lundi 22 juillet 2024

Conte des deux frères

Modification le 4 mars 2024

Annexe

Cet article est une « annexe » de l’article « Faites entrer l’accusée ».
Comme nous l’avons vu précédemment, la contre-révélation appuie sa transmission dans le temps au travers des contes et légendes. Les initiés n’ont alors qu’à fournir la clef de lecture par cooptation. Je tiens à saluer au passage, un « confrère », Jean-Claude Lozac’hmeur, qui m’ a grandement inspiré sur le sujet. Son travail est tourné vers le mythe d’_sis et _orus. Les maçons sont nommés les fils de la veuve, c’est à dire _sis. Mais il parait difficile de connecter ce mythe avec des personnages historiques. Ce n’est pas le cas ici. Nous allons pouvoir en tirer des éléments supplémentaires.
Si mon attention s’est portée initialement sur ce conte, c’est pour deux raisons. L’une est qu’il est daté d’une période très particulière, c’est à dire le moment de la crise qui suit la disparition de l’armée égyptienne dans les eaux. L’autre est que ce conte a connu un nombre anormalement élevé de variantes au cours du temps et dans l’espace. Cette expansion trahit l’expansion spirituelle des initiés et l’importance qu’ils portent à ce récit qui, si l’on en croit l’interprétation classique ne semble concerner qu’une lutte de pouvoir à la couronne égyptienne. Nous allons tenter de comprendre le pourquoi de cette importance. La qualité de conservation au cours du temps du papyrus témoigne de l’intérêt porté à l’objet. Chacun pourra conclure sur sa présence dans un musée dont la géométrie de l’architecture rappelle furieusement une époque chère au coeur de certains  dans la ville phare de nos amis qui ont toujours tenu être aux avant-postes de l’anticonformisme. Mais, et je pense que vous commencez à me connaitre, je suis taquin.

Voici le lien vers le conte: https://fr.wikipedia.org/wiki/Conte_des_deux_fr%C3%A8res

Le récit tourne donc autour de deux frères. Nous allons utiliser les termes aîné et cadet. L’aîné est un noble oisif. Le cadet est travailleur et le sert. Il parle aux vaches. La femme de l’aîné le convoite. Le cadet refuse ses avances. Il est poursuivi par son frère. Le cadet finit par mourir mais il peut être ressuscité par son frère.

Nous reconnaissons ici l’histoire de Joseph, paix sur lui. L’aîné est l’homme chez qui il sert comme esclave. Les vaches font référence au rêve du roi. Joseph meurt et nous allons donc nous intéresser à sa descendance.

Le récit poursuit sur l’épouse donnée au cadet réincarné. Elle le trahit pour s’allier et se marier au Pharaon. Elle connait le secret du cadet et il meurt à nouveau.

Ce que j’émets comme hypothèse: la femme est ici la soeur de Moise, paix sur lui. Ce dernier serait une sorte de réincarnation de Joseph, paix sur lui. Le point crucial est ici l’héritage de l’autorité. Elle trahit son frère pour se marier avec le Pharaon. La mort du cadet symbolise la fuite de Moise d’Egypte: sa mort symbolique pour la couronne.

Le récit poursuit sur l’ensemencement de la femme. Elle donne naissance à une réincarnation du cadet. Enfin, les deux frères règnent ensemble sur le pays tout entier en prenant la succession du Pharaon.

L’article « Faites entrer » vient d’être modifié. J’y explique que le terme  Samiri est de l’égyptien. Sa est le préfixe égyptien qui signifie « fils ».  Miri signifie « bien-aimé ». Le Samiri est donc potentiellement un héritier de la couronne puisque sa mère était première épouse royale. A la mort du Pharaon, celui qui a régné une dizaine d’années, un de ses fils lui succède. Le Samiri, condamné à l’exil, accompagné de sa mère, nourrit une vengeance. Pour assouvir cette vengeance, il doit nécessairement, selon lui, conquérir le pouvoir du pays des deux-terres au détriment de l’héritier direct. Cette légende est alors construite autour du parallèle entre les héritiers directs de la couronne et ceux qui sont cachés parmi les hébreux. Au moment où elle est inventé, l’histoire de Joseph, paix sur lui, est une ancienne histoire que beaucoup peuvent considérer comme une légende. L’enjeu ici, est de prétendre que le prophète n’était pas un hébreu mais le frère de l’héritier de la couronne. Les hébreux auraient tout simplement revendiqué son appartenance à leur peuple par mensonge. Nous sommes dans l’inversion accusatoire. La trahison de la sœur serait en réalité un retour chez les siens d’une descendante du cadet ou bien l’introduction de l’idée que le prophète aurait trahi son sang pour prendre la tête d’un peuple d’esclave sur lequel il peut exercer son pouvoir à défaut d’être légitime pour la couronne. Du point de vue égyptien, seul un membre héritier du sang royal peut vivre des histoires fantastiques et s’incarner dans divers personnages du fait d’un statut quasi-divin.
Ce faisant, celui qui a été banni du peuple de l’Exode, le Samiri, cherche une légitimité auprès de la noblesse et des prêtres. Son plan va plus ou moins réussir puisque le pouvoir va se partager entre les deux hommes durant les quelques années suivantes. L’archéologie témoigne de sa présence au pouvoir. Son nom est d’ailleurs A__Mose, composé du nom de divinité contenu dans le nom de sa mère, auquel est accolé « Mose » qui fait clairement penser au nom du véritable prophète, paix sur lui.
Si ce conte a perduré, c’est parce qu’il sert l’Ordre qui est alors en crise profonde de légitimité. En effet, à la fin, il est bien question du règne de deux frères.

Ajout Mars 2024: J’apporte une correction à l’explication du conte. Influencé par l’explication « officielle » du conte, je déduisais que le règne des deux frères correspondait à la rivalité pour la couronne dans les années qui ont suivi l’Exode dont témoigne l’archéologie. Cela était quelque peu bancal. Il semblerait que ce soit d’avantage le territoire comprenant Egypte et Canaan qui soit à considérer. Ainsi, l’ancienne scission entre haute et basse Egypte se reporte sur une nouvelle scission de part et d’autre du golfe de Suez.

Ma première intuition est qu’il s’agit là d’un ordre transmis aux générations futures: à savoir qu’aux cotés de celui qui se présente comme l’héritier de la prophétie de la Révélation, se tient systématiquement un héritier de l’Ordre qui est légitimé par le premier, et qui est seul détenteur des véritables enseignements destinés aux partisans de l’Ordre. Ces enseignements incluent de la magie, comme nous l’avons vu dans le verset 2.102. (voir aussi plus bas) Ce principe nous rappelle clairement l’envoyé-Messie qui légitime le disciple bien-aimé dans son autorité sur les écritures johanniques. (voir bayt Tur)
Une conclusion intermédiaire s’impose: la résurrection est le point dogmatique central du conte des deux-frères, et celui-ci constitue le pilier central de la foi dualiste de rébellion au Créateur.
Toute ressemblance avec un culte existant à portée universelle n’est vraisemblablement que fortuit. Mais… enfin vous connaissez la chanson.

Dualisme

Nous l’avons vu, il y a toujours une étrange proximité entre la Révélation et son ennemie, ou plutôt ses ennemis puisque le mal est par essence divisé. En dernier ressort, quelque soit la voie de l’égarement empruntée, le fondement de la doctrine sera toujours le dualisme. Du coté du Coran, c’est l’idée que l’homme détient l’autorité sur toutes les autres créatures. Celui qui, parmi les humains,  se soumet d’une manière directe ou détournée, à une ou plusieurs créatures quitte le chemin droit. Dans la tradition biblique, le danger se présente sous la forme d’une rébellion face au Créateur, de l’homme. Comme nous le voyons, c’est toujours le diable qui entre dans l’équation. Se soumettre à son autorité ou l’écouter pour se libérer de l’autorité divine. La conceptualisation développée sur ce site, de l’opposition entre libre-arbitre absolu, Magog et prédestination absolue, Gog, a fini par rencontrer le texte de la Révélation: https://www.stephanpain.com/2020/02/02/du-nil-a-leuphrate/
Nous identifions la menace du zoroastrisme sur l’Islam par les flammes. Tandis que la menace sur le monde biblique est symbolisée par les oiseaux de proie.  Cette dernière entité, que je nomme généralement l’Ordre car c’est une entité qui conserve une certaine constance dans le temps, est composée d’individus friands de symbolisme. Ils ne peuvent donc résister à la tentation de marquer leur emprise sur le monde en adoptant l’oiseau de proie comme étendard. Reconnaissons que cela nous facilite la tâche grandement pour les identifier au cours de l’histoire.
Pour autant, les choses ne sont pas aussi simplistes. Sous peine de passer pour un complotiste tenant des propos à l’emporte-pièce, il convient de développer plus avant les mécanismes de la contre-révélation.
Si j’utilise le terme de contre-révélation, c’est parce qu’il existe une tradition transmise au cours des siècles qui exalte la rébellion. Cette transmission n’a pas forcément besoin d’être totalement occulte. Une simple clef de lecture d’un récit mythologique vient apporter une lumière aux initiés.
Très récemment, nous nous étions penché sur la période de confrontation entre Révélation et contre-révélation de l’Exode. Jusque là, l’ordre occulte, nourri de magie et de diverses pratiques interdites, avait prospéré sur le dos de la population. C’est donc sur le terrain de la magie que le Créateur a mis l’Ordre en échec, réduisant considérablement le nombre de ses adeptes.

Des indices majeurs de ce déclin nous sont fournis par l’archéologie.  Le Papyrus de la Grève décrit la  grève des ouvriers de Deir-el-Médineh, surnommé le premier conflit ouvrier de l’histoire. Situé environ 40 ans après la sortie d’Egypte, vers -1166, il semble correspondre à une perte d’autorité sur les ouvriers. Même si les moyens de communication ne sont pas les mêmes qu’à notre époque, il ne faudrait pas croire que les informations ne circulaient pas. Au contraire, l’autorité n’avait et n’aura jamais aucun contrôle sur les informations qui se transmettent à l’intérieur du peuple. La seule différence réside dans le fait qu’elles n’ont pas laissé de trace car uniquement orales. Voilà pourquoi il est illusoire de limiter sa compréhension de l’Histoire en se basant uniquement sur la vie des grands de ce monde et sur ce qu’ils ont écrit et qui a été conservé. Une poignée d’années après, nous est rapporté dans le papyrus judiciaire de Turin, le compte-rendu de la conspiration du harem. Les responsables ont été punis d’avoir conspiré contre le pharaon. Et bien que le papyrus affirme que le pharaon n’est pas décédé dans l’attentat afin de ne pas compromettre son statut, la momie, analysée avec des moyens modernes, révèle une mort par égorgement. Si le papyrus a tenté de sauver la face, il est clair que les langues devaient être déliées à ce moment là. La magie a été mis en échec par la prise de conscience à tous les niveaux de la société.

Le mythe du fléau de Yam ne peut satisfaire à l’explication de la continuité de la tradition de Magog. Selon moi, c’est un mythe annexe destiné  à alimenter l’imaginaire de l’élite égyptienne aux yeux de la population durant les siècles qui ont suivis. Une analyse rapide du millénaire, nous montre que 4 empires se sont succédé: l’empire babylonien, les Mèdes qui deviennent l’empire perse,  l’empire d’Alexandre, et enfin l’empire romain. Ce sont les 4  empires sur lesquels s’accordent les érudits pour la prophétie de Daniel, paix sur lui. Nous pouvons ajouter à cette liste l’Assyrie sargonide, brève introduction à un pouvoir renaissant. Comme nous pouvons le constater l’Ordre a connu une longue période de vaches maigres. A-t-il totalement disparu? S’est-il maintenu au travers de quelques individus au sein d’une communauté? Difficile de répondre en l’état. Aucune source publique ne peut exister par définition. La seule chose dont nous sommes sûrs, c’est qu’il réapparaît au grand jour comme nous l’avons vu, dans les chroniques du peuple élu peu de temps avant l’exil à Babylone.
Ce n’est donc certes pas avec le mythe de Yam que l’Ordre a pu se réinventer et se donner une nouvelle dynamique. Un narratif plus complexe devait être raconté aux adeptes. Parvenir à reconstruire ce narratif avec un écart temporel aussi important peut paraître impossible. Et pourtant.
Autant être honnête, je pense que je n’y serais jamais parvenu car il faut raisonner du point de vue opposé. Lorsque l’on est croyant, raisonner comme un mécréant est quasi impossible. Quelqu’un devait effectuer la tâche. Mais ce quelqu’un ne devait pas avoir d’attache avec l’Ordre, car si il en avait eu, il lui aurait dédié l’entièreté de son travail et il serait resté caché. C’est ainsi que tout membre de loge se doit de remettre un « travail de planche » à ses maîtres. Travail qui peut paraître anodin et inoffensif  à l’échelle individuelle, mais qui, une fois compilé avec l’ensemble et  synthétisé peut devenir une arme redoutable de connaissance face à la masse des croyants maintenus dans un cadre stricte monothéiste. Un individu solitaire a développé une théorie théologique alternative autour de la tradition biblique.
D’abord curieux, je fus rapidement agacé par les biais d’analyse des écritures. Nous avons tous des biais d’écritures. La neutralité n’existe pas. L’important est de ne pas prétendre orgueilleusement s’en affranchir. Mes articles révèlent mon parti pris affirmé de croyant musulman. Il ne s’agit pas de louvoyer afin d’adopter le parti pris et le langage de tel ou tel groupe avec pour objectif du « prosélytisme ». Le fameux « en même temps » des porteurs de la tromperie.   Selon mon analyse, même s’il n’appartient pas à une loge, son paradigme est similaire.
La base de son argumentation est le décalage de la période de l’Exode de plusieurs siècles en arrière. Le récit se situerait juste après la période intermédiaire égyptienne, dite période des Hyksos. Selon lui, les rédacteurs de la Bible aurait emprunté le narratif de ce peuple puisque celui-ci ne pouvait perdurer dans le temps. Un peuple peu évolué et violent, incapable de porter des textes sacrés. Les égyptiens ont donc le beau rôle. Tout est inversé. C’est le principe même du dualisme. Il démontre ainsi, toujours aidé de sources scientifiques, qu’ils n’ont jamais pratiqué l’esclavage, n’auraient jamais pu commettre des meurtres d’enfants de masse. Ce sont des gens raffinés, détenteurs de grands savoirs, rédacteurs d’une énorme tradition scripturaire, qui ont développé une liturgie élaborée sur une très longue période. Les Hyksos n’auraient été que des barbares venus troubler ce fantastique peuple. La seule trace archéologique d’un mouvement de population correspond au moment où ce peuple finit par être chassé d’Egypte. Il serait sorti vaincu.
Non content d’avoir déconstruit l’Exode, l’homme s’est employé à déconstruire le récit d’Adam et Ève, paix sur eux, ainsi que celui d’Abraham et Sarah, paix sur eux. Ceci afin d’étoffer son propos. Nous y apprenons que telle femme de prophète serait une prostituée sacrée. Tout ça pour introduire de tels concepts! Que telle autre serait telle autre divinité. Un prophète serait un roi sumérien. etc, etc… Alors bien évidemment, ce n’est pas la première fois que de telles théories sont exposées. Un grand nombre de gens se sont attelé à cette tâche depuis qu’internet a grandement facilité la publication de travaux personnels.
Toujours est-il que, hormis certains détails d’étymologie ou de raccourcis textuels, cette théorie est cohérente dans l’ensemble. On peut alors tout à fait imaginer qu’un groupe  d’intellectuels appartenant à l’élite babylonienne ait adopté une méthodologie semblable et soit parvenu aux mêmes conclusions lorsqu’ils ont découvert la tradition biblique par héritage ou initiation, et pour qui le récit de l’Exode est éloigné temporellement et géographiquement. Ce qui a motivé leur intérêt pour cette tradition en particulier, c’est certainement la cohérence et la force du propos global. Néanmoins, en dernier lieu, ils lui ont préféré la tradition égyptienne. Le Coran nous apporte une réponse:

«Et ils suivirent ce que les diables racontent contre le règne de Solayman. Alors que Solayman n’a jamais été mécréant mais bien les diables: ils enseignent aux gens la magie ainsi que ce qui est descendu aux deux Anges Harout et Marout, à Babylone; mais ceux-ci n’enseignaient rien à personne, qu’ils n’aient dit d’abord : « Nous ne sommes rien qu’une tentation: ne sois pas mécréant »; ils apprennent auprès d’eux ce qui sème la désunion entre l’homme et son épouse. Or ils ne sont capables de nuire à personne qu’avec la permission de Dieu. Et les gens apprennent ce qui leur nuit et ne leur est pas profitable. Et ils savent, très certainement, que celui qui acquiert [ce pouvoir] n’aura aucune part dans l’au-delà. Certes, quelle détestable marchandise pour laquelle ils ont vendu leurs âmes! Si seulement ils savaient!»

— Sourate Baqara (la vache) 2, verset 102

Il semblerait que les deux anges décrits par ce verset aient contribué au choix porté sur l’adhésion à la tradition polythéiste égyptienne plutôt que biblique. La Bible condamne la magie. Le groupe a préféré acquérir du pouvoir au détriment de l’humilité prônée par les écritures. (l’inversion de la pierre angulaire du psaume 118 comme vu précédemment) Ce pouvoir s’est renforcé tout au long de l’histoire des 4 empires.
La pierre angulaire du dualisme est l’élitisme. Voilà pourquoi nous arrivons immanquablement au symbole de la pyramide comme schéma de la société qui est construite sur le dualisme. L’ensemble des adeptes du culte est nécessairement scindé en deux. La première partie, qui constitue la majeure partie, sont les croyants de base. Ils adhèrent à des codes moraux positifs. Ils consentent à adopter des pratiques religieuses plus ou moins importantes. Dans le cas des loges, les membres sont tenus à des pratiques qui sont de l’ordre du symbolique bien souvent. La seconde partie, très réduite, n’est réservée qu’à des hauts-initiés. La première partie, même si elle se doute de l’existence de la seconde, n’en connait ni les membres, ni les pratiques, ni la doctrine. Voilà pourquoi, ces gens, de bonne foi, seront toujours des remparts pour l’Ordre dans son ensemble. C’est une amnésie traumatique appliquée à un groupe de gens unis autour d’une même doctrine. (cf Alexandre Lebreton) Ils ne comprennent donc  pas l’hostilité des croyants à leur égard. Il faut reconnaître que c’est un peu aussi la faute des enseignants religieux, qui, par souci de vulgarisation, commettent un amalgame préjudiciable en n’expliquant pas le principe de dissociation des ordres hermétiques. En réalité, si ils ne le comprennent pas, c’est parce que eux-mêmes sont les idiots utiles de leurs propres confréries. Les Ordres ont vampirisé toutes les confessions.
Quand j’emploie le terme Ordre, je fais généralement référence, à l’Ordre des oiseaux de proie. On peut également désigner les adeptes du feu comme membres de l’Ordre du feu. Ce sont eux qui étaient le cœur de l’empire Abbasside.
Comme nous l’avons vu précédemment, Muhammad, paix sur lui, n’était en contact frontal direct ni avec l’un ni avec l’autre ordre car la Mecque ne constituait pas un enjeu politique géostratégique d’empire à l’époque du fait de son isolement et de son climat. Il a fallu attendre quelques décennies avant que le mécanisme de vampirisation se mette en place. A ce moment là, la bataille pour établir le centre névralgique de la Ummah se déroulait entre Damas et Bagdad, donc déjà bien loin de la Mecque.

A suivre.