 19ème siècle, dans un mouvement global sioniste à l’intérieur du monde de la Torah, un mouvement qui se distingue par sa radicalité est né sur les cendres de ce mythe fondateur: le mouvement Bétar.
Avant de développer les caractéristiques de ce mouvement, il convient de comprendre que nous avons ici affaire avec un groupe dont les principes fondateurs échappent à la rationalité. Persuadés d’être sous la guidance du Maître du monde, ce groupe s’imagine incarner son bras armé, et fort de cette légitimité s’arrogent le droit de mener des actions violentes à l’encontre de toute personne qu’il juge ennemi du Créateur. Inutile de vous dire, que dans la mesure où en ce moment-même, ces gens sont susceptibles de me lire, ils doivent avoir, au même titre que toute une ribambelle d’autres groupes tout aussi dangereux, pour ambition de me faire taire par tout moyen y compris des moyens allant à l’encontre de la Torah. Dissonance cognitive. C’est surement grâce, d’ailleurs, à leurs divisions sur le sujet, que je dois d’être encore en vie. Et aussi, soyons réalistes, que la plupart des gens me prennent pour un illuminé totalement inoffensif dans le sens où je n’aurais guère de gens sur qui compter  ou de gens qui légitimeraient mes propos publiquement. Apparemment, entendons-nous bien.
Cette espèce de guerre de l’ombre est une guerre des nerfs permanente. Personne ne sait qui est qui finalement. Etre tout seul n’est au fond pas tant un désavantage que ça. Il faut juste avoir le caractère suffisamment trempé pour cela.
Comprenez bien que le sujet abordé la semaine dernière, la grande guerre, c’est le genre de sujet, dans le cadre de la Torah, qui ôte toute forme de limite à certains. Je n’ai pas besoin de vous faire un dessin. La terre n’a aucune possibilité d’échappatoire. Il faut bien en être conscient. Pas d’autre choix que de se livrer corps et âmes dans le Créateur.

Tout ceci étant dit, tentons de comprendre la problématique du noyau dur du sionisme  polythéiste, car nommons un chat un chat, sans toutefois se perdre dans les détails.
Commençons par le nom moderne. Il s’agit d’un acronyme basé sur le nom d’un meneur activiste: Brit Y__f T____eldor qui signifie Alliance Y__f T___eldor. Un nom qui en rappelle un autre beaucoup plus actuel. Un nom qui est lié au déplacement de l’ambassade de son pays à une date clef correspond à un jubilé de la guerre de 67. Mais je suis taquin. En terme de bricolage ésotérico-politique, nous sommes bien. Les acronymes, toujours très pratiques pour faire dire ce que l’on veut à n’importe quoi. On remarque que la France constitue un noyau de l’expansion du mouvement dans l’entre-deux guerre. Tiens, tiens, tiens. Le village de Bétar va être recréé.  Si tant est qu’il est jamais existé et que le lieu originel n’était qu’une création pour établir une connexion avec une prophétie. Tout ce qui ressort de ce que  j’ai pu lire à propos de ce mouvement, c’est qu’il ne semble pas être organisé comme peut l’être l’Ordre. Son action s’apparente à la guérilla, et en cela, hérite pleinement de son ancêtre du second siècle de notre ère. Celle-ci  peut être physique mais aussi intellectuelle, grâce notamment aux réseaux sociaux, et cela constitue une réelle nouveauté. De ce mouvement ont découlé des partis politiques actifs actuellement.
Autant être franc, le sujet n’est pas passionnant. Je suis lassé de tout ça. Nous avons affaire à un réseau international organisé en guérilla qui n’est ni plus ni moins qu’une version cachère du groupe des nains barbus du Levant. Gog, division officiers. Et je me trouve plutôt complaisant car il ne s’agit là que de théorie. La nature profonde de ces gens est le feu. Ils sont disciples de _arduk selon le Livre d’Esther (ce n’est pas à prendre littéralement). Seul l’habillage change au cours des siècles.
Mais rassurez-vous, tout cet article n’a pas pour objectif le Bétar sioniste, dont tous les croyants, y compris les Justes de la Torah, connaissent depuis longtemps les méfaits.

Le culte du feu ici-bas est en réalité une sorte d’ersatz. Le vrai feu vient du ciel et il ne brûle pas la peau. Le feu divin brûle les âmes. A mon humble avis, depuis quelques jours, nombre d’entre vous doivent réaliser pleinement ce que le feu divin en soi signifie. Ce n’est pas quelque chose que l’on puisse simuler. Ce n’est pas non plus quelque chose dont on ressort indemne. Aucun sorcier n’a un tel pouvoir.
Le feu divin, c’est le feu de l’Esprit.
Dans le christianisme, l’Esprit prend l’apparence de la colombe.

Matthieu 3:16 Dès que Jésus eut été baptisé, il sortit de l’eau. Et voici, les cieux s’ouvrirent, et il vit l’Esprit de Dieu descendre comme une colombe et venir sur lui.

La colombe, le pigeon et la tourterelle appartiennent à la même famille. Colombe se dit Yonah dans Genèse. On le trouve aussi sous la forme gozal (1469), traduit par jeune colombe. Généralement c’est le mot tourterelle qui est la traduction de Tur, TWR. Ces animaux sont souvent confondus. Selon ce que j’ai pu trouver, le mot Tur provient du son qu’émet l’animal qui ressemble à tuur tuur. Il me semble que tous les colombidés produisent ce son caractéristique.
Si en hébreu, nous avons le mot Tur, TWR, תור, nous avons  un mot qui ressemble: Tur  طور   en arabe. Bien que similaire transcrit en français, les mots ne sont pas équivalents. En effet la lettre Tav correspond à la lettre Ta de l’arabe, tandis que c’est le Tet,  ט, qui correspond au Ta, ط,arabe.
Le mot  טור 2905 signifie colonne/rangée ou étage. On le trouve aussi en Daniel 2. 35 et 45 (strong 2906) qui prend le même sens que dans le Coran, à savoir montagne. Il est dit que c’est un mot araméen. Nous avons déjà vu que Daniel a été rédigé en araméen et que certains mots ont été retranscris tels quels.

Initialement, j’affirmais avec beaucoup d’enthousiasme que j’avais établi un lien formel entre la description du Saint Esprit dans les évangiles avec le bayt Tur de la révolte de Bar Kochba, ainsi qu’avec la maison, c’est à dire le Miskan sur le mont Sinaï dans le Coran. Si il est vrai qu’en français, cela peut fonctionner, du point de vue linguistique stricte, c’est incorrect.
Voilà bien là les limites de la logique. Il se trouve que la foi n’est pas quelque chose que l’on peut expliquer rationnellement. Il n’y a ici aucune preuve formelle. Une personne qui nie la véracité des écritures ne verra ici que manipulation, et aidée par la rigueur scientifique saura démonter avec des arguments persuasifs que tout cela ne tient sur rien. Aux yeux de la majorité, cette personne aura raison et chacun restera sur ses convictions profondes.
En réalité, cet article n’a pas vocation à prouver quoi que ce soit. Si je me suis laissé emporter par la similarité des sonorités et surtout par la portée de ce que je voulais y trouver, c’est que telle était ma nature profonde. Cette nature, c’est la volonté de transformer le mal en bien. Parfois, pour transformer le mal en bien, il faut savoir s’affranchir de certaines conventions. Mais il y a des limites, on ne peut pas prendre les textes et leur faire dire n’importe quoi afin de servir tel ou tel propos. Il me semble qu’ici, l’idée que ceux qui ont mené la guerre contre les romains, l’ont fait parce qu’il ont refusé le fond de la Venue messianique, est correct. A cette époque, il n’y avait pas de communication horizontale écrite, tout se transmettait par oral parmi les gens du peuple. Que le Temple de la montagne, bayt Tur avec un Tet بيت طور, soit devenu après sa destruction par les romains pour un groupe le temple non fait de main d’homme de la tourterelle/colombe, l’animal qui apparut lors du baptême du Christ pour incarner l’Esprit,  bayt Tur avec un Tav  בית תור, et que pour un autre groupe soit devenu la maison de la lame pour signifier le combat contre l’occupant afin d’incarner le bras vengeur du Créateur, est quelque chose de tout à fait concevable. Et à vrai dire, il est illusoire de trouver la moindre preuve de ce processus de foi qui s’opéra dans les têtes de milliers de gens il y a 2000 ans.
La seule chose qui nous soit accessible est notre propre perception des choses.
Que signifie la Venue du Messie? Quels sont les objectifs? Quel rôle doit-on jouer, quelle place doit-on prendre dans ce grand scénario?
Il n’y a aucune réponse fermée. C’est à chacun de décider.
Une chose est sûre:
Gloire à son Saint Nom! HalleluYah! SubHanAllah!

Notes

Voir:
https://www.stephanpain.com/la-phase/
https://emcitv.com/bible/strong-biblique-hebreu-towr-8449.html
https://emcitv.com/bible/strong-biblique-hebreu-tuwr-2906.html
https://emcitv.com/bible/strong-biblique-hebreu-tuwr-2905.html

Bétar
Une recherche rapide vous renverra certainement  l’orthographe simplifié du mot par ce qui nous est accessible directement. Ainsi le Vav sera absent de Towr et en change le sens. L’orthographe correcte apparaît si on effectue une recherche en hébreu: בית תור . Nous allons alors aux sources réelles. Ce sera même plus précis avec l’expression complète: ונלכדה בית תור. Voici ce que l’on trouve alors (les trois mots sont en gras):

Traité Taanit
Michna 6 – Chapitre 4

חמישה דברים אירעו את אבותינו בשבעה עשר בתמוז, וחמישה
בתשעה באב. בשבעה עשר בתמוז נשתברו הלוחות, ובטל
התמיד, והובקעה העיר, ושרף אפסטמוס את התורה,
והעמיד צלם בהיכל; בתשעה
באב נגזר על אבותינו שלא ייכנסו לארץ, וחרב הבית בראשונה,
ובשנייה, ונלכדה בית תור, ונחרשה העיר. משנכנס אב, ממעטין
בשמחה.

Cinq événements [tragiques] ont éprouvé nos ancêtres le 17 Tamouz, et cinq [autres] se sont produit le 9 Av. Le 17 Tamouz, les Tables de la loi furent brisées, le sacrifice quotidien cessa d’être offert, une brèche fut faite dans la muraille de la ville, Apostemos brûla la Torah et érigea une statue dans le Sanctuaire.
Le 9 Av, il fut décrété que nos ancêtres n’entreraient pas en Terre Promise, et le premier Temple fut détruit ainsi que le deuxième, la ville de Betar fut prise et la ville sainte labourée. Dès que commence le mois de Av, on réduit les réjouissances.

(l’orthographe est bel et bien BYT TWR)

Ou encore ici, dans ce qui semble s’appeler le sefer gadol, page 77, nous retrouvons l’expression « et Beit Tor a été capturée », ligne 36 :

 

Oignon
Je lance une piste de réflexion. Les révolutions colorées, dont le symbole commun récurrent est le poing levé, indiquant un paradigme commun, se sont servi des réseaux sociaux, et en particulier du réseau bleu dont l’essence est de Gog, mais aussi du réseau T.o.r. Comme The Onion Router: le routage en oignon. Encore un acronyme. L’oignon est une image récurrente dans la pensée rabbinique: cela décrit les couches d’impuretés de l’âme dont il faut se débarrasser. L’outil informatique est décrit comme une arme de lutte décentralisée pour tous ceux qui luttent contre le mal, soit une arme de guérilla. Le souci, c’est que le système d’origine de +132 était centralisé. Ce qui signifie en clair, que toutes les informations échangées sur le réseau sont centralisées pour abreuver une base de connaissance sur les activistes. Ainsi, il est donc possible aux créateurs, d’opérer un nettoyage  ou un contrôle de tous ceux dont les aspirations de lutte ne cadrent pas avec le cadre défini par un groupe restreint de tête pensante. Si les activistes utilisent un navigateur normal, leurs données seraient noyées dans la masse des utilisateurs normaux. Ici, ce n’est plus le cas. Voilà pourquoi la seule solution de lutte efficace est d’utiliser des médias de masse plutôt qu’alternatifs, et de jouer avec la censure en usant de périphrase, et d’analogies explicites pour ceux qui sont un minimum réveillés.